Da Jia Hao ! 大家好!

Bienvenue sur ce blog !

Je m'appelle Maxime, et j'ai travaillé en tant que V.I.E. dans la ville de Shenyang entre le mois de Novembre 2009 et le mois d'Août 2011.

Me voici donc rentré en France, mais pour autant j'essaierai de continuer à faire vivre ce blog, car il me reste encore quelques histoires à vous raconter. Et pourquoi pas le prolonger plus tard ?

Ce blog est fait pour vous, mais merci de LAISSER UN COMMENTAIRE, car un post non commenté, c'est comme s'il n'était pas lu... Pour lire dans l'ordre chronologique, il faut commencer par la fin et lire de bas en haut. enJoy !

Voici l'heure qu'il est du côté de l'Empire du Milieu : horloge parlante
Affichage des articles dont le libellé est Malaisie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Malaisie. Afficher tous les articles

jeudi 9 juin 2011

Diving with Bro in Borneo

aussi appelé “faire du Broneo”… bon OK, je sors…
. .
Je reviens d’une grosse semaine de vacances (mais il est tout le temps en vacances, ma parole, cet homme là !) en Malaisie (encore ?! – mais nan, ce coup-ci, c’était côté Bornéo), avec le frangin et sa douce (dont je faisais la connaissance au passage), et comme d’habitude, c’était super chouette. Récit.
.
Comme d’habitude, le voyage au départ de Shenyang est toujours bien long… Cette fois-ci, je fais escale à Shenzhen, le temps d’une nuit, pour reprendre un avion direction Kota Kinabalu, où Vincent et Maylis sont arrivés quelques heures avant moi. Je les retrouve sans problème à l’auberge que nous avions réservée, et nous partons explorer les environs, et déguster un excellent repas (calamar farci pour moi, miam !) au “night market” sur le front de mer. En gros, ça part vraiment plutôt pas mal !
.
Viens le temps d’organiser la suite des événements, puisqu’on est parti plutôt “à l’arrache”, si vous voyez ce que je veux dire… Comme il s’avère compliqué pour moi, qui ne reste qu’une semaine, de faire à la fois de la plongée et l’ascension du Mont Kinabalu, il est décidé (sans trop d’hésitation de ma part, bizarrement) qu’on passera plus de temps ensemble à faire de la plongée, et que je laisserai les tourtereaux partir tous les 2 à l’assaut des 4000m du Kinabalu après mon départ. Nous voici donc presque prêts, et pour qu’ils encaissent plus facilement le décalage horaire (c’est toujours un peu dur dur dans ce sens là, je trouve…) nous restons 2 jours tranquilles du côté de Kota Kinabalu.
. .
Au programme, farniente sur les plages des îles qui font face à la ville, premiers coups de soleils (saloperie de crème solaire malaisienne bon marché !) pour moi, et premiers contacts avec le monde sous-marin pour Maylis, avec des sessions de snorkeling (observation des poissons avec jusque masque et tuba) en guise de préparation à la semaine de plongée qui nous attend. Le troisième soir donc, nous partons en bus de nuit direction Semporna, à l’autre extrémité de la province du Sabah qui constitue la pointe nord de l’île de Bornéo (je vous renvoie à la carte de mes visites en Asie, en bas de la page ; ça se remplit, à ce que vous voyez, hé hé). A l’autre extrémité, ça signifie donc 10 heures de trajet, et connaissant ma faculté à bien dormir dans les transports, 10 heures, c’est long ! Même avec 2 places pour moi tout seul dans le bus.
.
C’est donc un peu groggy que nous arrivons vers 7h du matin à Semporna, et que nous trouvons le centre de plongée censé nous accueillir. Les formalités réglées, et les poches allégées de quelques milliers de ringgits (1€ = 4,31 MYR), nous embarquons sans un petit speed boat direction Pulau Mabul, petite île qui accueille de nombreux resorts de plongée, de par sa proximité avec Pulau Sipadan, joyaux de la plongée sous-marine mondiale, sur lequel on ne peut plus séjourner depuis que les autorités malaisiennes ont décidé (et elles ont bien raison !) de protéger la zone. .
"Sont-y pas mignons ?" .
.
. Le resort dans lequel nous arrivons s’appelle Billabong Scuba. C’est là que mon copain Thibault était resté pendant son trip en Asie du Sud-est, et ma foi, nous n’avons eu aucun regret de marcher dans ses pas. Merci Thib’s ! Pour reprendre sa description, l’ambiance était assez “roots” mais au niveau plongée c’était très pro. Globalement, à part quelques combinaisons un peu déchirées, le matériel était en très bon état et nous n’avons eu aucun souci pendant nos plongées. Et pour le reste, même si la bouffe était un peu toujours la même, on avait au moins le plaisir de pouvoir tout le temps mettre les pieds sous la table, et c’est toujours sympa. Enfin, le cadre était vraiment exceptionnel, chaque soir des couchers de soleils aux couleurs magnifiques, et des ciels étoilés splendides (à faire baver la grande sœur de jalousie !). . .
Petite raie à points bleus aperçue depuis une jetée... .
.
Sous l’eau, le décor n’en était pas moins “jaw-dropping” (comme dirait le Lonely Planet), un véritable festival de vie aquatique : récifs colorés, tortues de mer à la pelle, requins tous azimuts, poissons lions, poissons pierres, poissons grenouilles, murènes, bernard-l’hermite (le nom est invariable, même au pluriel, le saviez-vous ?), nudibranches et flabellines de toutes les couleurs, mérous gigantesques, …, nous nous en sommes mis PLEIN LES YEUX. Avec bien sûr, un finish en apothéose de 3 plongées autour de Pulau Sipadan, probablement un des sites les plus magnifiques du monde. C’était par ailleurs la première fois que je plongeais avec Vincent, et a fortiori avec Maylis, qui a brillamment passé son niveau “Open Water Diver PADI”, avec malheureusement une douleur dans l’oreille qui lui fera manquer la dernière plongée. . .
.
Sur le retour, je repars seul en bus de nuit vers Kota Kinabalu, avec cette fois-ci un gros malais à mes côtés et des gamins qui braillent toute la nuit. Après une fin de nuit bien méritée dans le petit hôtel où j’avais posé mon sac, je suis parti visiter la mosquée de la ville, et j’ai eu la surprise de tomber sur Thom, un anglais que l’on avait déjà croisé à Mabul. Nous avons donc visité la mosquée ensemble, ainsi que le musée du Sabah (assez décevant pour être honnête…). Et puis hop, retour en Chine, cette fois-ci le tout en une journée : check-out hôtel - taxi - check-in aéroport- immigration Malaise - check sécurité - avion - immigration Chinoise - changement de terminal - check-in - check sécurité - avion - navette aéroport Shenyang - marche à pied - ascenseur… Ouf, me voilà rentré !

dimanche 27 février 2011

Escaping Chinese New Year in Malaysia

Tout comme l’an dernier, avec l’évasion aux Philippines, il nous a paru vital d’échapper à la folie du Nouvel An Chinois (article à venir) en partant se mettre au chaud… en Malaisie. Une semaine à +30°C alors qu’il fait entre -10 et -20°C chez soi, ça peut pas faire de mail, hein ? Ainsi, grâce à Air Asia, l’ami du voyageur pas exigeant sur le confort, nous étions en route, moi et Louis (Mathieu nous ayant lâchement abandonné après avoir eu la brillante idée de se faire une entorse à la cheville la semaine juste avant…), direction Kuala Lumpur, ou « KL », comme disent les Malais.
La malaise typique. Voilée, mais sans burka. Voire même avec des vêtements près du corps. Troublant.
Voyager dans un pays d’Asie du sud-est comme la Malaisie est tout simplement génial, surtout quand on vient de Chine. C’est le jour et la nuit, le contraste le plus flagrant : les gens sont calmes, serviables, patients, bref en un mot : zen. C’est d’autant plus curieux, puisqu’un grand nombre de Malais sont d’origine chinoise. Mais c’est sans doute le melting pot que constitue la population malaise qui a fondu les chinois dans le moule de la tranquillité. En effet, les Malais sont un mélange de pleins de culture : Indiens, Chinois, indigènes, catholiques, musulmans, bouddhistes, tout ce beau monde se côtoie dans une harmonie qui semble parfaite. J’avoue ne pas avoir pris le temps de vérifier qu’il n’y a aucun conflit dans ce pays, mais en tout cas, aucune tension entre ces communautés n’est palpable. Et c’est vraiment agréable.
Remarquez l'orthographe pour "Taxi" et "Bus Express"
Nous décidions de quitter KL assez vite, un peu par la force des choses, puisque notre idée de prendre un bus de nuit pour Mersing tombe à l’eau, faute de place. C’est donc un peu à l’aventure que nous partons, avec un bus vers Kluang, un bled paumé où nous « n’aurons aucun mal à trouver un bus pour Mersing », dixit la compagnie de bus. Bon. Passage vite fait dans le centre pour acheter crème solaire et anti-moustique, et nous voici embarqué. Arrivés à Kluang à 20h35, nous trouvons un bus qui part pour Mersing à … 20h45 ! Achat des places à 20h44, timing impeccable. Jusqu’ici, tout allait bien, et notre plan de prendre le ferry du dimanche matin pour l’île de Tioman tenait encore la route. Hélas, nous l’avons manqué le lendemain à 20 minutes près, la faute à des infos contradictoires récoltées la veille. Et comme en cette saison il n’y avait qu’un seul ferry par jour, c’est donc une journée un peu morne que nous avons passé à Mersing, ville sans grand intérêt, si ce n’est une vague ressemblance à Bluefields. La consolation c’est que la mer était déchaînée et qu’apparemment, environ 100% des passagers de ce ferry ont été malades. Et puis cela nous a permis de nous rendre compte que les billets de retour vers KL que nous avions pris pour le vendredi soir nous auraient obligé dans tous les cas à passer une journée à Mersing, puisque les ferry ne repartaient qu’en matinée de Tioman.
Choupettosmurf !!
Lundi matin, nous étions les premiers au port pour être sûrs de ne pas louper ce satané ferry ! La mer s’était calmée mais la houle était encore assez forte, et ils nous annonçaient des creux de 4 à 5m, quand même. Effectivement, après 2h de mer, on n’était pas mécontents d’arriver ! C’est sous une pluie de type « fin de mousson, mais balèze quand même » que nous trouvons l’auberge que nous avions réservée, un petit chalet bien sympa avec une chouette vue sur la plage d’Ayer Batang, que les locaux appellent ABC. L’endroit est superbe, paisible, et il n’y a pas grand monde. Bref, tout ce dont on avait besoin pour se vider la tête.
Autre avantage, les clubs de plongées étaient à nous. Louis a été pris en charge d’office pour commencer sa formation d’Open Water PADI (équivalent du Niveau 1 CMAS), tandis que je partais plonger avec un couple canado-tchèque. La visibilité avait été bien dégradée par les conditions violentes de la semaine passée, mais globalement c’était quand même super sympa, puisque la plupart des sites étaient soit des épaves, soit des massifs coralligènes super riches en poissons. Le point d’orgue de la semaine aura sans doute été une rencontre avec une tortue de mer, instant assez magique je dois dire. Vivement qu’on remette ça avec le frangin !
Il y a plein de varans en liberté sur Tioman. comme vous voyez, ils sont plutôt inoffensifs !
Le dernier jour, j’accompagnais Louis qui validait son niveau 1 en mer. Lui aussi a vu une tortue pour sa première sortie en mer… autant dire que ça va être compliqué pour lui de faire mieux ! Puis le dernier soir, LA pizzeria d’ABC réouvrait ses portes après l’hibernation de la période de mousson, donc littéralement toute la plage était là, pour une dernière soirée fort sympathique, ma foi. Mais déjà sonnait l’heure de rentrer, et après un périple un poil moins compliqué qu’à l’aller (malgré une petite frayeur quand même, puisque le moteur du ferry s’est cassé au départ, et on a eu peur de rater le bus qu’on avait justement changé pour pas perdre de temps…), nous étions de retour à KL.
Louis en pleine négociation avec un marchand sur Petaling Street, la rue piétonne commerçante au milieu de Chinatown
Le samedi, nous nous sommes levés tôt pour tenter d’obtenir 2 des 1400 places offertes pour monter sur le Skybridge des fameuses tours Petronas. Hélas, sans succès, la file d’attente était déjà gigantesque. Pour se consoler (après un délicieux Dunkin Donut) nous avons grimpé sur la tour TV qui donne en fait une bien meilleure vue de la ville. Kuala Lumpur est une ville très verte, relativement propre (il y a des poubelles tous les 20 mètres sur les trottoirs) et où les mélange culturels sont encore très visibles. De la même façon, tradition et modernité se mélangent de manière assez fascinante. Pour faire un peu de culture, nous avons visité le musée national d’art islamique, très intéressant, avec notamment de splendides reproductions de mosquées un peu partout dans le monde. Puis nous avons mangé au restaurant libanais du musée, pour me consoler de ne pas avoir été au resto libanais à Noël ! Le soir, sur les conseils de Français rencontrés à Tioman, nous sommes allé prendre un verre au Skybar du Trader’s Hotel, juste en face des tours Petronas éclairées, avec une vue parfaite. Je vous laisse admirer.
Le retour fut moins pénible que l’an passé, notamment parce que le choc thermique était moindre. Il faisait 10°C à Tianjin et seulement -1°C à 23h en arrivant à la gare de Shenyang. Un velour… Mais bon, de retrouver l’ambiance archi bruyante de la Chine, les klaxons, les crachats, et l’amabilité légendaire des chinois du Dongbei, c’est quand même jamais marrant… Rassurez-vous, une petite semaine de transition plus tard, tout le monde est réconcilié. Prochain projet : la Corée, cette fois-ci avec le compère Mathieu, qui n’a pas intérêt à me lâcher ce coup-ci !
Scène insolite, sur un trottoir au beau milieu de Kuala Lumpur !

Une petite carte pour vous aider à repérer mes visites en Asie


View Mes visites en Chine in a larger map