Da Jia Hao ! 大家好!

Bienvenue sur ce blog !

Je m'appelle Maxime, et j'ai travaillé en tant que V.I.E. dans la ville de Shenyang entre le mois de Novembre 2009 et le mois d'Août 2011.

Me voici donc rentré en France, mais pour autant j'essaierai de continuer à faire vivre ce blog, car il me reste encore quelques histoires à vous raconter. Et pourquoi pas le prolonger plus tard ?

Ce blog est fait pour vous, mais merci de LAISSER UN COMMENTAIRE, car un post non commenté, c'est comme s'il n'était pas lu... Pour lire dans l'ordre chronologique, il faut commencer par la fin et lire de bas en haut. enJoy !

Voici l'heure qu'il est du côté de l'Empire du Milieu : horloge parlante
Affichage des articles dont le libellé est week-ends. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est week-ends. Afficher tous les articles

jeudi 13 octobre 2011

Voir Hong Kong... et repartir

Cette fois-ci, c’était bel et bien le dernier trip, la dernière escapade en dehors de Shenyang, avant de rentrer en France. Je suis donc parti 5 jours à Hong Kong, pour voir l’ami Pad, accompagné d’Alain qui lui aussi rendait visite à son pote Pierre. La tentation était trop forte pour le compère Mathieu, qui nous a rejoints pour le week-end ! Encore un mini-rassemblement “bouliste”, et bien sûr, encore un super week-end !
.
Vue de Central (le quartier d'affaires) depuis Kowloon
.
Comme Pierre et Pad travaillaient tous les 2 le vendredi, Alain et moi sommes partis nous balader sur Lamma Island, petite ile au sud de l’île principale de Hong Kong. Nous avons pu découvrir à quel point le système de transport public de la ville est développé. Métro, taxi, tramway, ferry, bus, minibus, toute la ville est quadrillée de manière impressionnante, et comme à Shanghai ou encore à Séoul, ils ont une carte “Octopus”, une espèce de “Multipass” qui permet de tout payer, les transports, mais aussi les petites courses, les restaurants, etc… C’est tout simplement idéal. On se demande vraiment pourquoi un tel système n’existe pas encore par chez nous…
.
Plage sur Lamma Island
.
Vendredi soir, Mathieu nous rejoignait, l’occasion d’aller poser ses affaires chez Pad, et d’y prendre l’apéro ! Ensuite, après un rapide passage sur Wan Chai, quartier pas forcément très bien fréquenté (si vous voyez ce que je veux dire), nous partions sur Lan Kwai Fong, LA rue des bars de Hong Kong. Mais pas trop tard quand même, car le lendemain nous attend une journée “boat trip” organisée par une connaissance de Pierre. Au menu : 86 personnes sur 2 gros bateaux, direction les New Territories, pour de la baignade, du farniente, mais aussi des activités un peu plus sportives pour les plus téméraires. C’est ainsi que j’ai expérimenté pour la première fois le wakeboard, qui n’est autre que du ski nautique avec un snowboard, pour ceux qui ne connaîtraient pas. C’est trop génial, même si ça fait sacrément mal aux bras ! Visiblement, pour beaucoup de gens à Hong Kong, les week-ends ressemblent beaucoup à cela : la proximité des plages et des New Territories est un luxe exceptionnel dont ils auraient bien tort de se priver, et l’agencement des îles est tel que toute sorte d’activité aquatique (sauf peut-être le surf et la plongée sous-marine) est envisageable : windsurf, wakeboard, kite-surf, tout est praticable ici !
.
Le fameux tramway à deux étages. 6è génération.
.
La civilisation fait son chemin
.
Dimanche, c’est tout courbaturés (et brûlés par le soleil pour certains !) que nous nous engagions dans une petite visite des “classiques” de Hong Kong, à savoir, une balade dans le quartier de Wan Chai, histoire d’acheter un petit iPhone pour un copain, et de prendre le fameux tramway à deux étage de la ville. Puis nous montions au Victoria Peak, sans passer par la case téléphérique, car beaucoup trop de “mainlanders” (les Chinois du continent) qui faisaient la queue. Nous avons été plutôt chanceux et avons profité d’une vue assez dégagée pour avoir un bel aperçu de la baie. Puis nous sommes tranquillement redescendus pour traverser la baie en ferry direction Kowloon, pour assister au show son et lumière qui a lieu tous les soirs à 20h. Ce devait être au moins la 10è fois que Pierre accompagnait des gens pour ce show, et il commençait à le connaître par cœur ! Le show consiste en un petit quart d’heure pendant lequel les bâtiments du côté de l’île principale sont illuminés, avec des néons qui changent de couleur (je vous avait déjà expliqué à quel point ils aiment ça, les Chinois), et de la musique. Bon, ce n’était pas digne de ce qu’on avait vu avec les parents à Yangshuo, bien sûr, mais il faut reconnaître que c’est pas trop mal.
.
Vue depuis le Victoria Peak
.
La troupe du week-end
.
Mathieu devait ensuite nous quitter en vitesse pour aller prendre son avion, et nous profitions de notre dernier dîner à HK avec Alain pour aller déguster des spécialités locales. La nourriture cantonaise est bien différente de la cuisine du Dong Bei, et surtout les quantités servies n’ont rien à voir ! Les plats nous paraissent bien ridicules, et nous sommes obligés de revoir la commande à la hausse. Mais c’est franchement pas dégueux.
.
Comme sur les cartes postales...
.
Lundi, Alain et moi profitions de la dernière matinée pour aller se balader dans les marchés de Kowloon, qui n’étaient malheureusement pas vraiment ouverts. Nous retrouvions Pedro et Pad pour le déjeuner express dans un restaurant à Dim Sum, les fameux raviolis/beignets/rouleaux de printemps cuits à la vapeur, spécialités du sud de la Chine. Et puis c’était l’heure de rentrer, le dernier retour vers Shenyang, avant un bon petit moment certainement...

lundi 8 août 2011

Week-end aux milles montagnes

Il y a maintenant 5 semaines (comme le temps passe vite), nous sommes sortis de Shenyang le temps d’une journée pour aller faire une petite balade en montagne du côté d’Ānshān (鞍山), ville située à une grosse heure de route au sud de Shenyang. C’est l’occasion de retrouver de l’air un peu moins pollué, et pour Claire (nouvelle stagiaire arrivée pour 6 mois) et Guillaume (technicien de passage qui vient accompagner Fabrice 3 semaines sur sa machine avant de lancer la même sur le nouveau site du Brésil) de découvrir un peu la “campagne” chinoise.
.
Entrée du site
.
Début de l'ascension
.
Le site touristique (car malheureusement, c’est un site encadré, et non pas juste une montagne que l’on pourrait grimper tranquillement) s’appelle Qiānshān (千山, littéralement, les milles montagnes) et comme son nom l’indique, c’est une espèce de massif montagneux avec plein de sommets. Ça ressemble pas mal à ce que j’ai déjà pu voir à Huáshān (华山, près de Xī’ān) ou à Láoshān (崂山, près de Qīngdǎo), c’est-à-dire des massifs de pierres blanches, avec beaucoup de pins en guise de végétation dominante. C’est aussi beaucoup moins haut donc un poil moins impressionnant. Et bien entendu, puisque l’on est en Chine, on trouve un téléphérique, des chemins pavés de marches, et une entrée payante ! Néanmoins plus on se rapproche du sommet, plus on réussit à trouver des petits chemins sympas et vides (ou presque) de chinois. Donc on en profite pour se faire un bon petit pique-nique bien franchouillard, avec jambon-beurre et même des vaches Kiri (voui môôôsieur). Une fois rassasiés nous attaquons l’ascension vers le sommet par le chemin du Tigre.
.
Touristes chinois typiques...
.
Quelques passages étaient plutôt... étroits !
.
Au retour vers la gare routière d’Ānshān pour prendre le bus de retour, nous avons pris un bus de ville qui nous a fait traverser des quartiers entiers complètement en travaux. C’était assez effrayant de constater qu’en fait, il y a bien pire que Shenyang ! La ville est encore plus en “reconstruction” que Shenyang, et ce ne sont pas quelques rues, quelques pâtés de maisons en travaux, mais bel et bien des quartiers complets. Avec bien entendu l’atmosphère irrespirable chargée de sable et de poussière qui va avec. Finalement, on n’est pas si mal à Shenyang.
. . .
Malgré tous les inconvénients cités plus haut, c’était quand même bien sympa de faire un peu de marche et puis c’était tout de même bien mieux qu’une après-midi classique. En plus il faisait super beau et chaud, la vue était relativement dégagée, bref, encore une journée bien agréable.

samedi 9 juillet 2011

Huludao – Xingcheng

Un week-end de mai, nous avons profité du beau temps pour sortir un peu de Shenyang et chercher de l’air un peu plus “pur” du côté de la mer. Nous voilà donc en route (enfin, en rails plutôt, puisqu’on n’a pas trop la droit de conduire, par ici…) pour Huludao, petite ville côtière sur le chemin entre Shenyang et Beijing.
Raph fait connaissance avec la population locale...
Les trains sont de mieux en mieux en Chine. Récemment, une nouvelle ligne rapide a été inaugurée entre Shanghai et Beijing, et les trains sont maintenant supposés reliés ces deux villes en moins de 5 heures. Dans le Dongbei, les trains ne sont pas encore aussi rapides, mais on ne se plaint quand même pas. En moins de deux heures, nous étions à Huludao. Le centre-ville ne présente qu’un intérêt mineur. On dirait Shenyang en plus petit, en moins haut, avec quinze fois moins de laowais (si, si c’est possible !), donc nous rejoignons rapidement le bord de mer, pour y déjeuner et essayer de trouver un endroit pour passer la nuit. Malheureusement, comme c’est encore le cas dans de nombreuses petites villes chinoises, il n’y a que très peu d’hôtels qui acceptent les étrangers. Même avec le chinois impeccable de Sophie et Raphaël, rien n’y fait, les établissements refusent.
Si les hôtels refusaient, ce n'était pas uniquement pour ça...
Du coup, nous décidons de faire route vers Xingcheng, petite ville un peu plus loin sur la côte, qui est censée abriter une ancienne petite ville fortifiée. 20 minutes de taxi plus tard, nous y voilà, et nous finissons par trouver un hôtel qui acceptent nos sales têtes de laowais. Ouf ! Dans l’après-midi, nous visitons la fameuse ville fortifiée, qui est maintenant remplie de petites boutiques qui vendent des fringues, des bibelots, de la bouffe, etc… Pas très pittoresque, mais au moins ce n’est pas Disneyland comme c’est malheureusement le cas dans la plupart des sites touristiques chinois aujourd’hui. Et puis le tour sur les remparts est franchement très agréable, même si encore une fois, nous avons l’étrange impression d’être les seuls à en avoir payé le droit d’accès…
Dans la foulée, nous sommes ressortis des remparts et avons erré dans le marché de ville. Ici encore, on trouve de tout, et ça m’a pas mal rappelé le petit marché où nous avions mangé avec les parents dans les environs de Yangshuo. Etalages de viandes et de poissons en plein air, fruits et légumes, senteurs et odeurs, tout est mêlé dans un joyeux capharnaüm. Mais au moins, pas de bactérie E. coli, ici ! On a juste toutes les autres…
Nous finirons la journée sur le bord de mer, pour admirer le coucher de soleil. Alain, en bon breton du Finistère nord, ne s’est pas refusé une petite trempette (elle avait quand même pas l’air bien chaude…), pendant que des chinois faisaient du pédalo dans la baie. Nous avons ensuite découvert des hôtels bien mieux que celui dans lequel nous étions, sur le front de mer, et qui acceptaient les loawais. Le tout pour environ les mêmes prix… Pour nous consoler, nous avons donc dîné dans l’un de ces hôtels, et on s’est régalé. Pour ponctuer le tout, j’ai eu un coup de fil de France de mes potes de la Bouliste, en retrouvailles chez Martin à Toulouse, ça m’a bien fait plaisir.
Encore un bel exemple de l'art kitsch chinois
Le dimanche, nous avions juste le temps d’une petite balade matinale le long de la mer, entre Xingcheng et Huludao. Bien sympathique, ma foi, et c’était une bonne préparation au bronzage pour mon séjour en Malaisie qui se profilait à l’horizon ! Arrivés à Huludao, petit resto de brochettes (suuuuuper bon) et hop, nous étions de retour à la gare pour repartir vers Shenyang. Seul point négatif du week-end, c’était parfois pesant d’être encore plus regardés par les gens que d’habitude. Les petites villes du Dongbei ne sont pas tout à fait ce qui ce fait de plus touristique en Chine, et donc les laowais se font plutôt rares dans ces coins là. En conséquence, nous avons eu presque l’impression de retrouver la “civilisation” de retour à Shenyang.

dimanche 26 juin 2011

Match de foot à Shenyang

Un dimanche de mai, nous sommes allés assister à un match de football dans l’un des deux grands stades de Shenyang. Pour rappel, ces stades ont accueilli les matchs des épreuves olympiques en 2008, donc ils sont assez balèzes (au moins 50 000 places je dirais). Le match du jour opposait une équipe de notre province, le Liaoning (辽宁宏运, Liáoníng Hóngyùn) à une équipe de Beijing (北京国安, Běijīng Guóān).
.
Grosse ambiance, beaucoup de monde aux abords du stade, avec les parures habituelles pour ce genre d’événements. Les supporters de Shenyang sont tous en rouge et noir, ce qui n’est pas fait pour me déplaire, les fanfares sont là, bref, je retrouve une atmosphère familière et ça ne fait pas de mal ! Malheureusement, la comparaison s’arrête là. Ou presque. Car si l’ambiance paraissait bon enfant à l’entrée du stade, elle est tout autre à l’intérieur. Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas exactement un grand fan de football, et que je ne fréquente pas très souvent les stades, mais l’impression que j’en ai, c’est que les supporters (en excluant les hooligans et autres casseurs) viennent avant tout pour encourager leurs équipes, et non pour pourrir les adversaires. Ici, c’était tout le contraire. La tribune dans laquelle nous nous trouvions devait être celle des “ultras”, donc nous étions en plein milieu d’une foule rouge et noire, équipée de drapeaux, d’écharpes et de mégaphones, et visiblement aguerrie aux rites locaux, qu’ils soient chants ou danses. La plupart de ces chants, que dis-je, l’immense majorité d’entre eux, consistaient à insulter profondément l’adversaire (avec un focus tout particulier sur les mamans des joueurs…), à huer les joueurs entrants comme sortants, à siffler toutes les fautes, et bien sûr à ne pas respecter le silence avant les coups francs. Bref, un modèle exemplaire du fair-play chinois.
.
.
Mais bon, vu le niveau général sur le terrain (à peine niveau nationale 2, voire CFA je dirais…), c’était assez risible de voir tous les beaufs chinois s’agiter tous en cœur dans les tribunes. Et puis comme le soleil était au rendez-vous, l’après-midi était belle, et le prix de la place était relativement dérisoire (30 yuans, soit un peu plus de 3 euros…), bref, c’était quand même une expérience qui valait le coup.

mardi 14 juin 2011

Wu'Ai market

Comme promis, voici enfin l’article sur Wǔ’ài market, dont je vous avais déjà parlé auparavant.
Les différents bâtiments communiquent entre eux via des passerelles, mais ça ne rend pas forcément la circulation beaucoup plus facile !
Comme toute bonne ville chinoise qui se respecte, Shenyang possède un grand marché où l’on peut trouver à peu près tout, et surtout n’importe quoi. Ce marché s’appelle Wǔ’ài Shìchǎng (五爱市场), et c’est toujours une expérience toute particulière de s’y rendre. C’est le marché chinois par excellence : un dédale d’allées remplies de toutes petites échoppes, avec un semblant d’organisation mais pas trop quand même, et surtout, surtout, en permanence bondé, bruyant, avec des vendeurs qui hurlent pour vous faire rentrer dans leurs magasins, des négociations féroces sur les prix, et bien sûr des lǎowài qui viennent se faire plumer !
.
Il y a en fait plusieurs bâtiments, plus ou moins dédiés (chaussures, fringues, sous-vêtements et le “nouveau”, où l’on trouve tout le reste). Petit détail, dans chacun de ces bâtiments, les escalators ne font que monter : impossible d’en trouver un pour descendre ! Et il est également pas évident de trouver les escaliers de service, planqués à chaque fois à l’un des coins du bâtiment. Malins ces chinois !
Comme dans tout endroit chinois qui se respecte, on trouve bien évidemment des gens qui mangent... .
... et des gens qui dorment ! .
Malgré cela, c’est devenu notre repaire pour nous approvisionner en déguisements, en souvenirs, et surtout en chinoiseries bien moches et bien kitsch pour faire des cadeaux stupides. Martin et Damien en ont fait la douloureuse expérience quand ils sont venus, puisqu’ils sont repartis respectivement avec un chat en or avec un bras articulé et une tirelire cochon recouverte de paillettes dorées. Lorsque Alain a décidé d’organiser une soirée de Noël avec pour consigne d’acheter un “cadeau chinois”, c’est naturellement vers Wǔ’ài que presque tout le monde s’est rué.
Les cadeaux respectifs de Martin et Damien. Ah, ils étaient bien contents ! .
Bilan des courses : des ânes aux gros yeux qui dansent, une lampe en forme de bonhomme avec un interrupteur fort bien placé, une splendide grenouille surmontée d’un chou chinois en jade (les deux sont symboles de richesse en Chine, alors les deux en même temps, je vous laisse imaginer le truc…), une tirelire Pingouin QQ, bref, que du très très bon ! En image, un petit aperçu du “musée du kitsch”:
.
La grenouille sur le chou... si avec ça vous faites pas fortune, je ne comprends pas... .
Cela dit on peut quand même trouver pas mal de choses sympas : par exemple, une boutique vend des “vrais” foulards Hermès avec la “vraie” facture de Hong Kong. On peut aussi trouver pas mal de belles montres, ou faire copier des lunettes de vues, le tout pour un prix vraiment dérisoire.

Une petite carte pour vous aider à repérer mes visites en Asie


View Mes visites en Chine in a larger map