Da Jia Hao ! 大家好!

Bienvenue sur ce blog !

Je m'appelle Maxime, et j'ai travaillé en tant que V.I.E. dans la ville de Shenyang entre le mois de Novembre 2009 et le mois d'Août 2011.

Me voici donc rentré en France, mais pour autant j'essaierai de continuer à faire vivre ce blog, car il me reste encore quelques histoires à vous raconter. Et pourquoi pas le prolonger plus tard ?

Ce blog est fait pour vous, mais merci de LAISSER UN COMMENTAIRE, car un post non commenté, c'est comme s'il n'était pas lu... Pour lire dans l'ordre chronologique, il faut commencer par la fin et lire de bas en haut. enJoy !

Voici l'heure qu'il est du côté de l'Empire du Milieu : horloge parlante
Affichage des articles dont le libellé est Shenyang. Afficher tous les articles
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jeudi 16 septembre 2010

Encore un peu de circulation... et de Chinglish !

Avouez que ça vous manquait, ça doit faire au moins 3 mois que je ne vous ai pas parlé de circulation sur ce blog. Au menu du jour : les accidents de la route.
Premier constat, malgré la conduite quelque peu « différente » pratiquée par les chinois, il est surprenant de voir que les accidents sont relativement peu nombreux. Du moins, à Shenyang, où j’ai très rarement vu de gros cartons, alors qu’il est vrai qu’en 10 jours dans le Yunnan, j’ai vu 2 camions renversés, une camionnette encastrée dans un parapet, et une voiture de l’autre côté d’un fossé ! Ceci est très certainement dû au fait que bien que les chinois conduisent très mal en ville, ils ont au moins le mérite de ne pas conduire trop vite, et donc les catastrophes peuvent souvent être évitées.
Deuxième aspect assez surprenant, c’est la réaction face à un accident. En Chine, il semblerait qu’il faille attendre la police pour rédiger le constat d’accident. Et de fait, pour que la police puisse juger complètement de la situation, on ne déplace pas les véhicules… même si l’accident a eu lieu au beau milieu d’un énorme carrefour ! Ainsi quand un accident se produit (presque toujours au niveau d’un carrefour), on assiste à des scènes de chaos où les files de voitures contournent maladroitement les accidentés, le tout dans un concert de regards tantôt curieux, tantôt amusés, tantôt ébahis, et dans une symphonie de klaxons à vous faire péter les tympans.
Dans un registre un peu moins rassurant, il semblerait que si vous avez un accident dans la rue, par exemple si vous vous faites renverser par une voiture, personne ne va vous toucher avant l’arrivée de la police ou des secours. Il n’y a personne qui va se proposer pour faire les premiers soins à une personne blessée. Et ce n’est pas vraiment par désintérêt ou par peur de mal faire : apparemment, si quelqu’un vous touche, vous êtes ensuite en droit de lui demander de prendre à sa charge tous vos frais d’hospitalisation. Vu le salaire moyen des chinois, il est facile de comprendre qu’ils n’ont pas forcément envie de soigner leur prochain ! Bon du coup faut faire doublement gaffe quand on traverse la rue…
Pour finir, parce que vous avez été sages, voici un petit update des fameux « Road signs » de Shenyang. Apparemment, ils ont lancés une « campagne des 100 jours » pour lutter contre l’insécurité routière. Les résultats, sont mitigés, comme on dit… Mais l’essentiel est toujours là : les traductions des messages sont encore en Chinglish !
  • Taking resolved measures at any price to curb serious road traffic accidents.
  • All police and people take part in and to win the battle of 100-day action of concentrated controlling of the road traffic safety.
  • Ensuring smooth city traffic and making safe and harmonious Shenyang.
  • Developing Liaoning public security spirit and swearing to completely win the concentrated controlling road traffic safety.
  • Actively taking part in 100-day action of concentrated controlling road traffic safety, and conscientiously resisting various traffic illegal acts.
  • Taking resolved measures, promote 100-day action of centralized controlling road traffic safety with full effort.
  • All people take part in 100-day action of concentrated controlling road traffic safety to make safe and harmonious road traffic environment together.
  • Having civilized and law-abiding travel; conscientiously resisting various traffic illegal acts.

mercredi 4 août 2010

Vous avez dit maintenance ?

Je vous en avais déjà parlé, nombreux sont les bâtiments qui sont laissés à l’abandon après avoir été vidés de leurs occupants. Ces immeubles en ruine (n’ayons pas peur des mots), qui ont déjà les vitres défoncées et les portes arrachées pour éviter d’éventuels squatteurs, sont alors détruits complètement, rasés jusqu'à la base, et bien souvent remplacés par des immeubles flambants neufs, très souvent plus hauts, mais qui sont montés tellement rapidement (ça aussi, je vous en avais parlé) que l’on peut se demander si le même sort ne les attend pas dans les prochaines années. Et quand je dis les prochaines années, c’est peut-être à peine une décennie, tant le climat peut se montrer rude ici à Shenyang, et tant les constructions sont faites rapidement et semble-t-il sans le soin nécessaire pour espérer résister aux intempéries. Mais il n’y a pas que les intempéries qui abîment ces bâtiments : les entrées d’immeubles chinois ne sont pas vraiment entretenues, et très rapidement, les parties communes (lobby, ascenseurs, …) deviennent sales, dégradés, etc…
Celui-ci est quand même déjà bien haut, je ne sais pas s'ils vont le raser pour en faire un autre...
Ceci est révélateur d’un aspect très surprenant de la mentalité chinoise. Quand quelque chose vieillit, on le consomme jusqu'à ce qu’il ne puisse plus servir, puis on le jette et on en rachète un autre (si possible, en mieux), et ainsi de suite. La notion de maintenance, ou d’entretien, est quasi inexistante. C’est ainsi qu’au sein de nos ateliers, nous avons du mal à faire en sorte que nos machines fonctionnent bien, car très souvent, certaines pièces sont défectueuses, mais pas encore complètement cassées. Les gars de la maintenance ne voient donc pas l’urgence à changer lesdites pièces, puisque la machine fonctionne encore à peu près bien. Or ce que l’on veut nous, c’est que ces machines fonctionnent à 100% de leur capacité, et dans leur état original (ou du moins, un état le plus proche possible de l’origine).
Sûrement un restaurant qui n'a pas résisté aux nouvelles chaînes qui pullulent dans les énormes centres commerciaux à deux pas de là
Cet aspect se retrouve donc un peu partout. Dans nos usines (et j’imagine dans beaucoup d’autres usines chinoises, avec certainement des degrés plus avancés, puisque nous poussons énormément nos équipes de maintenance à agir, et je ne pense pas que ce soit le cas partout dans les usines 100% chinoises), dans le bâtiment, dans l’automobile (certains taxis dans lesquels je suis montés n’avaient pas moins de 800 000kms au compteur, et ne semblaient pas vraiment prêts à s’arrêter de sitôt !), etc… Plus inquiétant, cela n’a pas l’air d’être sur le point de changer. Par exemple, bien que tout le monde constate que faire les trottoirs avec des grandes dalles de marbre, ce n’est pas une super idée, parce qu’avec les infiltrations et le gel en hiver, ça donne des dalles explosées et des trous et des bosses, on voit partout où l’on construit de nouveaux centres commerciaux que les trottoirs y seront gentiment pavés… avec des grandes dalles de marbres…

mardi 3 août 2010

Il fait beau à Shenyang !

Dōng líng gōng yuán (东陵公园) sous un soleil radieux
C’est suffisamment rare pour le signaler, nous avons eu un week-end avec deux jours de grand ciel bleu d’affilée. Un vrai ciel bleu sans brume, et un grand soleil, j’aime autant vous dire que nous ne sommes pas restés chez nous. Au programme, visite de la tombe de l’est, dōng líng gōng yuán (东陵公园), qui est apparemment la copie parfaite de la tombe du nord (je vous confirmerai ça quand nous l’aurons visité avec les parents en septembre), avec Alain, Xiaoyi, et Louis, nouveau V.I.E. fraîchement débarqué pour un an. C’était très agréable, il n’y avait pas trop de monde (les chinois n’aiment pas trop le soleil, j’y reviendrai), et la chaleur n’avait rien à voir avec celle de Shanghai. On a quand même pris des coups de soleil, mais on en était presque contents, comme preuve que les rayons du soleil peuvent nous atteindre même ici !
Scène typique chinoise.
Visez un peu le chapeau de la dame à droite. Oui, oui, c'est un nénuphar !
Ensuite nous nous sommes baladés au bord d’un étang qui borde la rivière, et il y avait plein de familles sur les bords, en train de pêcher, de pique-niquer, ou de faire la sieste dans des hamacs. Ça m’a rappelé les dimanches après-midi autour des étangs de Ville d’Avray, il ne manquait que les canards et les cygnes pour compléter le tableau.
Alain est super content !
et Xiaoyi peaufine son bronzage
Enfin, nous avons longé la rivière le long de laquelle je vais parfois courir, et nous nous sommes posés dans l’herbe, à contempler des groupes de chinois débarquer avec tout leur attirail de barbecue. En 10 minutes, le contenu de 2 mini-vans était étalé sur l’herbe : tentes, tables de jardins, chaises pliantes, 2 mini-barbecue, les immanquables glacières et caisses de bière, ainsi que les parasols et une nappe de 3 mètres par 4. Quand ils décident de faire un barbecue, ils ne rigolent pas les chinois. Ils étaient une grosse dizaine, et il y avait assez à manger et à boire pour nourrir tout ce beau monde pendant 15 jours !
Tout ce beau temps avait mis Xiaoyi de bonne humeur (comprendre d’humeur à faire beaucoup de shopping), et elle à réussit à me trainer dans les fameuses galeries commerciales dont je vous ai déjà parlé. Résultat des courses, 3 nouvelles chemises, et aussi des cadeaux chinois pour les copains qui débarquent la semaine prochaine ! J-4 messieurs !!

samedi 31 juillet 2010

Retour en piste après un silence coupable

Chers amis, chers lecteurs et lectrices,
Cela fait bien trop longtemps que je vous ai délaissés, et il est grand temps de reprendre le fil de ce blog. Je commence par vous annoncer une nouvelle qui n’a pas forcément plu à tout le monde (désolé ma p’tite Môman…) : je prolonge ma mission de presque un an, jusqu’à la fin du mois d’Août 2011. Un an de plus pour remplir ce blog, le challenge est excitant !
Je vais donc continuer dans la même entreprise, au sein du même atelier, mais avec une mission plus orientée sur la garantie qualité et l’industrialisation de nouveaux produits. Un virage qui tombe à pic alors que ma première mission s’était achevée récemment, et que le boulot manquait un peu pour passer le temps.
L’autre bonne nouvelle (et ce coup-ci c’est une bonne nouvelle pour tout le monde), c’est que je prévois de rentrer 15 jours en France pour les fêtes de fin d’année. L’occasion de revoir un maximum de monde et de goûter à nouveau les plaisirs de la cuisine française ! D'ici là, et jusqu'à la fin du mois d'Août 2011, vous serez les bienvenus pour une petite visite en Chine (pas forcément à Shenyang, si jamais cette ville ne vous fait pas rêver...) ou même quelque part en Asie. A très bientôt !

dimanche 13 juin 2010

6 mois

Cela fait 6 mois que je suis arrivé à Shenyang. 4 bons mois d’hiver bien franc, bien glacial, et bien morose, 1 mois de transition, qui ressemblait quand même plus à l’hiver qu’au printemps, et un dernier mois qui a vu l’été arriver à la vitesse d’un cheval au galop, chassant l’hiver et le printemps d’un même coup de sabot. Shenyang la froide, Shenyang la grise, est peu à peu devenue une ville plus verte, plus fleurie. Certes, les constructions ont repris, et comme je l’avais annoncé, les buildings poussent comme des champignons, donc Shenyang reste une ville bien poussiéreuse, mais avec ce petit vent qui chasse la pollution et la poussière, on se surprend à apprécier un peu plus la vie ici.
6 mois que j’apprends le chinois également. Un apprentissage bien difficile, bien plus difficile que pour l’espagnol – « une vie ne suffirait pas », disent certains – mais qui ma foi commence à porter des fruits. Sans être opérationnel, mon chinois m’aide à mieux passer au boulot. Les chinois ne sont pas tous très patients, mais ceux qui le sont apprécient généralement l’effort concédé, et une idée formulée dans un chinois approximatif sera bien souvent mieux reçue que formulée dans un anglais parfait mais pas toujours bien compris. Et puis il y a l’en-dehors du boulot, avec ici aussi des gens très surpris quand on arrive à leur sortir des phrases compréhensibles et à peu près dénuées de fautes. Mais si le chinois peut apporter une satisfaction immense les jours où ça marche, la frustration n’est jamais très loin, et l’on a vite fait de retomber dans le « j’y arriverai jamais, c’est beaucoup trop dur ».
6 mois et un autre constat, lié au précédent : je n’ai peu ou pas d’amis chinois. A part mes collègues, ma professeur, et le personnel de mon hôtel, force est de constater que je ne rencontre presque jamais de chinois, tant la barrière de la langue est difficile à franchir. Pourtant, certains me l’assurent : « si tu rencontres un chinois et que tu t’efforces de passer du temps avec lui, le reste suivra tout seul et tu feras bien plus de rencontres ». Mais ces gens-là ont déjà un niveau de chinois plus que respectable qui me fait dire que ça prendra peut-être un peu plus de temps que prévu.

lundi 7 juin 2010

La folie des malls

Au menu de ce deuxième volet sur la consommation : les centres commerciaux, ou gòu wù zhōng xīn (购物中心).
Rien qu’à Shenyang, je ne saurais dire combien il y en a. Historiquement, Shenyang comportait déjà il y a un siècle 2 rues commerçantes principales : Zhōng Jiē (中街, rue du centre), et Tài Yuán Jiē (太原街, rue de Taiyuan), dont je vous ai déjà montré quelques photos. Autour de ces rues, on pouvait donc raisonnablement s’attendre à une concentration de commerces un peu importante. Mais pour des raisons qui m’échappent encore, il semble que les chinois ne peuvent pas se contenter d’un ou deux centres commerciaux autour d’une grande rue. Rien qu’autour de Tài Yuán Jiē, il n’y en a pas moins de 10 (et encore, j’en manque peut-être), la plupart possédant au minimum 4 ou 5 étages. Il y a aussi un souterrain sur 2 niveaux, appelé « Fashion Street ». Généralement, ces centres commerciaux sont assez bien organisés et propres, façon Galeries Lafayette, et vendent des articles très très chers : on trouve ainsi très souvent un premier niveau avec des stands de produits de beauté, puis des magasins de montres et de bijoux, ensuite il y a généralement un étage pour les hommes, un autre pour les femmes, et un dernier pour les enfants. Dans chacun d’eux, on trouve bien entendu la plupart des grandes marques mondiales pour tous les types de produits. Certains centres ont des étages dédiés au sport, à la porcelaine, aux services à thé, etc. ; certains sont même dédiés entièrement au sport, à la porcelaine, aux services à thé. Bref, je pense que l’on peut aisément trouver tout ce que l’on cherche dans ces centres commerciaux. Le problème, c’est qu’ils sont tellement grands et tellement nombreux que l’on ne sait pas vraiment par quel bout commencer, et donc on perd un temps fou. L’autre jour, par exemple, il m’a fallu faire 3 ou 4 centres pour trouver un pantalon blanc pour une soirée « Sud-Ouest ». Mais j’imagine que cela fait partie du plan, un peu comme les organisations dans les supermarchés : plus le client doit passer de temps dans les magasins, plus il a de chances de succomber à la tentation et d’acheter des choses qu’a priori il n’avait pas l’intention ou le besoin d’acheter en entrant. Autre aspect assez surprenant et déjà évoqué dans mon post précédent, le nombre de vendeurs dans ces magasins : dans une superficie de 50m², il n’est pas impossible de trouver jusqu'à 10 ou 12 vendeurs !
Bien que Shenyang soit une ville moderne et tout et tout, il n’en reste pas moins que la pauvreté y existe encore. Le contraste est même saisissant, puisqu’à quelques blocs à peine de ces flamboyants centres commerciaux, on trouve encore des petites rues poussiéreuses encombrées de gens jouant aux cartes ou au mah-jong sur les trottoirs, de vélos et de tricycles surchargés de marchandises diverses, et qui abritent encore plein de petites échoppes sombres, qui elles aussi vendent de tout. Parfois j’ai même l’impression de changer d’univers en parcourant à peine 500 mètres, et je vois presque le même décalage qu’entre Bluefields et New York ! D’où la question (légitime ?) que l’on peut (doit ?) se poser : qui sont les gens qui vont dans ces gigantesques super-centres, et qui sont ceux qui continuent de consommer dans ces échoppes plus traditionnelles ? D’où vient ce décalage si immense entre les gens qui ont gardé sensiblement le même mode de vie qu’il y a trois décennies, et ceux qui achètent des Rolex et roulent dans des grosses berlines toujours impeccablement lustrées ? Jamais cette différence ne m’avait sauté aux yeux de manière si frappante. Qui plus est, il semble que la société toute entière est portée par cette dynamique frénétique de consommation. On construit des centres commerciaux, de la même manière que l’on construit des immeubles ici. Un seul, ce n’est jamais assez. Il faut que ca en jette, il faut que ca ait de la gueule, alors il faut en mettre tout plein. Mais parfois, il me vient une brusque envie de vraiment savoir bien parler chinois pour demander aux personnes âgées ce qu’elles pensent de la société qu’elles ont devant les yeux, et peut-être aussi pour demander aux plus jeunes s’ils réalisent ce qu’ils sont en train de faire…

jeudi 27 mai 2010

La folie des supermarchés

Voici le premier volet d’un double post qui montre à quel point la société chinoise est de plus en plus tournée vers la consommation. Au menu : les supermarchés en Chine !
Elles sont bonnes, mes chips !
Il existe des supermarchés chinois et des supermarchés étrangers (Carrefour, Wal-Mart, etc.), mais franchement à Shenyang tous se ressemblent, en ce sens qu’ils sont toujours pleins à craquer, bruyants, et que globalement, c’est très très pénible d’y faire ses courses. Ma description ne correspond peut-être qu’à Shenyang (quand je me suis baladé dans les quelques villes chinoises que j’ai visité, je ne me suis pas amusé à aller faire des courses, donc les commentaires de ceux qui savent sont les bienvenus !), mais voici un petit aperçu de ce que je vis : les supermarchés sont toujours relativement grands (2 à 3 étages), avec en général un énorme espace dédié aux produits frais. Le personnel est surabondant et omniprésent, ce qui est sympa au début quand on cherche quelque chose (quoique, avec mon niveau de chinois…), mais ça devient pénible quand par exemple, on a le malheur de se promener un peu mal rasé dans le rayon hygiène a la recherche de dentifrice, et que l’on se voit tendre 4 modèles de mousses à raser par 4 vendeuses. Mais sur ce point, avec un peu d’astuces, on finit par se fondre dans la foule sans trop se faire emm… repérer. Il y a en revanche quelque chose auquel on ne peut vraiment pas échapper, c’est le bruit. Déjà, le bruit de la foule, que l’on connaît déjà par chez nous les week-ends, mais le pire, ce sont les micros des vendeuses qui à longueur de journée haranguent le client pour le faire découvrir, sentir, toucher, goûter, acheter. Vous allez me dire que tout ça n’est pas vraiment typiquement chinois. En France aussi il y a des speakers qui vantent les promotions du jour. Oui, mais il n’y en a pas 50 qui hurlent tous en même temps.
Deux vendeuses avec l'indispensable micro, pour vendre du café
Quelques points positifs/sympas quand même : les fruits et légumes sont très variés, et à chaque fois on découvre quelque chose de nouveau. Au-delà du bruit et du harcèlement de certains vendeurs, les personnes derrière les comptoirs sont en général très serviables, et n’hésitent pas à prendre le temps de bien vous choisir vos fruits et légumes, vos morceaux de poisson ou de viande, etc. Les prix sont bien évidemment très sympathiques pour un consommateur habitué aux tarifs européens. Et enfin, les caisses sont très nombreuses et caissières ont le mérite d’être plutôt efficaces, donc les temps d’attente sont toujours raisonnables.
Seul Metro échappe un peu à cette règle, sans doute parce qu’il faut une carte pour y entrer, et que les prix sortent un peu plus des normes chinoises. On peut y apprécier le calme, la largeur des allées, l’absence de monde, et puis la présence de nombreux produits importés. Mais ensuite à la caisse, le portefeuille apprécie en général beaucoup moins !

dimanche 25 avril 2010

Nán bā mǎ lù (南八马路)

Tant que je suis sur le sujet de la circulation routière et de l'état des routes à Shenyang, voici une petite réponse illustrée à ceux qui prétendaient que je grossissais un peu le trait de mes descriptions pour en faire voir plus à mes lecteurs. Voici Nán bā mǎ lù, une route que je prends quasiment tous les jours pour aller à l'usine, et qui a visiblement beaucoup souffert pendant l'hiver...
Bon, est-ce que j'ai menti, alors ?
Ces derniers temps, les chauffeurs de taxi nous faisaient prendre des chemins un peu détournés dans le but évident d'éviter ce pénible passage, qui n'en reste pas moins bondé tous les jours aux heures de pointe. En discutant avec quelques uns d'entre eux, j'ai appris que ce tronçon de route allait être refait au mois de Mai. Maintenant que les beaux jours reviennent, il est vrai que nous voyons de plus en plus de camions chargés de bitume pour la réfection des routes. Et ça va faire du bien !

Road Signs of Shenyang

Je vous avais dit que je serai amené à reparler de la circulation à Shenyang. Voici donc un nouveau clin d’œil à cet aspect de la ville, qui me fait maintenant plus sourire que peur. Sur la photo ci-dessous, vous pouvez voir un exemple des bannières que l’on peut trouver sur la plupart des grands carrefours de la ville. Ces pancartes « bilingues » incitent à la prévention routière, et quand je vois ce qu’il se passe, et notamment aux niveaux de ces carrefours, ça me fait doucement rigoler ! En plus, comme vous pouvez le constater, les traductions sont souvent faites en « chinglish », et parfois avec des jolies petites fautes d'orthographe, ce qui accentue l’aspect comique de la chose (cf. numéros 21 et 22 par exemple).
Avec les fautes d'orthographe, c'est encore mieux...
Voici une liste non-exhaustive (mais pas loin quand même, depuis le temps que je travaille dessus !) des quelques slogans sécurité qui reviennent le plus souvent :
  1. Thousand-mile journey starts with single steps, life-long happiness begins with safety.
  2. Civilized traffic every day, happiness all the way.
  3. Stop at red traffic light and go at the green, safety is thus ensured.
  4. Be patient and courteous, establish harmonious traffic.
  5. We are equally entitled to safety, we equally fall prey to accidents.
  6. Cherish our lives and safety is always with our travelling.
  7. Pedestrian overpasses and tunnels are the way to safety and happiness.
  8. Courteous travel leads to safety, aggressive travel results in accidents.
  9. Drink and drive, your life will be discounted.
  10. Drivers, please have a good grasp of the speed and the steering wheel of your life.
  11. Cherish life, refuse to break the law.
  12. Solid lines, dotted lines and zebra crossing are all safety lines.
  13. Traffic lights are beacons guiding us to safe haven.
  14. Be courteous and observant pedestrians, aggressive crossing leads to accidents.
  15. All roads are safe and sound co-headed and good-tempered drivers
  16. Road politeness makes better way and happier driver.
  17. Drivers, passengers, please wear your seat belts as required.
  18. Good man, safe all life; Good driver, safe all the way.
  19. Abiding by the law and be safe and go home.
  20. Safe driving and no violation; safely go back to your loving family.
  21. Civilized trip is the assurance of your safety and happy.
  22. Safety accompanied with abiding by the law, accidents accompanied with offending against the law.
  23. Fatigue driving leads to accidents, vigorous driving ensures safety.
  24. Drink and drive, drunk and drop
  25. Comply with traffic rules and be courteous, safe driving and establishment of harmonious society
  26. To comply with traffic laws and regulations, to care about life journey
  27. Close relatives care for you when you are driving, whole family will be happy when you return with safety
J'ai commencé à les prendre en photos et à faire un album. N'hésitez pas à aller y faire un tour !

samedi 10 avril 2010

Quelques photos de Shenyang

Pour fêter la fin de l'hiver (bon, on a quand même eu de la neige hier, après une semaine de beau temps, et il paraît que ça sera pareil lundi, mais bon...), voici quelques photos en vrac de Shenyang, prises depuis mon arrivée. Enjoy !
Zhòng Shān Guǎngchǎng (中山广场) avec une des plus grandes statues de Mao du pays, à 2 pas de chez moi.
Ce que je voyais en ouvrant les rideaux le matin...
Tàiyuán Jiē (太原街), ou Tàiyuán Street, rue piétonne commerçante, avec ses 2 McDo, ses 2 KFC, ses 2 Starbucks, et pleins de centres commerciaux, le tout sur moins d'un kilomètre de long.

mercredi 27 janvier 2010

Qi Pan Shan

Il y a 2 semaines, j’ai accompagné Pierre-Yves, mon boss, à Qi Pan Shan, à une quinzaine de kilomètres de Shenyang, où se tient un mini « Winter Festival ». C’était un bon avant-goût de ce qui m’attend le week-end prochain à Haerbin, à la fois pour pouvoir comparer les statues de glaces ici et là-bas, mais surtout pour vérifier que mon équipement contre le froid était suffisant ( et ce n'était pas du tout le cas).
Nous avons donc pu observer quelques statues de glaces, dont un magnifique ours blanc géant (pour vous donner une idée, je suis haut comme le petit ourson à côté du gros machin !), et aussi des sculptures faites dans la neige, avec notamment une mini Muraille de Chine et une Cité Interdite. Aux dires de Pierre-Yves, c’était un peu décevant par rapport à l’année passée, peut-être parce que nous y sommes allés un peu tôt par rapport à Chun Jié (nouvel an chinois), et que tout ne semblait pas être terminé.
Du coup, en guise de consolation, nous sommes allés voir la cité du cinéma, où sont tournés de nombreux films du cinéma chinois. Je vous invite à consulter les albums photos pour vous faire les dents (euh... les yeux ?) et pour patienter en attendant les prochains articles.
Le week-end prochain, c’est donc le glacial Haerbin qui va nous accueillir. Je suis équipé (chaussures fourrées, damarts, écharpes, gants de ski, bonnet, caleçons longs, pulls en laine), j’ai les billets de train, l’hôtel est booké : c’est parti !

dimanche 10 janvier 2010

Le boui-boui

J’attire votre attention sur le fait que j’essaye de libeller mes articles pour améliorer votre confort de navigation. Bon, le système n’est as encore tout à fait au point, mais j’y travaille. Aujourd’hui, j’ouvre un nouveau libellé intitulé « J’ai testé pour vous… », qui je l’espère comportera de nombreux articles.
Pour commencer, voici donc le récit de mon expérience dans un petit boui-boui chinois. Mais si, vous savez, ce genre de petits restaurants dans lequel on n’ose à peine rentrer, car on ne sait pas trop ce qu’on va y trouver, ni même s’il s’agit réellement d’un resto. Je dois avouer que c’est Mathieu qui a tenté l’expérience le premier et qui m’y a emmené. Pour ma défense, il était là deux mois avant moi, donc il a eu le temps de crever de faim dans son hôtel avant moi. Toujours est-il que c’est maintenant presque avec régularité que nous nous y rendons, car c’est à chaque fois l’aventure. Le principe : une fois installés, après avoir fait comprendre que l’on voulait manger (maintenant, c’est bon, ils nous connaissent), la serveuse nous donne une carte avec tous les plats, écrite en chinois bien sûr. Du coup, on fait plouf plouf. Ou alors on décide de ce que l’on veut manger en fonction du prix. Pour l’instant, il n’y a jamais eu de mauvaise surprise, à part peut-être ce gros morceau de gingembre l’autre jour...
C’est marrant de voir que l’on peut s’en sortir quand même juste avec les gestes. Mais ça donne aussi envie d’apprendre à reconnaître quelques caractères, histoire de commander des nouilles et pas du riz le jour où l’on en a vraiment envie. Une chose est sûre : c’est forcément moins cher que si je mangeais chez moi. Mais vous me connaissez, je ne résisterai pas à un bon petit plat français fait maison de temps en temps !

jeudi 7 janvier 2010

Balade à Běi Líng Gōng Yuán

Un dimanche j’ai accompagné Mathieu, un stagiaire arrivé 2 mois avant moi, au 北陵公园 (Běi Líng Gōng Yuán, grand parc du nord de la ville), dans lequel on trouve notamment la tombe de Zhaoling, où reposent quelques empereurs de la dynastie Qing, et des grands lacs, qui sont bien évidemment gelés en ce moment, et sur lesquels beaucoup de chinois viennent faire du patin à glace. Mathieu s’est lui-même équipé, puisqu’il ne va rester ici que jusqu'à la fin de la période hivernale, et s’y rend régulièrement pour s’adonner aux plaisir de la glisse.
Par un froid spécialement mordant ce jour-là, puisqu’il avait neigé la veille, nous entrons dans le parc tout blanc, en direction de l’entrée de la tombe, où se trouve une piste aménagée pour les patineurs. En chemin, nous passons devant plusieurs parcs gelés, et à la surface de l’un d’eux, une tranchée d’environ 15 mètres de longueur a été creusée dans la glace pour les nageurs. Nous en rigolons avec Mathieu, jusqu'à ce qu’un quinquagénaire s’approche en slip de bain et s’élance pour un aller retour dans une eau dont j’ose à peine évaluer la température. Ça explique peut-être pourquoi les chinois vivent si vieux !
Sur l’anneau, on trouve des chinois et chinoises de tous les âges, qui patinent sur des patins à grandes lames à des vitesses impressionnantes. Il y a une sono qui crache un air chinois, ce qui donne une ambiance de vacances très agréable. Vous avez sûrement déjà vu les épreuves de patinage de vitesse aux Jeux Olympiques d’hiver, et bien, cela ressemble vaguement à ça. Autant dire que le pauvre Mathieu qui débute a du mal à se sentir à l’aise au milieu de tout ce monde lancé à toute allure.
Après l’avoir observé quelques tours, je décide d’aller faire un tour dans le parc, autour de la tombe. L’entrée n’est pas très chère, je pense que j’irai la visiter un de ces quatre. Mais ce jour-là, j’avais bien trop froid ! Le fond du parc est tout l’opposé de la piste : vide, calme, reposant. Mathieu m’a même dit qu’on peut y voir tout plein de vie, des écureuils, des rongeurs, etc. Je n’ai pas été aussi chanceux que lui, puisque je n’ai aperçu que des oiseaux.
Ça je sais pas ce que c'est, mais ça avait de la gueule, alors je vous le mets !
Shenyang possède ainsi de nombreux parcs et squares dans lesquels les chinois aiment à se rendre, pour de simples balades, mais aussi pour faire de l’exercice. Je n’y ai jamais été tôt le matin, mais je ne serai pas surpris de voir des chinois faire de l’exercice de bon matin. En effet, dans la plupart de ces parcs, on trouve la « salle de sport du chinois ». Mais qu’est-ce donc ? Il s’agit tout simplement d’espaces aménagés avec des instruments de musculation ou de gymnastique, pour faire des abdominaux, de la barre fixe, etc. Avec les températures actuelles, je n’ai que rarement vu de chinois les utiliser, mais je pense que des que le climat se fera plus clément, il y aura beaucoup plus de monde. Peut-être alors que ces endroits perdront un peu de cette tranquillité que l’on peut ressentir et apprécier là-bas.
Bon, je dois avouer que j'ai été un peu flemmard et j'ai été récupérer celle-ci sur Internet. Promis, à l'occasion, je vous en fais une "made in Shenyang"

mardi 5 janvier 2010

Vous reprendrez bien un peu de Shenyang ?

Salut à toutes et à tous ! Me revoici enfin sur la toile, mes excuses de vous avoir fait patienter autant, mais j’ai encore du filouter pour accéder à mon blog. Cette fois-ci, ça m’a coûté quelques dollars, mais c’est pour de bon ! Je vais donc reprendre là où je vous avais laissés et vous parler un peu plus de Shenyang.
Lors de mon deuxième week-end ici dans la capitale de la province du Liaoning, comme j’aime un peu prendre de la hauteur pour comprendre les choses (ceux qui me connaissent bien ne me contrediront pas) je suis monté à la Tour TV de Shenyang. Cette tour fait 300 mètres de haut et est située à peu près au centre de la ville, ce qui permet d’avoir un bon aperçu de l’étendue de la ville. Enfin, normalement. En effet, une fois en haut, j’ai été un peu déçu de constater qu’une brume épaisse, très certainement due à la pollution, empêche de voir au loin. J’avais pris de soin de choisir un jour ensoleillé et dégagé, mais cela n’a pas suffit. Néanmoins, on prends conscience que la ville est immense, avec de très larges avenues, de nombreux parcs, et au loin, on aperçoit l’imposant stade olympique (Shenyang accueillait les épreuves de football pendant les J.O. 2008).
On prend surtout conscience que l’agglomération s’étend à vitesse grand V. Ce n’est pas très visible depuis le centre ville (et aussi a cause de cette brume), mais il y a des centaines de grues en périphérie, qui construisent buildings sur buildings à une cadence infernale. En ce moment (c’est le cas de le dire), les constructions sont gelées (bah, oui, c’est pas trop le moment de couler du béton, mon cousin Thomas vous en parlera très certainement mieux que moi…), mais je pense que dès avril, on verra de nouveaux immeubles pousser tels des champignons. Cousin, si tu t’ennuies après le Qatar, tu peux venir ici les yeux fermés, tu trouveras du boulot !
A mesure que ces grands immeubles sont construits, les vieux immeubles, beaucoup plus bas, sont vidés progressivement de leurs habitants et détruits, ainsi que les petites centrales à charbon qui les chauffaient. Celles-ci sont remplacées par des plus grosses centrales, bien plus modernes, efficaces et moins polluantes, qui alimentent plusieurs immeubles à la fois. Mon chef m’a ainsi dit qu’en un an, autour de l’usine, pas moins d’une centaine de petites cheminées qui crachaient de la fumée bien noire, ont été remplacées par une quinzaine de grosses cheminées à fumée blanche. Comme quoi les chinois font beaucoup d’efforts pour essayer de limiter leurs émissions. Mais bon, chauffer une ville comme celle-là, et ces millions d’habitants, quand on fait ça au charbon, c’est difficile de ne pas créer cette brume épaisse. Et pour avoir eu froid, mais alors très très froid depuis que je suis arrivé, je peux vous dire qu’on oublie vite fait ses tendances écolo et qu’on est bien content de rentrer dans un taxi chauffé ou un centre commercial chauffé !
Prochain post, je vous parlerai de ma visite de quelques-uns des nombreux parcs de Shenyang. En attendant, vous pouvez retrouver plus de photos dans les albums !

samedi 26 décembre 2009

Shenyang, ses routes, ses voitures, et ses chauffeurs...

Puisque c'est la première chose que l'on découvre (après le froid, bien sûr...) en sortant de l'aéroport, je vais aujourd'hui vous parler de la circulation à Shenyang. Premier constat, je suis à nouveau dans un pays civilisé où les volants sont à gauche dans les voitures et où les véhicules circulent à droite sur les routes. Ouf ! Ensuite, à la différence de la Thaïlande, où seules quelques BMW et Mercedes se perdaient au milieu des Toyota, on trouve ici beaucoup plus de voitures occidentales. Audi et Volkswagen sont implantés ici depuis longtemps, et ça se voit. Si les marques me parlent, les modèles sont en revanche adaptés à l'Asie, et notamment, toutes les voitures ont des coffres longs. En effet, il semble que les chinois aiment les berlines, et pas seulement les grosses allemandes. Les voitures asiatiques restent bien entendu majoritaires, Toyota et Nissan en tête, mais il y a aussi beaucoup de marques chinoises (Brillance, Jin Bei, Chery, ChangFeng, ...) qui font des berlines qui ont tout autant la classe.
Tout ce joli parc automobile circule sur des voies immenses. Ceux qui les ont conçus ont été très malins et ont anticipé que le nombre de voitures allait un jour exploser. Ainsi les petites avenues sont déjà des 2×4, et l'on va jusqu'à du 2×8 ! Voilà pour la « photo » de la ville. À l'arrêt. Si maintenant, vous décidez de mettre tout cela en mouvement, cela vous donne une joyeuse anarchie qu'il va m'être difficile de décrire pleinement dans un seul post. Je pense qu'en un an ici, d'autres anecdotes m'inspireront des articles à ce sujet. Mais pour vous donner une petite idée de ce que c'est, il faut savoir que :
  • le concept de clignotant est visiblement peu connu.
  • de la même façon, les franchissements de lignes continues, et a fortiori de doubles lignes continues, n'ont pas l'air interdit...
  • en revanche, le klaxon est sur-utilisé et signifie un nombre incalculable de choses. Je vous renvoie à l'article d'Alain sur les taxis à Shenyang pour un aperçu de ce que c'est. Je pense aussi que la description de Thibault sur la conduite à Mumbai se rapproche pas mal de Shenyang.
Quelques petites anecdotes :
  • Il n'est pas rare de voir une 2×4 voies se transformer en 3-5, parce qu'un conducteur un peu pressé à décider de grignoter une voie, et cela arrive d'autant plus souvent que l'on s'approche d'un carrefour.
  • Les carrefours sont en théorie gérés à l'américaine. C'est-à-dire que les feux sont de l'autre côté du carrefour, et que on a le droit de tourner à droite même si le feu est rouge (en laissant la priorité à la voie qui a le feu vert, quand même). En pratique, c'est juste le gros boxon.
  • Il est déconseillé de mettre sa ceinture. Pourquoi me direz-vous, alors que justement, vu que les gens circulent comme des fous, il vaudrait mieux la mettre ? Parce qu'elles servent tellement peu que si vous avez le malheur de la mettre, vous aurez le droit à une magnifique diagonale noire sur votre chemise...
Mais l'oscar de la plus grosse blague revient sans conteste à la rocade sud qui mène à l'usine. C'est une rocade en grande partie suspendue, avec beaucoup de jonctions de routes entre les piliers qui la soutiennent. L'hiver, l'eau qui s'est infiltrée dans ces jonctions a une fâcheuse tendance à geler (c'est quand même bizarre alors qu'il fait si bon dehors...), et donc les jonctions explosent. Ajoutez à cela une autre fâcheuse tendance, celle des camions à rouler bien plus chargés que ne l'autorise la loi (si jamais il y en a une concernant une éventuelle limite de chargement), et vous obtenez des nids de poules énormes tous les 50 mètres, sur à peu près toute la longueur de la rocade. Les réparations sont encore plus risibles : 2 chinois s'arrêtent à chaque trou pour déverser du bitume chaud depuis l'arrière de leur voiture, tassent vaguement avec une pelle, et enchaînent. Autant vous dire que le premier camion qui passe là-dessus explose bien gentiment cette réparation de fortune, et l'on se retrouve en plus avec des gravillons partout !

lundi 14 décembre 2009

Visite de mon chez moi

Me voici de retour sur la toile (merci les z'amis pour vos trucs et astuces pour contourner le "Great Firewall"), et je peux vous dévoiler en exclusivité les photos de mon "petit" chez moi. Bon comme vous le constatez, il y a de la place, donc vous êtes les bienvenus quand vous voulez !
J'avais prévu de vous faire un petit film de présentation, puisqu'apparemment, c'est à la mode et que c'est très apprécié des lectrices ;-) mais malheureusement, chez Panasonic, il faut un super logiciel pour convertir les films prix sur appareil photo, et forcément, j'ai laissé le CD d'installation en France... Donc ça attendra !
Prochain post : plus de news sur Shenyang, les chinois, le froid, la bouffe (bah oui, quand même...), et si vous êtes sages, peut-être des photos.

Une petite carte pour vous aider à repérer mes visites en Asie


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