Da Jia Hao ! 大家好!

Bienvenue sur ce blog !

Je m'appelle Maxime, et j'ai travaillé en tant que V.I.E. dans la ville de Shenyang entre le mois de Novembre 2009 et le mois d'Août 2011.

Me voici donc rentré en France, mais pour autant j'essaierai de continuer à faire vivre ce blog, car il me reste encore quelques histoires à vous raconter. Et pourquoi pas le prolonger plus tard ?

Ce blog est fait pour vous, mais merci de LAISSER UN COMMENTAIRE, car un post non commenté, c'est comme s'il n'était pas lu... Pour lire dans l'ordre chronologique, il faut commencer par la fin et lire de bas en haut. enJoy !

Voici l'heure qu'il est du côté de l'Empire du Milieu : horloge parlante

mardi 14 juin 2011

Wu'Ai market

Comme promis, voici enfin l’article sur Wǔ’ài market, dont je vous avais déjà parlé auparavant.
Les différents bâtiments communiquent entre eux via des passerelles, mais ça ne rend pas forcément la circulation beaucoup plus facile !
Comme toute bonne ville chinoise qui se respecte, Shenyang possède un grand marché où l’on peut trouver à peu près tout, et surtout n’importe quoi. Ce marché s’appelle Wǔ’ài Shìchǎng (五爱市场), et c’est toujours une expérience toute particulière de s’y rendre. C’est le marché chinois par excellence : un dédale d’allées remplies de toutes petites échoppes, avec un semblant d’organisation mais pas trop quand même, et surtout, surtout, en permanence bondé, bruyant, avec des vendeurs qui hurlent pour vous faire rentrer dans leurs magasins, des négociations féroces sur les prix, et bien sûr des lǎowài qui viennent se faire plumer !
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Il y a en fait plusieurs bâtiments, plus ou moins dédiés (chaussures, fringues, sous-vêtements et le “nouveau”, où l’on trouve tout le reste). Petit détail, dans chacun de ces bâtiments, les escalators ne font que monter : impossible d’en trouver un pour descendre ! Et il est également pas évident de trouver les escaliers de service, planqués à chaque fois à l’un des coins du bâtiment. Malins ces chinois !
Comme dans tout endroit chinois qui se respecte, on trouve bien évidemment des gens qui mangent... .
... et des gens qui dorment ! .
Malgré cela, c’est devenu notre repaire pour nous approvisionner en déguisements, en souvenirs, et surtout en chinoiseries bien moches et bien kitsch pour faire des cadeaux stupides. Martin et Damien en ont fait la douloureuse expérience quand ils sont venus, puisqu’ils sont repartis respectivement avec un chat en or avec un bras articulé et une tirelire cochon recouverte de paillettes dorées. Lorsque Alain a décidé d’organiser une soirée de Noël avec pour consigne d’acheter un “cadeau chinois”, c’est naturellement vers Wǔ’ài que presque tout le monde s’est rué.
Les cadeaux respectifs de Martin et Damien. Ah, ils étaient bien contents ! .
Bilan des courses : des ânes aux gros yeux qui dansent, une lampe en forme de bonhomme avec un interrupteur fort bien placé, une splendide grenouille surmontée d’un chou chinois en jade (les deux sont symboles de richesse en Chine, alors les deux en même temps, je vous laisse imaginer le truc…), une tirelire Pingouin QQ, bref, que du très très bon ! En image, un petit aperçu du “musée du kitsch”:
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La grenouille sur le chou... si avec ça vous faites pas fortune, je ne comprends pas... .
Cela dit on peut quand même trouver pas mal de choses sympas : par exemple, une boutique vend des “vrais” foulards Hermès avec la “vraie” facture de Hong Kong. On peut aussi trouver pas mal de belles montres, ou faire copier des lunettes de vues, le tout pour un prix vraiment dérisoire.

jeudi 9 juin 2011

Diving with Bro in Borneo

aussi appelé “faire du Broneo”… bon OK, je sors…
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Je reviens d’une grosse semaine de vacances (mais il est tout le temps en vacances, ma parole, cet homme là !) en Malaisie (encore ?! – mais nan, ce coup-ci, c’était côté Bornéo), avec le frangin et sa douce (dont je faisais la connaissance au passage), et comme d’habitude, c’était super chouette. Récit.
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Comme d’habitude, le voyage au départ de Shenyang est toujours bien long… Cette fois-ci, je fais escale à Shenzhen, le temps d’une nuit, pour reprendre un avion direction Kota Kinabalu, où Vincent et Maylis sont arrivés quelques heures avant moi. Je les retrouve sans problème à l’auberge que nous avions réservée, et nous partons explorer les environs, et déguster un excellent repas (calamar farci pour moi, miam !) au “night market” sur le front de mer. En gros, ça part vraiment plutôt pas mal !
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Viens le temps d’organiser la suite des événements, puisqu’on est parti plutôt “à l’arrache”, si vous voyez ce que je veux dire… Comme il s’avère compliqué pour moi, qui ne reste qu’une semaine, de faire à la fois de la plongée et l’ascension du Mont Kinabalu, il est décidé (sans trop d’hésitation de ma part, bizarrement) qu’on passera plus de temps ensemble à faire de la plongée, et que je laisserai les tourtereaux partir tous les 2 à l’assaut des 4000m du Kinabalu après mon départ. Nous voici donc presque prêts, et pour qu’ils encaissent plus facilement le décalage horaire (c’est toujours un peu dur dur dans ce sens là, je trouve…) nous restons 2 jours tranquilles du côté de Kota Kinabalu.
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Au programme, farniente sur les plages des îles qui font face à la ville, premiers coups de soleils (saloperie de crème solaire malaisienne bon marché !) pour moi, et premiers contacts avec le monde sous-marin pour Maylis, avec des sessions de snorkeling (observation des poissons avec jusque masque et tuba) en guise de préparation à la semaine de plongée qui nous attend. Le troisième soir donc, nous partons en bus de nuit direction Semporna, à l’autre extrémité de la province du Sabah qui constitue la pointe nord de l’île de Bornéo (je vous renvoie à la carte de mes visites en Asie, en bas de la page ; ça se remplit, à ce que vous voyez, hé hé). A l’autre extrémité, ça signifie donc 10 heures de trajet, et connaissant ma faculté à bien dormir dans les transports, 10 heures, c’est long ! Même avec 2 places pour moi tout seul dans le bus.
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C’est donc un peu groggy que nous arrivons vers 7h du matin à Semporna, et que nous trouvons le centre de plongée censé nous accueillir. Les formalités réglées, et les poches allégées de quelques milliers de ringgits (1€ = 4,31 MYR), nous embarquons sans un petit speed boat direction Pulau Mabul, petite île qui accueille de nombreux resorts de plongée, de par sa proximité avec Pulau Sipadan, joyaux de la plongée sous-marine mondiale, sur lequel on ne peut plus séjourner depuis que les autorités malaisiennes ont décidé (et elles ont bien raison !) de protéger la zone. .
"Sont-y pas mignons ?" .
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. Le resort dans lequel nous arrivons s’appelle Billabong Scuba. C’est là que mon copain Thibault était resté pendant son trip en Asie du Sud-est, et ma foi, nous n’avons eu aucun regret de marcher dans ses pas. Merci Thib’s ! Pour reprendre sa description, l’ambiance était assez “roots” mais au niveau plongée c’était très pro. Globalement, à part quelques combinaisons un peu déchirées, le matériel était en très bon état et nous n’avons eu aucun souci pendant nos plongées. Et pour le reste, même si la bouffe était un peu toujours la même, on avait au moins le plaisir de pouvoir tout le temps mettre les pieds sous la table, et c’est toujours sympa. Enfin, le cadre était vraiment exceptionnel, chaque soir des couchers de soleils aux couleurs magnifiques, et des ciels étoilés splendides (à faire baver la grande sœur de jalousie !). . .
Petite raie à points bleus aperçue depuis une jetée... .
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Sous l’eau, le décor n’en était pas moins “jaw-dropping” (comme dirait le Lonely Planet), un véritable festival de vie aquatique : récifs colorés, tortues de mer à la pelle, requins tous azimuts, poissons lions, poissons pierres, poissons grenouilles, murènes, bernard-l’hermite (le nom est invariable, même au pluriel, le saviez-vous ?), nudibranches et flabellines de toutes les couleurs, mérous gigantesques, …, nous nous en sommes mis PLEIN LES YEUX. Avec bien sûr, un finish en apothéose de 3 plongées autour de Pulau Sipadan, probablement un des sites les plus magnifiques du monde. C’était par ailleurs la première fois que je plongeais avec Vincent, et a fortiori avec Maylis, qui a brillamment passé son niveau “Open Water Diver PADI”, avec malheureusement une douleur dans l’oreille qui lui fera manquer la dernière plongée. . .
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Sur le retour, je repars seul en bus de nuit vers Kota Kinabalu, avec cette fois-ci un gros malais à mes côtés et des gamins qui braillent toute la nuit. Après une fin de nuit bien méritée dans le petit hôtel où j’avais posé mon sac, je suis parti visiter la mosquée de la ville, et j’ai eu la surprise de tomber sur Thom, un anglais que l’on avait déjà croisé à Mabul. Nous avons donc visité la mosquée ensemble, ainsi que le musée du Sabah (assez décevant pour être honnête…). Et puis hop, retour en Chine, cette fois-ci le tout en une journée : check-out hôtel - taxi - check-in aéroport- immigration Malaise - check sécurité - avion - immigration Chinoise - changement de terminal - check-in - check sécurité - avion - navette aéroport Shenyang - marche à pied - ascenseur… Ouf, me voilà rentré !

mardi 17 mai 2011

Séoul, Corée du Sud

Beaucoup de retard qui s’accumoncelle sur ce blog, dites donc… Il est plus que temps pour moi de vous faire le récit des 6 jours que nous avons passés du côté de Séoul, en Corée du Sud, avec le compère Mathieu. Profitant d’un jour férié début avril pour la “Toussaint” chinoise, nous avons posé quelques jours pour faire un week-end rallongé. Mathieu au départ de Shanghai, moi au départ de Shenyang, pour une distance à peu près identique, direction Séoul, nouvelle capitale de la mode asiatique, cœur de la Corée du Sud, le “nouveau Japon” qui inspire désormais l’Asie jusqu’en Thaïlande et en Malaisie.
Retrouvailles toujours aussi plaisantes
Retrouvailles à l’aéroport. Ça fait toujours autant plaisir de revoir cette crapule de Mathieu ! Direction le centre ville, pour y retrouver Henry, un américano-cubain qui a offert de nous héberger, au moins pour les premiers jours. En effet, nous avons choisi d’y aller “en freestyle”, et de recourir au site CouchSurfing pour trouver un hébergement. Le principe est simple et efficace : on fait une demande et des gens qui proposent de partager leur logement répondent. En l’occurrence, on est super bien tombés, Henry est un mec génial, super ouvert et qui connaît un paquet de monde à Séoul.
"Ça c'est du pneu, c'est moi qui vous l'dit !"
Avant de retrouver Henry, nous faisons un petit détour par le musée memorial de la guerre de Corée. Nous n’aurons le temps de faire que l’extérieur, mais c’est plus que suffisant pour Mathieu, qui s’extasie tour à tour sur pratiquement tous les avions de guerre exposés. Nous faisons quelques photos bien marrantes, Mathieu est décidément quelqu’un de bien délirant, et puis nous sommes déjà en retard pour le rendez-vous.
Dans les jours suivants, Henry travaillant la journée, et Mathieu souffrant toujours d’une entorse à la cheville, nous resterons dans Séoul même à visiter la ville et à se demander comment une distance kilométrique aussi faible (enfin, relativement faible) peut se traduire en une différence culturelle aussi profonde. La Corée et la Chine, c’est le jour et la nuit. Du moins à Séoul (c’est peut-être un peu prématuré d’affirmer cela sans avoir vu le reste de la Corée, certes…). Le niveau global d’éducation est nettement supérieur, les gens sont bien plus polis, plus rangés, plus civilisés, en somme. Rien qu’au niveau de l’habillement et de l’apparence en général, c’est frappant : tout le monde est propre sur soi, les goûts vestimentaires sont bien plus en phase avec l’occident, et globalement, les gens sont bien habillés et l’on voit qu’ils prennent soin de leur image. Les coréennes sont splendides, elles aussi très soignées (presque trop, j’ose pas imaginer le temps qu’elles doivent passer dans leurs salles de bains !), maquillées, et franchement très très bien sapées. Avec Mathieu on tombe amoureux toutes les 5 minutes, c’en est presque énervant !
Cette rivière souterraine a été déterrée et les quais ont été aménagés pour faire un espace de promenade en plein cœur de Séoul
Séoul est une ville très moderne, et même si environ tous les coréens dans le métro sont en train de regarder la télévision sur leurs iPhones, la ville conserve un certain patrimoine culturel, avec notamment le palais impérial en plein centre : Gyeongbokgung. La visite est très sympa. L’influence chinoise est assez marquée, l’architecture est assez proche, mais les couleurs changent. Nous visitons aussi le musée à l’intérieur du parc, qui décrit la vie en Corée durant les siècles passés.
J’allais oublier la bouffe ! Là aussi, c’est que du bonheur, même si pour le coup, c’est un peu moins nouveau pour moi, car il y a pas mal de restaurants coréens à Shenyang, notamment dans un quartier pas très loin de chez moi. Mais bon, c’est encore plus authentique avec une carte sur laquelle on ne comprend rien, voire même dans un tout petit boui-boui sans menu, sans images sur les murs, si ce n’est sur la porte d’entrée. Heureusement d’ailleurs, sinon on n’aurait pas pu commander ! Dans ce boui-boui, la table est très basse et l’on mange assis en tailleur : l’horreur pour mes pauvres genoux ! Mais la qualité du service et surtout de la nourriture (ça faisait un bail que l’on n’avait pas dégusté de la viande aussi bonne) font vite oublier. Slurp !
Menu coréen typique : bols coréens (mélange épicé de riz et de légumes dans des bols en fonte) et viande à barbecue.
Restaurant coréen typique : table basse, "aspirateurs" au-dessus des barbecues, baguette en aluminium et... bols coréens !
Le dernier jour, nous partons pour la DMZ, la zone “démilitarisée”, frontière avec la Corée du Nord. Bien entendu, il faut prendre un tour pour les touristes, mais puisqu’on n’a pas le choix, c’est parti. La visite se fait en plusieurs étapes : d’abord une zone un peu reculée pour fixer le décor, où l’on est encore assez loin de la vraie frontière. Ensuite on va dans la “Joint Security Area”, la zone où se trouve l’unique point de transfert entre les deux pays. On rentre par le Camp Bonifas (du nom d’un officier américain sauvagement tué par des soldats coréens du Nord en 1976) où l’on reçoit un briefing sur le comportement à adopter dans la JSA. Ensuite on monte dans un bus pour se rendre au cœur de la DMZ. Arrivés sur place on traverse un grand bâtiment qui avait été bâti en 1988 pour les Jeux Olympiques et qui devaient servir de lieu de réconciliation entre les deux frères ennemis. Malheureusement ce bâtiment n’a encore jamais accueilli de coréens du Nord. On arrive sur une sorte de terrasse qui surplombe la zone où réellement les militaires du Nord et du Sud se font face, à une vingtaine de mètres les uns de autres à peine. La tension est vraiment palpable, c’est assez saisissant. On ne nous autorise à prendre des photos qu’un très très court instant, suffisamment pour essayer de capturer un peu de l’atmosphère électrique de l’endroit. Puis on remonte dans le bus. Tout va très vite.
La JSA ("Joint Security Area"), là où la tension est la plus palpable.
L’après-midi, nous re-rentrons dans la DMZ pour aller visiter la gare de Dora, la toute dernière du côté sud, sur la voie de chemin de fer qui relie les deux Corées. Cette gare a été inaugurée en 2004, après que les 2 camps ont accepté de finaliser les travaux de cette voie ferrée. Malheureusement, malgré le panneau qui indique sur quel quai se rendre pour aller à Pyongyang, aucun train ne circule encore sur ces voies toutes neuves… Ensuite nous allons voir le “troisième tunnel”, l’un des 4 ou 5 tunnels commencés par les coréens du Nord et découvert par les coréens du Sud sous la DMZ au fil des années. Même si les coréens du Nord n’ont toujours pas admis avoir commencé ces tunnels, il semble bien que ce ne soit pas une invention que leurs homologues du Sud. Dans tous les cas, c’est assez impressionnant, et ça prouve encore une fois toute la détermination du camp du Nord à vouloir lancer des attaques sur le camp adverse. On termine par l’observatoire de Dora, avec une vue elle aussi saisissante des 2 villages de propagande qui se font face tout à fait à la frontière, avec chacun leur tour qui arbore fièrement le drapeau national. Pour la petite histoire la tour sud-coréenne était la première, et ensuite les nord-coréens en ont construite une 2 fois plus grande juste en face, avec un drapeau énorme…
Vue de la frontière depuis l'observatoire de Dora : on aperçoit les deux villages qui se font face avec les grandes tour qui arborent fièrement leurs drapeaux respectifs.
Dans le "troisième tunnel"...
Après 6 jours à Séoul, Mathieu et moi étions d’accord sur certains points:
  1. nous n’aurions AUCUN mal à vivre dans une ville comme celle-ci.
  2. les coréennes sont vraiment très jolies (attention ce n’est pas l’unique explication du point n°1, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit !)
  3. les retrouvailles aux quatres coins de l’Asie sont toujours aussi fun.
Bref, vivement la prochaine !

samedi 23 avril 2011

Petite virée à Dàlián

Mes chers lecteurs, honte sur moi, cela fait bien trop longtemps que je vous ai abandonnés. Me revoici pour vous faire le récit de notre petite virée à Dàlián (大连), ville située au sud de Shenyang, sur la pointe que fait la province du Liáoníng dans la mer de Chine. Commençons par quelques faits : Dàlián est dans l’esprit des chinois LA ville où il fait bon vivre, l’endroit le plus plébiscité par la population chinoise. Effectivement, bien que dans la même province que Shěnyáng, Dàlián est quand même environ 600km plus au sud, et jouit d’un climat océanique, qui rend les hivers beaucoup moins froids (attention, il arrive quand même que la mer y gèle, faut pas déconner non plus), et les étés beaucoup moins chauds que par chez nous (comprenez, pas la France). Enfin, n’a pas le passé industriel de grosses villes comme Shěnyáng, et une fois encore la proximité de la mer y fait que l’air y est bien plus respirable. Toutes ses raisons font que cette ville qui n’a pas un passé historique forcément très riche, possède tout de même un certain charme, très apprécié des chinois.
La rue "russe" de Dàlián
Nous sommes donc partis tous les 5 (Géraldine, Jean, Fabrice, Louis et moi) dans le train de nuit du vendredi soir. Cela faisait 3 semaines qu’il faisait un super beau temps toute la semaine à Shěnyáng, mais avec un temps tout gris tout le week-end, donc nous nous sommes dits qu’il fallait conjurer le sort et quitter la ville. Pas de bol, apparemment il s’est (enfin) mis à faire à Shěnyáng, tandis que le temps n’était pas top à Dàlián. Ce cher Murphy est toujours là quand il faut… Mais il en fallait bien plus pour nous saper le moral, remonté à bloc par un super petit-déj’ dans un café comme il n’y en a que trop peu chez nous. Au programme de la journée du samedi, balade sur le front de mer, visite d’un vieux navire de guerre reconverti en auberge de jeunesse, découverte du centre-ville. Le soir, nous tombons par hasard sur un restaurant japonais à tomber par terre, avec une serveuse beaucoup trop marrante, puis de la même façon, nous atterrissons dans un bar qui semble être le repaire des expats de la ville.
Dimanche, nous décidons de partir vers le nord-est de la ville pour aller vers la “Golden Stone Beach”, pour une autre balade en bord de mer de l’autre côté de la pointe. Ça fait du bien de retrouver l’air marin et les bruits de la mer, même s’il était sans doute encore un peu tôt pour songer à se baigner. Au retour, nous apercevons un magasin Décathlon, dont le manque se fait cruellement sentir à Shěnyáng, aussi avec Jean nous nous arrêtons pour y acheter quelques accessoires de tennis. Nous retrouvons les autres qui sont passés récupérer nos sacs à l’hôtel, et nous avons juste le temps de manger quelques tapas dans un restaurant espagnol, avant de reprendre le train. Les 4 heures de trains passeront à toute allure, grâce au jeu de tarot de Fabrice, et au spectacle des chinois qui défilaient dans l’allée du train en faisant de gros yeux sur ces 5 laowais qui jouent à ce jeu bizarre avec des cartes inconnues.
Vue depuis la falaise sur la “Golden Stone Beach”
En résumé, un bon petit week-end pour se sortir de la routine, qui donne envie de revenir quand le printemps se sera définitivement installé et que Dàlián offrira un visage encore meilleur !
PS : d'autres photos vont venir, je ne les ai pas encore récupérées...

Une petite carte pour vous aider à repérer mes visites en Asie


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