Da Jia Hao ! 大家好!

Bienvenue sur ce blog !

Je m'appelle Maxime, et j'ai travaillé en tant que V.I.E. dans la ville de Shenyang entre le mois de Novembre 2009 et le mois d'Août 2011.

Me voici donc rentré en France, mais pour autant j'essaierai de continuer à faire vivre ce blog, car il me reste encore quelques histoires à vous raconter. Et pourquoi pas le prolonger plus tard ?

Ce blog est fait pour vous, mais merci de LAISSER UN COMMENTAIRE, car un post non commenté, c'est comme s'il n'était pas lu... Pour lire dans l'ordre chronologique, il faut commencer par la fin et lire de bas en haut. enJoy !

Voici l'heure qu'il est du côté de l'Empire du Milieu : horloge parlante
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mercredi 20 juillet 2011

Nouvel An Chinois

Encore un article un peu en retard sur l’actualité, mais puisque qu’en 2 ans de vie chinoise, je n’ai jamais vraiment assisté en personne au Nouvel An Chinois, j’estime qu’il n’y avait pas besoin d’écrire l’article en temps et en heure.
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Par où commencer ? Le nouvel an chinois est calculé sur le calendrier lunaire. Chaque année civile, ou plutôt dans le calendrier grégorien, il ne tombe donc pas toujours à la même date. En général, c’est tout de même relativement proche de notre nouvel an occidental, puisque la plage possible s’étale toujours entre le 21 janvier et le 20 février. C’est le premier jour du calendrier chinois, qui marque le début de la fête du printemps (春节, Chūn Jié), qui se déroule sur quinze jours et s’achève avec la fête des lanternes (元宵节, Yuán xiāo Jié). Comme par chez nous, c’est bien évidemment un moment de retrouvailles pour les familles chinoises. Mais ces retrouvailles ne sont pas faites au hasard, puisqu’elles obéissent à des règles assez précises. Je vais résumer brièvement, pour éviter de faire un plagiat de Wikipédia (mais je vous encourage à aller jeter un coup d’œil, c’est plutôt intéressant) : en guise de préparation, un “petit nouvel-an” est organisé dans les familles. Ensuite vient le véritable réveillon, généralement au sein de la famille paternelle. Une chaîne de pétards doit être allumée dès onze heures du soir ou minuit (voir plus bas…), par tradition visant à chasser les esprits maléfiques. Le jour du premier de l’An est généralement réservé aux visites. Les gens portent des vêtements neufs, et il faut porter au moins un élément rouge. C’est en général les sous-vêtements, au moins pour les femmes, et il est assez marrant de voir que les magasins de lingerie se font dévaliser à l’approche du Nouvel An, et qu’il n’est plus possible de trouver le moindre sous-vêtement rouge à cette époque de l’année. Le deuxième jour est traditionnellement celui où les femmes mariées rendent visite à leur famille avec enfants et mari. Le cinquième jour est en général celui où les commerces rouvrent. Le huitième ou neuvième jour — selon les régions — est l’anniversaire du dieu du Ciel (天公, Tiān gōng). Une cérémonie se déroule chez soi ou au temple tard le soir, au début de la nouvelle journée. Le quinze du premier mois est la dernière journée de la fête du printemps, marquée par la fête des lanternes.
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Vous imaginez donc bien que pour respecter ces règles, surtout si les familles des époux et femmes ne vivent pas à côté (et “pas à côté”, en Chine, ça peut faire assez vite “franchement super loin”), ça fait assez vite beaucoup, beaucoup, BEAUCOUP de monde dans les transports en Chine. On évalue à 200 millions de personnes en déplacement pendant la semaine du Nouvel An Chinois chaque année. Déjà qu’en période “normale”, c’est pas toujours marrant de voyager en Chine (il me semble que je vous en ai déjà parle, non ?), vous comprenez maintenant pourquoi, outre le fait qu’il fait environ -10 à -15°C à cette époque à Shenyang, j’ai toujours fait en sorte de me trouver au soleil et pas en Chine à cette période de l’année.
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Autre aspect qui peut amener le laowai moyen à quitter le pays : le bruit. Chaque année, par tradition visant à chasser les esprits maléfiques, les autorités chinoises autorisent les tirs de feux d’artifice pendant une certaine période (en gros, 1 semaine avant le Nouvel An jusqu’à 1 semaines après, soit presque un mois complet), et cette autorisation est valable pour n’importe qui : en gros, n’importe quel quidam peut s’acheter de quoi faire sauter une banque et décider d’allumer le machin à peu près n’importe où. Je vous laisse essayer d’imaginer le bazar. Et c’est du non-stop toute la journée et toute la nuit. Eh oui, ils sont plus d’un milliard les chinois, rappelez-vous, donc y’en a toujours un disponible pour allumer une chaine de pétards (voire un carton de Bison IV…). Donc les premiers jours, on trouve ça marrant. Il y a de l’animation, on trouve des montagnes de restes de papiers rouges de pétards sur les trottoirs, ça sent le soufre, c’est bon enfant. Mais quand ça dure toute la journée et toute la nuit, on finit par en avoir ras le bol !
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Cette année, un hôtel de luxe à Shenyang a même été détruit par un très sérieux incendie suite à des explosions de feux d’artifice depuis un balcon de l’hôtel. Les étincelles auraient mis le feu à une pelouse en plastique, et les flammes se sont propagées à tout l’immeuble. Les pompiers n'ont pu l'éteindre car leur lance d'eau n'allait pas plus haut que 50 mètres alors que l'immeuble faisait 219 mètres de hauteur. Ce genre d’incident n’est pas inédit, et même dans les grandes villes comme Shanghai ou Beijing, des immeubles avait déjà été incendies. Cette année à Beijing, des incidents ont également eu lieu suite à des explosions de feux d’artifice de mauvaise qualité. Ces incidents conduisent les autorités à limiter l’usage de ces explosifs dans les centres-villes ou au moins à proximité des bâtiments, mais malheureusement il semble que ça ne soit pas toujours bien respecté partout !
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Pour finir sur une note positive quand même, le Nouvel An chinois rime aussi avec des décorations très sympathiques. Les portes de maisons notamment sont par tradition parées de décorations rouges qui forment une porte rouge au milieu de laquelle est placée un caractère 福 (fú, synonyme de bonne fortune, de bonheur), souvent dans un losange. Et partout dans la rue, dans les magasins, c’est bien entendu la couleur rouge, elle aussi synonyme de chance et de bon augure, qui domine. Bref, ça ne vaut peut-être pas le coup de rester toute la période du Nouvel An, mais si vous passez en Chine à ce moment, c’est quelque chose qui est intéressant à observer.

dimanche 26 juin 2011

Match de foot à Shenyang

Un dimanche de mai, nous sommes allés assister à un match de football dans l’un des deux grands stades de Shenyang. Pour rappel, ces stades ont accueilli les matchs des épreuves olympiques en 2008, donc ils sont assez balèzes (au moins 50 000 places je dirais). Le match du jour opposait une équipe de notre province, le Liaoning (辽宁宏运, Liáoníng Hóngyùn) à une équipe de Beijing (北京国安, Běijīng Guóān).
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Grosse ambiance, beaucoup de monde aux abords du stade, avec les parures habituelles pour ce genre d’événements. Les supporters de Shenyang sont tous en rouge et noir, ce qui n’est pas fait pour me déplaire, les fanfares sont là, bref, je retrouve une atmosphère familière et ça ne fait pas de mal ! Malheureusement, la comparaison s’arrête là. Ou presque. Car si l’ambiance paraissait bon enfant à l’entrée du stade, elle est tout autre à l’intérieur. Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas exactement un grand fan de football, et que je ne fréquente pas très souvent les stades, mais l’impression que j’en ai, c’est que les supporters (en excluant les hooligans et autres casseurs) viennent avant tout pour encourager leurs équipes, et non pour pourrir les adversaires. Ici, c’était tout le contraire. La tribune dans laquelle nous nous trouvions devait être celle des “ultras”, donc nous étions en plein milieu d’une foule rouge et noire, équipée de drapeaux, d’écharpes et de mégaphones, et visiblement aguerrie aux rites locaux, qu’ils soient chants ou danses. La plupart de ces chants, que dis-je, l’immense majorité d’entre eux, consistaient à insulter profondément l’adversaire (avec un focus tout particulier sur les mamans des joueurs…), à huer les joueurs entrants comme sortants, à siffler toutes les fautes, et bien sûr à ne pas respecter le silence avant les coups francs. Bref, un modèle exemplaire du fair-play chinois.
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Mais bon, vu le niveau général sur le terrain (à peine niveau nationale 2, voire CFA je dirais…), c’était assez risible de voir tous les beaufs chinois s’agiter tous en cœur dans les tribunes. Et puis comme le soleil était au rendez-vous, l’après-midi était belle, et le prix de la place était relativement dérisoire (30 yuans, soit un peu plus de 3 euros…), bref, c’était quand même une expérience qui valait le coup.

mardi 14 juin 2011

Wu'Ai market

Comme promis, voici enfin l’article sur Wǔ’ài market, dont je vous avais déjà parlé auparavant.
Les différents bâtiments communiquent entre eux via des passerelles, mais ça ne rend pas forcément la circulation beaucoup plus facile !
Comme toute bonne ville chinoise qui se respecte, Shenyang possède un grand marché où l’on peut trouver à peu près tout, et surtout n’importe quoi. Ce marché s’appelle Wǔ’ài Shìchǎng (五爱市场), et c’est toujours une expérience toute particulière de s’y rendre. C’est le marché chinois par excellence : un dédale d’allées remplies de toutes petites échoppes, avec un semblant d’organisation mais pas trop quand même, et surtout, surtout, en permanence bondé, bruyant, avec des vendeurs qui hurlent pour vous faire rentrer dans leurs magasins, des négociations féroces sur les prix, et bien sûr des lǎowài qui viennent se faire plumer !
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Il y a en fait plusieurs bâtiments, plus ou moins dédiés (chaussures, fringues, sous-vêtements et le “nouveau”, où l’on trouve tout le reste). Petit détail, dans chacun de ces bâtiments, les escalators ne font que monter : impossible d’en trouver un pour descendre ! Et il est également pas évident de trouver les escaliers de service, planqués à chaque fois à l’un des coins du bâtiment. Malins ces chinois !
Comme dans tout endroit chinois qui se respecte, on trouve bien évidemment des gens qui mangent... .
... et des gens qui dorment ! .
Malgré cela, c’est devenu notre repaire pour nous approvisionner en déguisements, en souvenirs, et surtout en chinoiseries bien moches et bien kitsch pour faire des cadeaux stupides. Martin et Damien en ont fait la douloureuse expérience quand ils sont venus, puisqu’ils sont repartis respectivement avec un chat en or avec un bras articulé et une tirelire cochon recouverte de paillettes dorées. Lorsque Alain a décidé d’organiser une soirée de Noël avec pour consigne d’acheter un “cadeau chinois”, c’est naturellement vers Wǔ’ài que presque tout le monde s’est rué.
Les cadeaux respectifs de Martin et Damien. Ah, ils étaient bien contents ! .
Bilan des courses : des ânes aux gros yeux qui dansent, une lampe en forme de bonhomme avec un interrupteur fort bien placé, une splendide grenouille surmontée d’un chou chinois en jade (les deux sont symboles de richesse en Chine, alors les deux en même temps, je vous laisse imaginer le truc…), une tirelire Pingouin QQ, bref, que du très très bon ! En image, un petit aperçu du “musée du kitsch”:
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La grenouille sur le chou... si avec ça vous faites pas fortune, je ne comprends pas... .
Cela dit on peut quand même trouver pas mal de choses sympas : par exemple, une boutique vend des “vrais” foulards Hermès avec la “vraie” facture de Hong Kong. On peut aussi trouver pas mal de belles montres, ou faire copier des lunettes de vues, le tout pour un prix vraiment dérisoire.

mardi 17 mai 2011

Séoul, Corée du Sud

Beaucoup de retard qui s’accumoncelle sur ce blog, dites donc… Il est plus que temps pour moi de vous faire le récit des 6 jours que nous avons passés du côté de Séoul, en Corée du Sud, avec le compère Mathieu. Profitant d’un jour férié début avril pour la “Toussaint” chinoise, nous avons posé quelques jours pour faire un week-end rallongé. Mathieu au départ de Shanghai, moi au départ de Shenyang, pour une distance à peu près identique, direction Séoul, nouvelle capitale de la mode asiatique, cœur de la Corée du Sud, le “nouveau Japon” qui inspire désormais l’Asie jusqu’en Thaïlande et en Malaisie.
Retrouvailles toujours aussi plaisantes
Retrouvailles à l’aéroport. Ça fait toujours autant plaisir de revoir cette crapule de Mathieu ! Direction le centre ville, pour y retrouver Henry, un américano-cubain qui a offert de nous héberger, au moins pour les premiers jours. En effet, nous avons choisi d’y aller “en freestyle”, et de recourir au site CouchSurfing pour trouver un hébergement. Le principe est simple et efficace : on fait une demande et des gens qui proposent de partager leur logement répondent. En l’occurrence, on est super bien tombés, Henry est un mec génial, super ouvert et qui connaît un paquet de monde à Séoul.
"Ça c'est du pneu, c'est moi qui vous l'dit !"
Avant de retrouver Henry, nous faisons un petit détour par le musée memorial de la guerre de Corée. Nous n’aurons le temps de faire que l’extérieur, mais c’est plus que suffisant pour Mathieu, qui s’extasie tour à tour sur pratiquement tous les avions de guerre exposés. Nous faisons quelques photos bien marrantes, Mathieu est décidément quelqu’un de bien délirant, et puis nous sommes déjà en retard pour le rendez-vous.
Dans les jours suivants, Henry travaillant la journée, et Mathieu souffrant toujours d’une entorse à la cheville, nous resterons dans Séoul même à visiter la ville et à se demander comment une distance kilométrique aussi faible (enfin, relativement faible) peut se traduire en une différence culturelle aussi profonde. La Corée et la Chine, c’est le jour et la nuit. Du moins à Séoul (c’est peut-être un peu prématuré d’affirmer cela sans avoir vu le reste de la Corée, certes…). Le niveau global d’éducation est nettement supérieur, les gens sont bien plus polis, plus rangés, plus civilisés, en somme. Rien qu’au niveau de l’habillement et de l’apparence en général, c’est frappant : tout le monde est propre sur soi, les goûts vestimentaires sont bien plus en phase avec l’occident, et globalement, les gens sont bien habillés et l’on voit qu’ils prennent soin de leur image. Les coréennes sont splendides, elles aussi très soignées (presque trop, j’ose pas imaginer le temps qu’elles doivent passer dans leurs salles de bains !), maquillées, et franchement très très bien sapées. Avec Mathieu on tombe amoureux toutes les 5 minutes, c’en est presque énervant !
Cette rivière souterraine a été déterrée et les quais ont été aménagés pour faire un espace de promenade en plein cœur de Séoul
Séoul est une ville très moderne, et même si environ tous les coréens dans le métro sont en train de regarder la télévision sur leurs iPhones, la ville conserve un certain patrimoine culturel, avec notamment le palais impérial en plein centre : Gyeongbokgung. La visite est très sympa. L’influence chinoise est assez marquée, l’architecture est assez proche, mais les couleurs changent. Nous visitons aussi le musée à l’intérieur du parc, qui décrit la vie en Corée durant les siècles passés.
J’allais oublier la bouffe ! Là aussi, c’est que du bonheur, même si pour le coup, c’est un peu moins nouveau pour moi, car il y a pas mal de restaurants coréens à Shenyang, notamment dans un quartier pas très loin de chez moi. Mais bon, c’est encore plus authentique avec une carte sur laquelle on ne comprend rien, voire même dans un tout petit boui-boui sans menu, sans images sur les murs, si ce n’est sur la porte d’entrée. Heureusement d’ailleurs, sinon on n’aurait pas pu commander ! Dans ce boui-boui, la table est très basse et l’on mange assis en tailleur : l’horreur pour mes pauvres genoux ! Mais la qualité du service et surtout de la nourriture (ça faisait un bail que l’on n’avait pas dégusté de la viande aussi bonne) font vite oublier. Slurp !
Menu coréen typique : bols coréens (mélange épicé de riz et de légumes dans des bols en fonte) et viande à barbecue.
Restaurant coréen typique : table basse, "aspirateurs" au-dessus des barbecues, baguette en aluminium et... bols coréens !
Le dernier jour, nous partons pour la DMZ, la zone “démilitarisée”, frontière avec la Corée du Nord. Bien entendu, il faut prendre un tour pour les touristes, mais puisqu’on n’a pas le choix, c’est parti. La visite se fait en plusieurs étapes : d’abord une zone un peu reculée pour fixer le décor, où l’on est encore assez loin de la vraie frontière. Ensuite on va dans la “Joint Security Area”, la zone où se trouve l’unique point de transfert entre les deux pays. On rentre par le Camp Bonifas (du nom d’un officier américain sauvagement tué par des soldats coréens du Nord en 1976) où l’on reçoit un briefing sur le comportement à adopter dans la JSA. Ensuite on monte dans un bus pour se rendre au cœur de la DMZ. Arrivés sur place on traverse un grand bâtiment qui avait été bâti en 1988 pour les Jeux Olympiques et qui devaient servir de lieu de réconciliation entre les deux frères ennemis. Malheureusement ce bâtiment n’a encore jamais accueilli de coréens du Nord. On arrive sur une sorte de terrasse qui surplombe la zone où réellement les militaires du Nord et du Sud se font face, à une vingtaine de mètres les uns de autres à peine. La tension est vraiment palpable, c’est assez saisissant. On ne nous autorise à prendre des photos qu’un très très court instant, suffisamment pour essayer de capturer un peu de l’atmosphère électrique de l’endroit. Puis on remonte dans le bus. Tout va très vite.
La JSA ("Joint Security Area"), là où la tension est la plus palpable.
L’après-midi, nous re-rentrons dans la DMZ pour aller visiter la gare de Dora, la toute dernière du côté sud, sur la voie de chemin de fer qui relie les deux Corées. Cette gare a été inaugurée en 2004, après que les 2 camps ont accepté de finaliser les travaux de cette voie ferrée. Malheureusement, malgré le panneau qui indique sur quel quai se rendre pour aller à Pyongyang, aucun train ne circule encore sur ces voies toutes neuves… Ensuite nous allons voir le “troisième tunnel”, l’un des 4 ou 5 tunnels commencés par les coréens du Nord et découvert par les coréens du Sud sous la DMZ au fil des années. Même si les coréens du Nord n’ont toujours pas admis avoir commencé ces tunnels, il semble bien que ce ne soit pas une invention que leurs homologues du Sud. Dans tous les cas, c’est assez impressionnant, et ça prouve encore une fois toute la détermination du camp du Nord à vouloir lancer des attaques sur le camp adverse. On termine par l’observatoire de Dora, avec une vue elle aussi saisissante des 2 villages de propagande qui se font face tout à fait à la frontière, avec chacun leur tour qui arbore fièrement le drapeau national. Pour la petite histoire la tour sud-coréenne était la première, et ensuite les nord-coréens en ont construite une 2 fois plus grande juste en face, avec un drapeau énorme…
Vue de la frontière depuis l'observatoire de Dora : on aperçoit les deux villages qui se font face avec les grandes tour qui arborent fièrement leurs drapeaux respectifs.
Dans le "troisième tunnel"...
Après 6 jours à Séoul, Mathieu et moi étions d’accord sur certains points:
  1. nous n’aurions AUCUN mal à vivre dans une ville comme celle-ci.
  2. les coréennes sont vraiment très jolies (attention ce n’est pas l’unique explication du point n°1, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit !)
  3. les retrouvailles aux quatres coins de l’Asie sont toujours aussi fun.
Bref, vivement la prochaine !

dimanche 7 novembre 2010

Max en mode Lonely Planet

Voici un article pour ceux qui voudront un jour se balader en Chine, éventuellement dans mes traces… J’ai répertorié et commenté les différentes auberges de jeunesse dans lesquelles je me suis arrêté pendant mes vacances chinoises.
1. Beijing
- Qianmen Hostel, #33 Meishijie, Xuanwu District, Beijing.
Website : http://www.qianmenhostel.com
Contact : +86 106 313 2370 - qianmenhostel@gmail.com
Petite auberge très sympa, à deux pas (300m) au sud de Qianmen, la porte sud de la fameuse place Tian’anmén. Location excellente puisqu’ à deux pas de la Cité Interdite, donc, mais aussi du métro (station Qianmen) et de rues commerçantes plutôt animées et riches en boutiques sympas. Le staff de l’auberge est serviable et parle relativement bien anglais, il y a une petite cuisine et un coin bar au rez-de-chaussée. Les douches sont correctes, et on peut y faire des lessives. L’auberge propose des excursions a la Grande Muraille et des sorties dans de spectacles chinois (kung-fu, acrobaties chinoises, …).
Ce que j’ai payé : 45 yuan la nuit en dortoir à 6, Janvier 2010.
- 365 Inn (安怡之家宾馆 (前门店)), #55 Da Zha Lan West Street, Xuan Wu District, Beijing.
Contact : +86 106 302 8699 or 308 5956 - china365inn@aol.com
A 100m de Qianmen Hostel, une auberge encore mieux, avec cette fois un grand bar-restaurant inclus dans l’auberge. Staff super cool, bonne bouffe, encore une fois des excursions et spectacle sont proposés (tarifs équivalents voire meilleurs ici). Les chambres sont plus spacieuses et plus propres, et les douches sont aussi un cran au-dessus. On peut aussi y faire des lessives.
Ce que j’ai payé : 50 yuan la nuit en dortoir à 4, Septembre 2010.
2. Xi’an
- Bell Tour Youth Hostel (钟楼国际青年旅舍), #1 Bei Da Jie, Xi’an.
Contact : + 86 298 723 3005
Auberge assez difficile à trouver, puisque située dans un recoin de la grande place de la Tour de la Cloche, à côté de la China Post. Cherchez un petit couloir avec le signe classique des auberges de jeunesse. C’est au premier étage. Il y a un immense bar assez animé, avec billard, et aussi un restaurant au fond (pas testé). Les chambres sont assez spacieuses et les douches correctes. Le staff est sympa mais sans plus.
Ce que j’ai payé : 40 yuan la nuit en dortoir à 6, Avril 2010.
3. Qingdao
- Old Church Youth Hostel (凯越青年旅舍), #31 Jining Lu, Qingdao.
Contact : +86 400 810 6868
Auberge plutôt classe avec la façade d’une vieille église. Les taxis ont l’air de bien connaître. C’est grand, il y a un grand restaurant bar au rez-de-chaussée, avec billard, et des petits espaces un peu « lounge ». Les chambres sont pas mal, les douches OK. Staff plutôt sympa. La location n’est pas trop mal, pas loin de la cathédrale et de Zhongshan Lu. Pour aller du côté du port, et pour le festival de la bière, il vaut quand même mieux prendre un taxi.
Ce que j’ai payé : 30 yuan la nuit en dortoir à 8, Août 2010.
4. Kunming
- Cloudland (大脚氏国际青年旅舍), #23 Zhuan Tang Lu, Kunming.
Contact : +86 871 410 3777
Auberge gigantesque, bien située, à deux pas de LA rue des bars de Kunming, avec grand confort : restaurant confortable avec très très bonne cuisine, 4 ou 5 ordinateurs à disposition, lecteur DVD, grandes chambres et douches récentes et propres. Possibilité de faire des lessives. Staff sympa, qui offre de réserver des billets de bus/train/avion. Grande cour au milieu avec billard et table de ping-pong.
Ce que j’ai payé : 20 yuan la nuit en dortoir à 6, Août 2010.
5. Dali
- The Lili Pad (大理百合国际旅舍), west gate village, Dali Old Town.
Website : http://thelilypadinn.com
Contact : +86 139 8856 9807 - thelilypadinn@gmail.com
Si vous passez à Dali, il ne faut même pas hésiter une seconde : ruez vous sur cette auberge tenue par Ben, un français, ancien du Club Med’, qui se fera un plaisir de vous concocter des bons petits plats et de vous servir du bon vin et du fromage, en vous racontant ses premières aventures dans la Chine de la fin des années 1970, à peine ouverte aux étrangers. Le service est excellent, le staff parle un anglais remarquable, les chambres sont parfaites et l’on peut faire des lessives pour une bouchée de pain. A ne pas manquer !
Ce que j’ai payé : 40 yuan la nuit en dortoir à 4, Août 2010.
6. Lijiang
- Garden Inn (紫藤花园客栈), #7 Yishang Wenming Juan, Wuyi Jie, Lijiang Old Town.
Contact : +86 151 0887 3494 – mayhostel@gmail.com
Petite auberge pas facile à trouver, perdue dans les petites ruelles du vieux Lijiang. Staff très sympa, surtout la patronne, qui parle bien anglais. Nous n’avons pas pris de repas dans cette auberge, donc je ne sais pas trop ce qu’il y a, mais il y a un petit coin restaurant et ils doivent servir des petit-déjs. Pour les repas, le mieux c’est d’aller se régaler dans un des restos de la vieille ville. La cuisine du Yunnan est extraordinaire. L’auberge nous a réservé des trajets en bus, ainsi que des billets pour un spectacle de musique Naxi traditionnelle. Attention (et ceci est vrai partout a Lijiang), parfois il y a des restrictions d’eau pour les douches.
Ce que j’ai payé : 40 yuan la nuit en dortoir à 4, Août 2010.
7. Gorges du Saut du Tigre
- Qiaotou : Jane’s Guesthouse.
Contact : +86 888 880 6570 – janetibetgh@hotmail.com
C’est quasiment la seule auberge disponible à l’entrée des gorges, donc vous ne pouvez pas la louper. Staff convenable, chambres moyennes, mais bonne ambiance et surtout bonne bouffe. Les petits déjeuners sont réputés pour vous donner de quoi tenir pour la longue ascension vers le sommet des gorges. Seule la douche et les WC laissent un peu à désirer. Mais bon si vous décidez de passer la nuit à Qiaotou pour attaquer les gorges tôt le matin, vous n’avez pas tellement le choix de toute façon !
Ce que j’ai payé : 20 yuan la nuit en dortoir à 6, Août 2010.
- Half Way Guesthouse (虎跳峡中途客栈), Bendi Wan, Yongsheng.
Contact : +86 139 8870 0522
La bien nommée Half Way Guesthouse se trouve à la moitié du sentier entre Qiaotou et le fond des gorges. Elle offre sans aucun doute la plus spectaculaire des vues sur les gorges, depuis la grande terrasse qui surplombe les eaux torrentielles. Le staff est sympa, même s’il vaut mieux parler un minimum chinois, et les installations sont correctes. Il y a du monde, donc il faut vous attendre à passer la nuit dans des grands dortoirs. La cuisine et les petit-déjs sont très bons.
Ce que j’ai payé : 30 yuan la nuit en dortoir à 10, Août 2010.
8. Guilin
- Riverside Inn (九龙别墅酒店), #5 Zhu Mu Xiang, Nan Men Qiao, Guilin.
Website : http://www.guilin-hostel.com
Contact : +86 773 258 0215 - chen573@msn.com
Probablement une des meilleures auberges dans laquelle j’ai été. Chambres dignes d’un hôtel, service impeccable, situation très pratique, en plein centre, mais dans une petite ruelle très tranquille qui longe un affluent du fleuve, petits déjeuners excellents. L’auberge comporte deux édifices : demandez à être dans le nouveau.
Ce que j’ai payé : 60 yuan la nuit en chambre à 3, Septembre 2010.
9. Yangshuo
- Morning Breeze Inn (晨风客栈), #30 Fu Rong Lu, Yangshuo.
Website : http://www.breezeinn.cn
Contact : +86 188 7733 1188 - breezeinn@hotmail.com
Une auberge un peu à l’écart de Xi Da Jie (西大街), la grande rue piétonne de Yangshuo, pour pouvoir être un peu au calme et ne pas donner directement au dessus des boîtes de nuits. Le staff ne parle pas un anglais excellent, donc il vaut mieux savoir parler un peu chinois. Les petits déjeuners ne sont pas servis, mais il y a un hôtel juste en contrebas qui en propose. Lessives gratuites.
Ce que j’ai payé : 40 yuan la nuit en chambre à 3, Septembre 2010.
10. Longji (Ping’an)
- Countryside Inn & Café, Ping’an village.
Contact : +86 773 758 3020 ou +86 773 758 3596
Perchée au dessus de l’école dans le village de Ping’an, au beau milieu des rizières en terrasse de Longji, cette auberge est également vraiment sympa. Le staff ne parle en revanche qu’un anglais très modeste, mais est très généreux. La cuisine servie est excellente (chinoise comme occidentale), et l’ambiance « chalet de montagne » est agréable. Je recommande la casserole d’aubergines !
Ce que j’ai payé : 65 yuan la nuit en chambre à 3, Septembre 2010.
J’espère que cet article pourra servir a certains pour préparer leur voyage. Sachez néanmoins que le niveau des auberges/hôtels chinois est très souvent agréablement surprenant. Le souci de bien accueillir son (ses) hôte(s) fait partie intégrante de la culture chinoise. C’est ainsi que si une famille chinoise vous invite à dîner, vous pouvez être sûrs qu’il y aura trois fois trop de bouffe sur la table. Mais même si cela leur coute probablement très cher, c’est toujours mieux que d’avoir à perdre la face devant un invité qui ne serait pas rassasié. Et autre caractéristique que j’ai beaucoup retrouvée, et qui est peut-être également liée au même aspect de la culture chinoise : le service est très souvent excellent dans les établissements hôteliers, soit par la gentillesse des gens, soit par le nombre exorbitant d’employés de service. En un mot, si vous partez voyager en Chine, ce n’est pas le problème de l’hôtel qui devrait vous préoccuper le plus !

lundi 7 juin 2010

La folie des malls

Au menu de ce deuxième volet sur la consommation : les centres commerciaux, ou gòu wù zhōng xīn (购物中心).
Rien qu’à Shenyang, je ne saurais dire combien il y en a. Historiquement, Shenyang comportait déjà il y a un siècle 2 rues commerçantes principales : Zhōng Jiē (中街, rue du centre), et Tài Yuán Jiē (太原街, rue de Taiyuan), dont je vous ai déjà montré quelques photos. Autour de ces rues, on pouvait donc raisonnablement s’attendre à une concentration de commerces un peu importante. Mais pour des raisons qui m’échappent encore, il semble que les chinois ne peuvent pas se contenter d’un ou deux centres commerciaux autour d’une grande rue. Rien qu’autour de Tài Yuán Jiē, il n’y en a pas moins de 10 (et encore, j’en manque peut-être), la plupart possédant au minimum 4 ou 5 étages. Il y a aussi un souterrain sur 2 niveaux, appelé « Fashion Street ». Généralement, ces centres commerciaux sont assez bien organisés et propres, façon Galeries Lafayette, et vendent des articles très très chers : on trouve ainsi très souvent un premier niveau avec des stands de produits de beauté, puis des magasins de montres et de bijoux, ensuite il y a généralement un étage pour les hommes, un autre pour les femmes, et un dernier pour les enfants. Dans chacun d’eux, on trouve bien entendu la plupart des grandes marques mondiales pour tous les types de produits. Certains centres ont des étages dédiés au sport, à la porcelaine, aux services à thé, etc. ; certains sont même dédiés entièrement au sport, à la porcelaine, aux services à thé. Bref, je pense que l’on peut aisément trouver tout ce que l’on cherche dans ces centres commerciaux. Le problème, c’est qu’ils sont tellement grands et tellement nombreux que l’on ne sait pas vraiment par quel bout commencer, et donc on perd un temps fou. L’autre jour, par exemple, il m’a fallu faire 3 ou 4 centres pour trouver un pantalon blanc pour une soirée « Sud-Ouest ». Mais j’imagine que cela fait partie du plan, un peu comme les organisations dans les supermarchés : plus le client doit passer de temps dans les magasins, plus il a de chances de succomber à la tentation et d’acheter des choses qu’a priori il n’avait pas l’intention ou le besoin d’acheter en entrant. Autre aspect assez surprenant et déjà évoqué dans mon post précédent, le nombre de vendeurs dans ces magasins : dans une superficie de 50m², il n’est pas impossible de trouver jusqu'à 10 ou 12 vendeurs !
Bien que Shenyang soit une ville moderne et tout et tout, il n’en reste pas moins que la pauvreté y existe encore. Le contraste est même saisissant, puisqu’à quelques blocs à peine de ces flamboyants centres commerciaux, on trouve encore des petites rues poussiéreuses encombrées de gens jouant aux cartes ou au mah-jong sur les trottoirs, de vélos et de tricycles surchargés de marchandises diverses, et qui abritent encore plein de petites échoppes sombres, qui elles aussi vendent de tout. Parfois j’ai même l’impression de changer d’univers en parcourant à peine 500 mètres, et je vois presque le même décalage qu’entre Bluefields et New York ! D’où la question (légitime ?) que l’on peut (doit ?) se poser : qui sont les gens qui vont dans ces gigantesques super-centres, et qui sont ceux qui continuent de consommer dans ces échoppes plus traditionnelles ? D’où vient ce décalage si immense entre les gens qui ont gardé sensiblement le même mode de vie qu’il y a trois décennies, et ceux qui achètent des Rolex et roulent dans des grosses berlines toujours impeccablement lustrées ? Jamais cette différence ne m’avait sauté aux yeux de manière si frappante. Qui plus est, il semble que la société toute entière est portée par cette dynamique frénétique de consommation. On construit des centres commerciaux, de la même manière que l’on construit des immeubles ici. Un seul, ce n’est jamais assez. Il faut que ca en jette, il faut que ca ait de la gueule, alors il faut en mettre tout plein. Mais parfois, il me vient une brusque envie de vraiment savoir bien parler chinois pour demander aux personnes âgées ce qu’elles pensent de la société qu’elles ont devant les yeux, et peut-être aussi pour demander aux plus jeunes s’ils réalisent ce qu’ils sont en train de faire…

jeudi 27 mai 2010

La folie des supermarchés

Voici le premier volet d’un double post qui montre à quel point la société chinoise est de plus en plus tournée vers la consommation. Au menu : les supermarchés en Chine !
Elles sont bonnes, mes chips !
Il existe des supermarchés chinois et des supermarchés étrangers (Carrefour, Wal-Mart, etc.), mais franchement à Shenyang tous se ressemblent, en ce sens qu’ils sont toujours pleins à craquer, bruyants, et que globalement, c’est très très pénible d’y faire ses courses. Ma description ne correspond peut-être qu’à Shenyang (quand je me suis baladé dans les quelques villes chinoises que j’ai visité, je ne me suis pas amusé à aller faire des courses, donc les commentaires de ceux qui savent sont les bienvenus !), mais voici un petit aperçu de ce que je vis : les supermarchés sont toujours relativement grands (2 à 3 étages), avec en général un énorme espace dédié aux produits frais. Le personnel est surabondant et omniprésent, ce qui est sympa au début quand on cherche quelque chose (quoique, avec mon niveau de chinois…), mais ça devient pénible quand par exemple, on a le malheur de se promener un peu mal rasé dans le rayon hygiène a la recherche de dentifrice, et que l’on se voit tendre 4 modèles de mousses à raser par 4 vendeuses. Mais sur ce point, avec un peu d’astuces, on finit par se fondre dans la foule sans trop se faire emm… repérer. Il y a en revanche quelque chose auquel on ne peut vraiment pas échapper, c’est le bruit. Déjà, le bruit de la foule, que l’on connaît déjà par chez nous les week-ends, mais le pire, ce sont les micros des vendeuses qui à longueur de journée haranguent le client pour le faire découvrir, sentir, toucher, goûter, acheter. Vous allez me dire que tout ça n’est pas vraiment typiquement chinois. En France aussi il y a des speakers qui vantent les promotions du jour. Oui, mais il n’y en a pas 50 qui hurlent tous en même temps.
Deux vendeuses avec l'indispensable micro, pour vendre du café
Quelques points positifs/sympas quand même : les fruits et légumes sont très variés, et à chaque fois on découvre quelque chose de nouveau. Au-delà du bruit et du harcèlement de certains vendeurs, les personnes derrière les comptoirs sont en général très serviables, et n’hésitent pas à prendre le temps de bien vous choisir vos fruits et légumes, vos morceaux de poisson ou de viande, etc. Les prix sont bien évidemment très sympathiques pour un consommateur habitué aux tarifs européens. Et enfin, les caisses sont très nombreuses et caissières ont le mérite d’être plutôt efficaces, donc les temps d’attente sont toujours raisonnables.
Seul Metro échappe un peu à cette règle, sans doute parce qu’il faut une carte pour y entrer, et que les prix sortent un peu plus des normes chinoises. On peut y apprécier le calme, la largeur des allées, l’absence de monde, et puis la présence de nombreux produits importés. Mais ensuite à la caisse, le portefeuille apprécie en général beaucoup moins !

dimanche 10 janvier 2010

Le boui-boui

J’attire votre attention sur le fait que j’essaye de libeller mes articles pour améliorer votre confort de navigation. Bon, le système n’est as encore tout à fait au point, mais j’y travaille. Aujourd’hui, j’ouvre un nouveau libellé intitulé « J’ai testé pour vous… », qui je l’espère comportera de nombreux articles.
Pour commencer, voici donc le récit de mon expérience dans un petit boui-boui chinois. Mais si, vous savez, ce genre de petits restaurants dans lequel on n’ose à peine rentrer, car on ne sait pas trop ce qu’on va y trouver, ni même s’il s’agit réellement d’un resto. Je dois avouer que c’est Mathieu qui a tenté l’expérience le premier et qui m’y a emmené. Pour ma défense, il était là deux mois avant moi, donc il a eu le temps de crever de faim dans son hôtel avant moi. Toujours est-il que c’est maintenant presque avec régularité que nous nous y rendons, car c’est à chaque fois l’aventure. Le principe : une fois installés, après avoir fait comprendre que l’on voulait manger (maintenant, c’est bon, ils nous connaissent), la serveuse nous donne une carte avec tous les plats, écrite en chinois bien sûr. Du coup, on fait plouf plouf. Ou alors on décide de ce que l’on veut manger en fonction du prix. Pour l’instant, il n’y a jamais eu de mauvaise surprise, à part peut-être ce gros morceau de gingembre l’autre jour...
C’est marrant de voir que l’on peut s’en sortir quand même juste avec les gestes. Mais ça donne aussi envie d’apprendre à reconnaître quelques caractères, histoire de commander des nouilles et pas du riz le jour où l’on en a vraiment envie. Une chose est sûre : c’est forcément moins cher que si je mangeais chez moi. Mais vous me connaissez, je ne résisterai pas à un bon petit plat français fait maison de temps en temps !

Une petite carte pour vous aider à repérer mes visites en Asie


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