Da Jia Hao ! 大家好!

Bienvenue sur ce blog !

Je m'appelle Maxime, et j'ai travaillé en tant que V.I.E. dans la ville de Shenyang entre le mois de Novembre 2009 et le mois d'Août 2011.

Me voici donc rentré en France, mais pour autant j'essaierai de continuer à faire vivre ce blog, car il me reste encore quelques histoires à vous raconter. Et pourquoi pas le prolonger plus tard ?

Ce blog est fait pour vous, mais merci de LAISSER UN COMMENTAIRE, car un post non commenté, c'est comme s'il n'était pas lu... Pour lire dans l'ordre chronologique, il faut commencer par la fin et lire de bas en haut. enJoy !

Voici l'heure qu'il est du côté de l'Empire du Milieu : horloge parlante
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jeudi 13 octobre 2011

Voir Hong Kong... et repartir

Cette fois-ci, c’était bel et bien le dernier trip, la dernière escapade en dehors de Shenyang, avant de rentrer en France. Je suis donc parti 5 jours à Hong Kong, pour voir l’ami Pad, accompagné d’Alain qui lui aussi rendait visite à son pote Pierre. La tentation était trop forte pour le compère Mathieu, qui nous a rejoints pour le week-end ! Encore un mini-rassemblement “bouliste”, et bien sûr, encore un super week-end !
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Vue de Central (le quartier d'affaires) depuis Kowloon
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Comme Pierre et Pad travaillaient tous les 2 le vendredi, Alain et moi sommes partis nous balader sur Lamma Island, petite ile au sud de l’île principale de Hong Kong. Nous avons pu découvrir à quel point le système de transport public de la ville est développé. Métro, taxi, tramway, ferry, bus, minibus, toute la ville est quadrillée de manière impressionnante, et comme à Shanghai ou encore à Séoul, ils ont une carte “Octopus”, une espèce de “Multipass” qui permet de tout payer, les transports, mais aussi les petites courses, les restaurants, etc… C’est tout simplement idéal. On se demande vraiment pourquoi un tel système n’existe pas encore par chez nous…
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Plage sur Lamma Island
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Vendredi soir, Mathieu nous rejoignait, l’occasion d’aller poser ses affaires chez Pad, et d’y prendre l’apéro ! Ensuite, après un rapide passage sur Wan Chai, quartier pas forcément très bien fréquenté (si vous voyez ce que je veux dire), nous partions sur Lan Kwai Fong, LA rue des bars de Hong Kong. Mais pas trop tard quand même, car le lendemain nous attend une journée “boat trip” organisée par une connaissance de Pierre. Au menu : 86 personnes sur 2 gros bateaux, direction les New Territories, pour de la baignade, du farniente, mais aussi des activités un peu plus sportives pour les plus téméraires. C’est ainsi que j’ai expérimenté pour la première fois le wakeboard, qui n’est autre que du ski nautique avec un snowboard, pour ceux qui ne connaîtraient pas. C’est trop génial, même si ça fait sacrément mal aux bras ! Visiblement, pour beaucoup de gens à Hong Kong, les week-ends ressemblent beaucoup à cela : la proximité des plages et des New Territories est un luxe exceptionnel dont ils auraient bien tort de se priver, et l’agencement des îles est tel que toute sorte d’activité aquatique (sauf peut-être le surf et la plongée sous-marine) est envisageable : windsurf, wakeboard, kite-surf, tout est praticable ici !
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Le fameux tramway à deux étages. 6è génération.
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La civilisation fait son chemin
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Dimanche, c’est tout courbaturés (et brûlés par le soleil pour certains !) que nous nous engagions dans une petite visite des “classiques” de Hong Kong, à savoir, une balade dans le quartier de Wan Chai, histoire d’acheter un petit iPhone pour un copain, et de prendre le fameux tramway à deux étage de la ville. Puis nous montions au Victoria Peak, sans passer par la case téléphérique, car beaucoup trop de “mainlanders” (les Chinois du continent) qui faisaient la queue. Nous avons été plutôt chanceux et avons profité d’une vue assez dégagée pour avoir un bel aperçu de la baie. Puis nous sommes tranquillement redescendus pour traverser la baie en ferry direction Kowloon, pour assister au show son et lumière qui a lieu tous les soirs à 20h. Ce devait être au moins la 10è fois que Pierre accompagnait des gens pour ce show, et il commençait à le connaître par cœur ! Le show consiste en un petit quart d’heure pendant lequel les bâtiments du côté de l’île principale sont illuminés, avec des néons qui changent de couleur (je vous avait déjà expliqué à quel point ils aiment ça, les Chinois), et de la musique. Bon, ce n’était pas digne de ce qu’on avait vu avec les parents à Yangshuo, bien sûr, mais il faut reconnaître que c’est pas trop mal.
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Vue depuis le Victoria Peak
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La troupe du week-end
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Mathieu devait ensuite nous quitter en vitesse pour aller prendre son avion, et nous profitions de notre dernier dîner à HK avec Alain pour aller déguster des spécialités locales. La nourriture cantonaise est bien différente de la cuisine du Dong Bei, et surtout les quantités servies n’ont rien à voir ! Les plats nous paraissent bien ridicules, et nous sommes obligés de revoir la commande à la hausse. Mais c’est franchement pas dégueux.
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Comme sur les cartes postales...
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Lundi, Alain et moi profitions de la dernière matinée pour aller se balader dans les marchés de Kowloon, qui n’étaient malheureusement pas vraiment ouverts. Nous retrouvions Pedro et Pad pour le déjeuner express dans un restaurant à Dim Sum, les fameux raviolis/beignets/rouleaux de printemps cuits à la vapeur, spécialités du sud de la Chine. Et puis c’était l’heure de rentrer, le dernier retour vers Shenyang, avant un bon petit moment certainement...

mercredi 10 août 2011

Trip dans le Sichuan

Mes chers lecteurs, la fin approche ! Je rentre tout juste de ce qui sera sans doute mes dernières vacances chinoises, c’est-à-dire 9 jours dans le Sichuan, province chinoise juste au nord du Yunnan et au sud du Gansu, aux portes du Tibet. Région montagneuse et encore relativement épargnée par les ravages de la folie de la construction chinoise, le Sichuan est aussi connu pour sa culture très riche, ses réserves naturelles, ses pandas, et bien sûr sa cuisine TRÈS épicée.
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Hot Hot Pot du Sichuan
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Apres avoir lutté des après-midis entières (littéralement) sur des sites internet chinois pour avoir des billets d’avion pas chers, je m’en suis finalement sorti pour un A/R à 200 euros, ce qui n’est pas trop mal étant donné que je m’y suis pris un peu plus de 2 semaines à l’avance seulement. Mais ça ne m’a vraiment toujours pas réconcilié avec les systèmes de réservations de billets d’avion sur Internet. Bref, départ le 21 juillet pour Chéngdū (成都), capitale du Sichuan et patrie des Pandas !
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Chéngdū est une ville ma foi fort agréable : même en plein été, le temps n’était pas du tout étouffant comme ce que j’ai déjà pu rencontrer à Shanghai notamment, ou même certaines journées vraiment chaudes à Shenyang. Les rues sont bordées d’arbres, un peu comme dans la concession française de Shanghai, et parfois ces arbres forment des arches au-dessus des routes, ce qui les rend bien plus chaleureuses qu’à Shenyang. Les gens conduisent globalement moins mal qu’à Shenyang, même si c’est toujours de la conduite à la chinoise. Enfin, la ville semble un peu mieux construite que Shenyang, à qui il manque un réel centre-ville. A Chéngdū, la ville est organisée autour de Tian Fu Square (天府广场, tiān fǔ guǎng chǎng), et tout comme à Beijing, les périphériques successifs sont numérotés (一环路, 二环路, yī huán lù, èr huán lù, …), ce qui donne des repères très pratiques pour circuler dans la ville. Bientôt, la ville sera également équipée d’un réseau de métro. Comme à Shenyang, pour le moment, une seule ligne est en service.
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Petit panda rouge
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L’attraction à Chéngdū, c’est bien entendu les pandas, et d’ailleurs on en voit partout dans les rues : sur les taxis, les T-shirts, les casquettes et toutes sortes d’articles de souvenirs. En revanche, quelle ne fut pas ma déception de n’en apercevoir qu’un ou deux malheureux en cage dans la réserve qui leur est dédiée au nord de la ville. En effet, en cas de grosse chaleur, les pandas sont rentrés dans des bâtiments climatisés et on ne les aperçoit pas vraiment “au naturel”. En revanche, il est assez marrant d’apercevoir les xiǎo xióng māo (小熊猫), ou petits pandas rouges à la croisée entre les pandas et les renards. Ceux-là étaient “en liberté” et ils étaient plutôt marrants à regarder. C’était un peu la consolation du jour, étant donné que j’avais fait le déplacement pour voir des animaux, quand même !
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Le seul "vrai" Panda que j'ai pu voir : en cage...
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Chéngdū a beau être une ville sympa, ça reste une grande ville chinoise, et l’appel des grands espaces se faisait de plus en plus pressant. Direction donc Jiǔ Zhài Gōu (九寨沟), une réserve naturelle classée au patrimoine mondial de l’Unesco, qui paraît-il vaut le détour. Et bien je peux vous dire que je n’ai pas été déçu. C’est absolument magnifique, des paysages à couper le souffle, avec des lacs dont l’eau un d’un bleu turquoise inoubliable. Je pense qu’encore une fois, les photos parleront d’elles-mêmes. Le parc en lui-même est assez grand (environ 18km de long), et il est établi dans une vallée qui se divise en deux vers la moitié. J’ai donc passé 2 jours dans le parc, grosso modo un jour par “demi vallée”.
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C'est pas parce qu'on est dans le plus bel endroit de la Terre qu'on n'a plus le droit de faire le con...
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Au sein du parc, des lignes de bus ont été mises en place pour permettre aux touristes de circuler de points de vue en points de vue. C’est super pratique pour atteindre les sites très éloignés, notamment l’extrémité d’une des branches du “Y”, mais pour le reste, je conseille d’éviter, car tous les touristes chinois font ça, prennent le bus, descendent 15 minutes aux arrêts pour faire leurs photos, et remontent en direction du point de vue suivant. Il est vraiment préférable de profiter de cela pour être tranquille sur les petits chemins qui longent les lacs. Surtout que plus on s’enfonce vers le fond du parc plus les chemins se font déserts, alors que les lacs n’en sont pas moins magnifiques. Dans tous les cas, on s’en met pleins les yeux !
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Petit rappel : le Tibet n'est pas loin !
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Five-colored pool
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Les 12-13 heures de bus pour faire Chéngdū - Jiǔ Zhài Gōu m’avaient un peu refroidi, surtout que c’est de la route qui porte encore certaines traces du tremblement de terre de 2008, avec notamment d’impressionnants glissements de terrain, éboulements de pierres, et autres ponts fracassés au-dessus de torrents déchaînés. Bref, même si je savais qu’il allait bien falloir faire un jour la route en sens inverse, j’ai préféré couper le trajet en 2 et m’arrêter à Sōngpān (松潘) petite bourgade bien sympathique connue pour ses treks à cheval. Je me suis donc joint à un groupe d’anglais et d’australiens pour faire un petit trek de 2 jours avec une nuit sous la tente en direction d’un autre petit parc qui renfermait des sources chaudes. C’était bien marrant, surtout que les guides étaient une bande de rigolos et que nous étions un groupe exclusivement laowai. Le parc ressemblait à un “mini Jiǔ Zhài Gōu”, et même si les sources chaudes étaient un peu décevantes, car pas si chaudes que cela, c’était assez chouette comme expérience. En revanche les courbatures furent sévères !
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Paysages autour de Sōngpān
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Je suis ensuite reparti vers Chéngdū dans l’optique de me rendre à Lèshān (乐山) et admirer la statue de Buddha “la plus grande du monde”. Je ne sais pas si c’est vrai, mais le machin est quand même assez costaud, du haut de ses 71 mètres, creusé dans une falaise au bord de la rivière. Je renouais avec peine avec l’atmosphère “Disneyland” des lieux touristiques chinois, dont Jiǔ Zhài Gōu en est (presque) l’exception. Résultat : près de deux heures de queue (sous la pluie…) pour descendre sur le petit chemin qui part de la tête et qui va jusqu’aux pieds de la statue. Mais ça vaut quand même plutôt le coup, puisque le reste du parc n’est pas suffisant pour rentabiliser l’entrée. Et puis ça permet d’avoir une vue d’ensemble du bazar. Le reste de Lèshān ne m’avait pas été spécialement recommandé, donc tel le “commuter” moyen, j’ai fait l’aller/retour depuis la capitale dans la journée.
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Regardez en haut à droite, pour avoir une idée de la taille réelle.
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Bof, il est pas si grand que ça, le bonhomme !
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Le temps m’était compté et ça faisait un peu juste pour aller grimper Éméi shān (峨眉山), une autre montagne sacrée (comprendre : “montagne avec des marches”) de Chine, sacrément balèze celle-ci. Aussi je décidais de rentrer gentiment à Chéngdū, de m’offrir une nuit d’hôtel gratos grâce à mes points fidélité (faut bien que ça serve de vivre à l’hôtel depuis 2 ans !), et de profiter un peu de la ville. J’ai aussi fait quelques emplettes de souvenirs et organisé une opération “cartes postales” de bourrin. Elles doivent être déjà arrivées à l'heure où je poste cet article. Et déjà s’achevaient mes dernières “vraies” vacances chinoises (je dis ça parce que je vais aller passer un dernier week-end à Hong Kong dans 2 semaines pour aller faire un bisou a l’ami Pad). Retour prévu au bercail le 29 août, mon Dieu que ça va passer vite...

jeudi 9 juin 2011

Diving with Bro in Borneo

aussi appelé “faire du Broneo”… bon OK, je sors…
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Je reviens d’une grosse semaine de vacances (mais il est tout le temps en vacances, ma parole, cet homme là !) en Malaisie (encore ?! – mais nan, ce coup-ci, c’était côté Bornéo), avec le frangin et sa douce (dont je faisais la connaissance au passage), et comme d’habitude, c’était super chouette. Récit.
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Comme d’habitude, le voyage au départ de Shenyang est toujours bien long… Cette fois-ci, je fais escale à Shenzhen, le temps d’une nuit, pour reprendre un avion direction Kota Kinabalu, où Vincent et Maylis sont arrivés quelques heures avant moi. Je les retrouve sans problème à l’auberge que nous avions réservée, et nous partons explorer les environs, et déguster un excellent repas (calamar farci pour moi, miam !) au “night market” sur le front de mer. En gros, ça part vraiment plutôt pas mal !
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Viens le temps d’organiser la suite des événements, puisqu’on est parti plutôt “à l’arrache”, si vous voyez ce que je veux dire… Comme il s’avère compliqué pour moi, qui ne reste qu’une semaine, de faire à la fois de la plongée et l’ascension du Mont Kinabalu, il est décidé (sans trop d’hésitation de ma part, bizarrement) qu’on passera plus de temps ensemble à faire de la plongée, et que je laisserai les tourtereaux partir tous les 2 à l’assaut des 4000m du Kinabalu après mon départ. Nous voici donc presque prêts, et pour qu’ils encaissent plus facilement le décalage horaire (c’est toujours un peu dur dur dans ce sens là, je trouve…) nous restons 2 jours tranquilles du côté de Kota Kinabalu.
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Au programme, farniente sur les plages des îles qui font face à la ville, premiers coups de soleils (saloperie de crème solaire malaisienne bon marché !) pour moi, et premiers contacts avec le monde sous-marin pour Maylis, avec des sessions de snorkeling (observation des poissons avec jusque masque et tuba) en guise de préparation à la semaine de plongée qui nous attend. Le troisième soir donc, nous partons en bus de nuit direction Semporna, à l’autre extrémité de la province du Sabah qui constitue la pointe nord de l’île de Bornéo (je vous renvoie à la carte de mes visites en Asie, en bas de la page ; ça se remplit, à ce que vous voyez, hé hé). A l’autre extrémité, ça signifie donc 10 heures de trajet, et connaissant ma faculté à bien dormir dans les transports, 10 heures, c’est long ! Même avec 2 places pour moi tout seul dans le bus.
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C’est donc un peu groggy que nous arrivons vers 7h du matin à Semporna, et que nous trouvons le centre de plongée censé nous accueillir. Les formalités réglées, et les poches allégées de quelques milliers de ringgits (1€ = 4,31 MYR), nous embarquons sans un petit speed boat direction Pulau Mabul, petite île qui accueille de nombreux resorts de plongée, de par sa proximité avec Pulau Sipadan, joyaux de la plongée sous-marine mondiale, sur lequel on ne peut plus séjourner depuis que les autorités malaisiennes ont décidé (et elles ont bien raison !) de protéger la zone. .
"Sont-y pas mignons ?" .
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. Le resort dans lequel nous arrivons s’appelle Billabong Scuba. C’est là que mon copain Thibault était resté pendant son trip en Asie du Sud-est, et ma foi, nous n’avons eu aucun regret de marcher dans ses pas. Merci Thib’s ! Pour reprendre sa description, l’ambiance était assez “roots” mais au niveau plongée c’était très pro. Globalement, à part quelques combinaisons un peu déchirées, le matériel était en très bon état et nous n’avons eu aucun souci pendant nos plongées. Et pour le reste, même si la bouffe était un peu toujours la même, on avait au moins le plaisir de pouvoir tout le temps mettre les pieds sous la table, et c’est toujours sympa. Enfin, le cadre était vraiment exceptionnel, chaque soir des couchers de soleils aux couleurs magnifiques, et des ciels étoilés splendides (à faire baver la grande sœur de jalousie !). . .
Petite raie à points bleus aperçue depuis une jetée... .
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Sous l’eau, le décor n’en était pas moins “jaw-dropping” (comme dirait le Lonely Planet), un véritable festival de vie aquatique : récifs colorés, tortues de mer à la pelle, requins tous azimuts, poissons lions, poissons pierres, poissons grenouilles, murènes, bernard-l’hermite (le nom est invariable, même au pluriel, le saviez-vous ?), nudibranches et flabellines de toutes les couleurs, mérous gigantesques, …, nous nous en sommes mis PLEIN LES YEUX. Avec bien sûr, un finish en apothéose de 3 plongées autour de Pulau Sipadan, probablement un des sites les plus magnifiques du monde. C’était par ailleurs la première fois que je plongeais avec Vincent, et a fortiori avec Maylis, qui a brillamment passé son niveau “Open Water Diver PADI”, avec malheureusement une douleur dans l’oreille qui lui fera manquer la dernière plongée. . .
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Sur le retour, je repars seul en bus de nuit vers Kota Kinabalu, avec cette fois-ci un gros malais à mes côtés et des gamins qui braillent toute la nuit. Après une fin de nuit bien méritée dans le petit hôtel où j’avais posé mon sac, je suis parti visiter la mosquée de la ville, et j’ai eu la surprise de tomber sur Thom, un anglais que l’on avait déjà croisé à Mabul. Nous avons donc visité la mosquée ensemble, ainsi que le musée du Sabah (assez décevant pour être honnête…). Et puis hop, retour en Chine, cette fois-ci le tout en une journée : check-out hôtel - taxi - check-in aéroport- immigration Malaise - check sécurité - avion - immigration Chinoise - changement de terminal - check-in - check sécurité - avion - navette aéroport Shenyang - marche à pied - ascenseur… Ouf, me voilà rentré !

mardi 17 mai 2011

Séoul, Corée du Sud

Beaucoup de retard qui s’accumoncelle sur ce blog, dites donc… Il est plus que temps pour moi de vous faire le récit des 6 jours que nous avons passés du côté de Séoul, en Corée du Sud, avec le compère Mathieu. Profitant d’un jour férié début avril pour la “Toussaint” chinoise, nous avons posé quelques jours pour faire un week-end rallongé. Mathieu au départ de Shanghai, moi au départ de Shenyang, pour une distance à peu près identique, direction Séoul, nouvelle capitale de la mode asiatique, cœur de la Corée du Sud, le “nouveau Japon” qui inspire désormais l’Asie jusqu’en Thaïlande et en Malaisie.
Retrouvailles toujours aussi plaisantes
Retrouvailles à l’aéroport. Ça fait toujours autant plaisir de revoir cette crapule de Mathieu ! Direction le centre ville, pour y retrouver Henry, un américano-cubain qui a offert de nous héberger, au moins pour les premiers jours. En effet, nous avons choisi d’y aller “en freestyle”, et de recourir au site CouchSurfing pour trouver un hébergement. Le principe est simple et efficace : on fait une demande et des gens qui proposent de partager leur logement répondent. En l’occurrence, on est super bien tombés, Henry est un mec génial, super ouvert et qui connaît un paquet de monde à Séoul.
"Ça c'est du pneu, c'est moi qui vous l'dit !"
Avant de retrouver Henry, nous faisons un petit détour par le musée memorial de la guerre de Corée. Nous n’aurons le temps de faire que l’extérieur, mais c’est plus que suffisant pour Mathieu, qui s’extasie tour à tour sur pratiquement tous les avions de guerre exposés. Nous faisons quelques photos bien marrantes, Mathieu est décidément quelqu’un de bien délirant, et puis nous sommes déjà en retard pour le rendez-vous.
Dans les jours suivants, Henry travaillant la journée, et Mathieu souffrant toujours d’une entorse à la cheville, nous resterons dans Séoul même à visiter la ville et à se demander comment une distance kilométrique aussi faible (enfin, relativement faible) peut se traduire en une différence culturelle aussi profonde. La Corée et la Chine, c’est le jour et la nuit. Du moins à Séoul (c’est peut-être un peu prématuré d’affirmer cela sans avoir vu le reste de la Corée, certes…). Le niveau global d’éducation est nettement supérieur, les gens sont bien plus polis, plus rangés, plus civilisés, en somme. Rien qu’au niveau de l’habillement et de l’apparence en général, c’est frappant : tout le monde est propre sur soi, les goûts vestimentaires sont bien plus en phase avec l’occident, et globalement, les gens sont bien habillés et l’on voit qu’ils prennent soin de leur image. Les coréennes sont splendides, elles aussi très soignées (presque trop, j’ose pas imaginer le temps qu’elles doivent passer dans leurs salles de bains !), maquillées, et franchement très très bien sapées. Avec Mathieu on tombe amoureux toutes les 5 minutes, c’en est presque énervant !
Cette rivière souterraine a été déterrée et les quais ont été aménagés pour faire un espace de promenade en plein cœur de Séoul
Séoul est une ville très moderne, et même si environ tous les coréens dans le métro sont en train de regarder la télévision sur leurs iPhones, la ville conserve un certain patrimoine culturel, avec notamment le palais impérial en plein centre : Gyeongbokgung. La visite est très sympa. L’influence chinoise est assez marquée, l’architecture est assez proche, mais les couleurs changent. Nous visitons aussi le musée à l’intérieur du parc, qui décrit la vie en Corée durant les siècles passés.
J’allais oublier la bouffe ! Là aussi, c’est que du bonheur, même si pour le coup, c’est un peu moins nouveau pour moi, car il y a pas mal de restaurants coréens à Shenyang, notamment dans un quartier pas très loin de chez moi. Mais bon, c’est encore plus authentique avec une carte sur laquelle on ne comprend rien, voire même dans un tout petit boui-boui sans menu, sans images sur les murs, si ce n’est sur la porte d’entrée. Heureusement d’ailleurs, sinon on n’aurait pas pu commander ! Dans ce boui-boui, la table est très basse et l’on mange assis en tailleur : l’horreur pour mes pauvres genoux ! Mais la qualité du service et surtout de la nourriture (ça faisait un bail que l’on n’avait pas dégusté de la viande aussi bonne) font vite oublier. Slurp !
Menu coréen typique : bols coréens (mélange épicé de riz et de légumes dans des bols en fonte) et viande à barbecue.
Restaurant coréen typique : table basse, "aspirateurs" au-dessus des barbecues, baguette en aluminium et... bols coréens !
Le dernier jour, nous partons pour la DMZ, la zone “démilitarisée”, frontière avec la Corée du Nord. Bien entendu, il faut prendre un tour pour les touristes, mais puisqu’on n’a pas le choix, c’est parti. La visite se fait en plusieurs étapes : d’abord une zone un peu reculée pour fixer le décor, où l’on est encore assez loin de la vraie frontière. Ensuite on va dans la “Joint Security Area”, la zone où se trouve l’unique point de transfert entre les deux pays. On rentre par le Camp Bonifas (du nom d’un officier américain sauvagement tué par des soldats coréens du Nord en 1976) où l’on reçoit un briefing sur le comportement à adopter dans la JSA. Ensuite on monte dans un bus pour se rendre au cœur de la DMZ. Arrivés sur place on traverse un grand bâtiment qui avait été bâti en 1988 pour les Jeux Olympiques et qui devaient servir de lieu de réconciliation entre les deux frères ennemis. Malheureusement ce bâtiment n’a encore jamais accueilli de coréens du Nord. On arrive sur une sorte de terrasse qui surplombe la zone où réellement les militaires du Nord et du Sud se font face, à une vingtaine de mètres les uns de autres à peine. La tension est vraiment palpable, c’est assez saisissant. On ne nous autorise à prendre des photos qu’un très très court instant, suffisamment pour essayer de capturer un peu de l’atmosphère électrique de l’endroit. Puis on remonte dans le bus. Tout va très vite.
La JSA ("Joint Security Area"), là où la tension est la plus palpable.
L’après-midi, nous re-rentrons dans la DMZ pour aller visiter la gare de Dora, la toute dernière du côté sud, sur la voie de chemin de fer qui relie les deux Corées. Cette gare a été inaugurée en 2004, après que les 2 camps ont accepté de finaliser les travaux de cette voie ferrée. Malheureusement, malgré le panneau qui indique sur quel quai se rendre pour aller à Pyongyang, aucun train ne circule encore sur ces voies toutes neuves… Ensuite nous allons voir le “troisième tunnel”, l’un des 4 ou 5 tunnels commencés par les coréens du Nord et découvert par les coréens du Sud sous la DMZ au fil des années. Même si les coréens du Nord n’ont toujours pas admis avoir commencé ces tunnels, il semble bien que ce ne soit pas une invention que leurs homologues du Sud. Dans tous les cas, c’est assez impressionnant, et ça prouve encore une fois toute la détermination du camp du Nord à vouloir lancer des attaques sur le camp adverse. On termine par l’observatoire de Dora, avec une vue elle aussi saisissante des 2 villages de propagande qui se font face tout à fait à la frontière, avec chacun leur tour qui arbore fièrement le drapeau national. Pour la petite histoire la tour sud-coréenne était la première, et ensuite les nord-coréens en ont construite une 2 fois plus grande juste en face, avec un drapeau énorme…
Vue de la frontière depuis l'observatoire de Dora : on aperçoit les deux villages qui se font face avec les grandes tour qui arborent fièrement leurs drapeaux respectifs.
Dans le "troisième tunnel"...
Après 6 jours à Séoul, Mathieu et moi étions d’accord sur certains points:
  1. nous n’aurions AUCUN mal à vivre dans une ville comme celle-ci.
  2. les coréennes sont vraiment très jolies (attention ce n’est pas l’unique explication du point n°1, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit !)
  3. les retrouvailles aux quatres coins de l’Asie sont toujours aussi fun.
Bref, vivement la prochaine !

Une petite carte pour vous aider à repérer mes visites en Asie


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