Da Jia Hao ! 大家好!

Bienvenue sur ce blog !

Je m'appelle Maxime, et j'ai travaillé en tant que V.I.E. dans la ville de Shenyang entre le mois de Novembre 2009 et le mois d'Août 2011.

Me voici donc rentré en France, mais pour autant j'essaierai de continuer à faire vivre ce blog, car il me reste encore quelques histoires à vous raconter. Et pourquoi pas le prolonger plus tard ?

Ce blog est fait pour vous, mais merci de LAISSER UN COMMENTAIRE, car un post non commenté, c'est comme s'il n'était pas lu... Pour lire dans l'ordre chronologique, il faut commencer par la fin et lire de bas en haut. enJoy !

Voici l'heure qu'il est du côté de l'Empire du Milieu : horloge parlante

lundi 8 août 2011

Week-end aux milles montagnes

Il y a maintenant 5 semaines (comme le temps passe vite), nous sommes sortis de Shenyang le temps d’une journée pour aller faire une petite balade en montagne du côté d’Ānshān (鞍山), ville située à une grosse heure de route au sud de Shenyang. C’est l’occasion de retrouver de l’air un peu moins pollué, et pour Claire (nouvelle stagiaire arrivée pour 6 mois) et Guillaume (technicien de passage qui vient accompagner Fabrice 3 semaines sur sa machine avant de lancer la même sur le nouveau site du Brésil) de découvrir un peu la “campagne” chinoise.
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Entrée du site
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Début de l'ascension
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Le site touristique (car malheureusement, c’est un site encadré, et non pas juste une montagne que l’on pourrait grimper tranquillement) s’appelle Qiānshān (千山, littéralement, les milles montagnes) et comme son nom l’indique, c’est une espèce de massif montagneux avec plein de sommets. Ça ressemble pas mal à ce que j’ai déjà pu voir à Huáshān (华山, près de Xī’ān) ou à Láoshān (崂山, près de Qīngdǎo), c’est-à-dire des massifs de pierres blanches, avec beaucoup de pins en guise de végétation dominante. C’est aussi beaucoup moins haut donc un poil moins impressionnant. Et bien entendu, puisque l’on est en Chine, on trouve un téléphérique, des chemins pavés de marches, et une entrée payante ! Néanmoins plus on se rapproche du sommet, plus on réussit à trouver des petits chemins sympas et vides (ou presque) de chinois. Donc on en profite pour se faire un bon petit pique-nique bien franchouillard, avec jambon-beurre et même des vaches Kiri (voui môôôsieur). Une fois rassasiés nous attaquons l’ascension vers le sommet par le chemin du Tigre.
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Touristes chinois typiques...
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Quelques passages étaient plutôt... étroits !
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Au retour vers la gare routière d’Ānshān pour prendre le bus de retour, nous avons pris un bus de ville qui nous a fait traverser des quartiers entiers complètement en travaux. C’était assez effrayant de constater qu’en fait, il y a bien pire que Shenyang ! La ville est encore plus en “reconstruction” que Shenyang, et ce ne sont pas quelques rues, quelques pâtés de maisons en travaux, mais bel et bien des quartiers complets. Avec bien entendu l’atmosphère irrespirable chargée de sable et de poussière qui va avec. Finalement, on n’est pas si mal à Shenyang.
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Malgré tous les inconvénients cités plus haut, c’était quand même bien sympa de faire un peu de marche et puis c’était tout de même bien mieux qu’une après-midi classique. En plus il faisait super beau et chaud, la vue était relativement dégagée, bref, encore une journée bien agréable.

mercredi 20 juillet 2011

Nouvel An Chinois

Encore un article un peu en retard sur l’actualité, mais puisque qu’en 2 ans de vie chinoise, je n’ai jamais vraiment assisté en personne au Nouvel An Chinois, j’estime qu’il n’y avait pas besoin d’écrire l’article en temps et en heure.
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Par où commencer ? Le nouvel an chinois est calculé sur le calendrier lunaire. Chaque année civile, ou plutôt dans le calendrier grégorien, il ne tombe donc pas toujours à la même date. En général, c’est tout de même relativement proche de notre nouvel an occidental, puisque la plage possible s’étale toujours entre le 21 janvier et le 20 février. C’est le premier jour du calendrier chinois, qui marque le début de la fête du printemps (春节, Chūn Jié), qui se déroule sur quinze jours et s’achève avec la fête des lanternes (元宵节, Yuán xiāo Jié). Comme par chez nous, c’est bien évidemment un moment de retrouvailles pour les familles chinoises. Mais ces retrouvailles ne sont pas faites au hasard, puisqu’elles obéissent à des règles assez précises. Je vais résumer brièvement, pour éviter de faire un plagiat de Wikipédia (mais je vous encourage à aller jeter un coup d’œil, c’est plutôt intéressant) : en guise de préparation, un “petit nouvel-an” est organisé dans les familles. Ensuite vient le véritable réveillon, généralement au sein de la famille paternelle. Une chaîne de pétards doit être allumée dès onze heures du soir ou minuit (voir plus bas…), par tradition visant à chasser les esprits maléfiques. Le jour du premier de l’An est généralement réservé aux visites. Les gens portent des vêtements neufs, et il faut porter au moins un élément rouge. C’est en général les sous-vêtements, au moins pour les femmes, et il est assez marrant de voir que les magasins de lingerie se font dévaliser à l’approche du Nouvel An, et qu’il n’est plus possible de trouver le moindre sous-vêtement rouge à cette époque de l’année. Le deuxième jour est traditionnellement celui où les femmes mariées rendent visite à leur famille avec enfants et mari. Le cinquième jour est en général celui où les commerces rouvrent. Le huitième ou neuvième jour — selon les régions — est l’anniversaire du dieu du Ciel (天公, Tiān gōng). Une cérémonie se déroule chez soi ou au temple tard le soir, au début de la nouvelle journée. Le quinze du premier mois est la dernière journée de la fête du printemps, marquée par la fête des lanternes.
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Vous imaginez donc bien que pour respecter ces règles, surtout si les familles des époux et femmes ne vivent pas à côté (et “pas à côté”, en Chine, ça peut faire assez vite “franchement super loin”), ça fait assez vite beaucoup, beaucoup, BEAUCOUP de monde dans les transports en Chine. On évalue à 200 millions de personnes en déplacement pendant la semaine du Nouvel An Chinois chaque année. Déjà qu’en période “normale”, c’est pas toujours marrant de voyager en Chine (il me semble que je vous en ai déjà parle, non ?), vous comprenez maintenant pourquoi, outre le fait qu’il fait environ -10 à -15°C à cette époque à Shenyang, j’ai toujours fait en sorte de me trouver au soleil et pas en Chine à cette période de l’année.
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Autre aspect qui peut amener le laowai moyen à quitter le pays : le bruit. Chaque année, par tradition visant à chasser les esprits maléfiques, les autorités chinoises autorisent les tirs de feux d’artifice pendant une certaine période (en gros, 1 semaine avant le Nouvel An jusqu’à 1 semaines après, soit presque un mois complet), et cette autorisation est valable pour n’importe qui : en gros, n’importe quel quidam peut s’acheter de quoi faire sauter une banque et décider d’allumer le machin à peu près n’importe où. Je vous laisse essayer d’imaginer le bazar. Et c’est du non-stop toute la journée et toute la nuit. Eh oui, ils sont plus d’un milliard les chinois, rappelez-vous, donc y’en a toujours un disponible pour allumer une chaine de pétards (voire un carton de Bison IV…). Donc les premiers jours, on trouve ça marrant. Il y a de l’animation, on trouve des montagnes de restes de papiers rouges de pétards sur les trottoirs, ça sent le soufre, c’est bon enfant. Mais quand ça dure toute la journée et toute la nuit, on finit par en avoir ras le bol !
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Cette année, un hôtel de luxe à Shenyang a même été détruit par un très sérieux incendie suite à des explosions de feux d’artifice depuis un balcon de l’hôtel. Les étincelles auraient mis le feu à une pelouse en plastique, et les flammes se sont propagées à tout l’immeuble. Les pompiers n'ont pu l'éteindre car leur lance d'eau n'allait pas plus haut que 50 mètres alors que l'immeuble faisait 219 mètres de hauteur. Ce genre d’incident n’est pas inédit, et même dans les grandes villes comme Shanghai ou Beijing, des immeubles avait déjà été incendies. Cette année à Beijing, des incidents ont également eu lieu suite à des explosions de feux d’artifice de mauvaise qualité. Ces incidents conduisent les autorités à limiter l’usage de ces explosifs dans les centres-villes ou au moins à proximité des bâtiments, mais malheureusement il semble que ça ne soit pas toujours bien respecté partout !
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Pour finir sur une note positive quand même, le Nouvel An chinois rime aussi avec des décorations très sympathiques. Les portes de maisons notamment sont par tradition parées de décorations rouges qui forment une porte rouge au milieu de laquelle est placée un caractère 福 (fú, synonyme de bonne fortune, de bonheur), souvent dans un losange. Et partout dans la rue, dans les magasins, c’est bien entendu la couleur rouge, elle aussi synonyme de chance et de bon augure, qui domine. Bref, ça ne vaut peut-être pas le coup de rester toute la période du Nouvel An, mais si vous passez en Chine à ce moment, c’est quelque chose qui est intéressant à observer.

lundi 18 juillet 2011

Crise du sel en Chine

Article très en retard au regard de l’actualité, mais bon, on ne peut pas toujours être en phase avec les évènements : je vais vous décrire une anecdote assez marrante de l’après-Fukushima en Chine.
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Comme un peu partout dans le monde, et peut-être à plus juste titre en Asie qu’en Europe (j’ai ouïe dire que des mesures de radioactivité avaient été réalisées à Clermont-Ferrand dans la semaine qui a suivi l’incident nucléaire… ridicule…), une certaine panique s’est emparée des populations. Le nucléaire a toujours fait peur et ça n’est pas près de s’arrêter demain. Je dois dire que moi-même a un certain moment, j’étais content de voir que le vent soufflait dans le “bon” sens. Bref, au-delà de l’inquiétude presque normale liée à ce genre d’incident, une panique un peu plus amusante pour nous autres laowais s’est propagée au sein de la population chinoise, atteignant même une ampleur nationale.
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Je ne suis pas sûr de savoir d’où la rumeur est partie, mais toujours est-il que les chinois se sont mis à croire qu’une pénurie de sel allait arriver, puisque la centrale étant au bord de la mer, le sel allait “forcément” être contaminé. Par ailleurs, certaines rumeurs circulaient et vantaient les bienfaits du sel iodé pour lutter contre les radiations. S’en est suivi une ruée vers les supermarchés, qui se sont effectivement fait surprendre par la folie consommatrice. En moins d’une semaine, il était devenu presque impossible de trouver le moindre paquet de sel iodé, et dans les rares endroits épargnés par la pénurie, les prix avaient explosé (5 à 10 fois plus cher qu’avant la crise japonaise).
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Malgré les appels au calme du gouvernement, qui rappelait que 80% de la production de sel chinois est d’origine terrestre, que les réserves étaient plus que garanties, et qu’enfin le pays n’avait pas été affecté par les radiations, rien n’y faisait. Et devant les files d’attentes de plusieurs heures, parfois dès sept heures du matin, il a fallu rationner. Ainsi, chaque acheteur ne pouvait acheter plus de 350g de sel. Ceci n’empêchait pas certaines personnes de faire plusieurs fois la queue. D’autres ont eu l’idée de dévaliser la sauce de soja riche en sel. Car si le sel non contaminé venait à manquer, la sauce de soja également ! En conséquence, les actions de la Yunnan Salt & Salt Chemical Co ont augmenté de 10 % en une journée.
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Finalement, les sanctions du gouvernement à l’encontre des magasins qui surfacturaient les paquets de sel iodé, et la répression auprès de ceux qui avaient fait partir la rumeur sur des réseaux sociaux, semblent avoir eu raison de cette petite crise.
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Quelques liens pour ceux qui voudraient en savoir plus :

samedi 9 juillet 2011

Huludao – Xingcheng

Un week-end de mai, nous avons profité du beau temps pour sortir un peu de Shenyang et chercher de l’air un peu plus “pur” du côté de la mer. Nous voilà donc en route (enfin, en rails plutôt, puisqu’on n’a pas trop la droit de conduire, par ici…) pour Huludao, petite ville côtière sur le chemin entre Shenyang et Beijing.
Raph fait connaissance avec la population locale...
Les trains sont de mieux en mieux en Chine. Récemment, une nouvelle ligne rapide a été inaugurée entre Shanghai et Beijing, et les trains sont maintenant supposés reliés ces deux villes en moins de 5 heures. Dans le Dongbei, les trains ne sont pas encore aussi rapides, mais on ne se plaint quand même pas. En moins de deux heures, nous étions à Huludao. Le centre-ville ne présente qu’un intérêt mineur. On dirait Shenyang en plus petit, en moins haut, avec quinze fois moins de laowais (si, si c’est possible !), donc nous rejoignons rapidement le bord de mer, pour y déjeuner et essayer de trouver un endroit pour passer la nuit. Malheureusement, comme c’est encore le cas dans de nombreuses petites villes chinoises, il n’y a que très peu d’hôtels qui acceptent les étrangers. Même avec le chinois impeccable de Sophie et Raphaël, rien n’y fait, les établissements refusent.
Si les hôtels refusaient, ce n'était pas uniquement pour ça...
Du coup, nous décidons de faire route vers Xingcheng, petite ville un peu plus loin sur la côte, qui est censée abriter une ancienne petite ville fortifiée. 20 minutes de taxi plus tard, nous y voilà, et nous finissons par trouver un hôtel qui acceptent nos sales têtes de laowais. Ouf ! Dans l’après-midi, nous visitons la fameuse ville fortifiée, qui est maintenant remplie de petites boutiques qui vendent des fringues, des bibelots, de la bouffe, etc… Pas très pittoresque, mais au moins ce n’est pas Disneyland comme c’est malheureusement le cas dans la plupart des sites touristiques chinois aujourd’hui. Et puis le tour sur les remparts est franchement très agréable, même si encore une fois, nous avons l’étrange impression d’être les seuls à en avoir payé le droit d’accès…
Dans la foulée, nous sommes ressortis des remparts et avons erré dans le marché de ville. Ici encore, on trouve de tout, et ça m’a pas mal rappelé le petit marché où nous avions mangé avec les parents dans les environs de Yangshuo. Etalages de viandes et de poissons en plein air, fruits et légumes, senteurs et odeurs, tout est mêlé dans un joyeux capharnaüm. Mais au moins, pas de bactérie E. coli, ici ! On a juste toutes les autres…
Nous finirons la journée sur le bord de mer, pour admirer le coucher de soleil. Alain, en bon breton du Finistère nord, ne s’est pas refusé une petite trempette (elle avait quand même pas l’air bien chaude…), pendant que des chinois faisaient du pédalo dans la baie. Nous avons ensuite découvert des hôtels bien mieux que celui dans lequel nous étions, sur le front de mer, et qui acceptaient les loawais. Le tout pour environ les mêmes prix… Pour nous consoler, nous avons donc dîné dans l’un de ces hôtels, et on s’est régalé. Pour ponctuer le tout, j’ai eu un coup de fil de France de mes potes de la Bouliste, en retrouvailles chez Martin à Toulouse, ça m’a bien fait plaisir.
Encore un bel exemple de l'art kitsch chinois
Le dimanche, nous avions juste le temps d’une petite balade matinale le long de la mer, entre Xingcheng et Huludao. Bien sympathique, ma foi, et c’était une bonne préparation au bronzage pour mon séjour en Malaisie qui se profilait à l’horizon ! Arrivés à Huludao, petit resto de brochettes (suuuuuper bon) et hop, nous étions de retour à la gare pour repartir vers Shenyang. Seul point négatif du week-end, c’était parfois pesant d’être encore plus regardés par les gens que d’habitude. Les petites villes du Dongbei ne sont pas tout à fait ce qui ce fait de plus touristique en Chine, et donc les laowais se font plutôt rares dans ces coins là. En conséquence, nous avons eu presque l’impression de retrouver la “civilisation” de retour à Shenyang.

dimanche 26 juin 2011

Match de foot à Shenyang

Un dimanche de mai, nous sommes allés assister à un match de football dans l’un des deux grands stades de Shenyang. Pour rappel, ces stades ont accueilli les matchs des épreuves olympiques en 2008, donc ils sont assez balèzes (au moins 50 000 places je dirais). Le match du jour opposait une équipe de notre province, le Liaoning (辽宁宏运, Liáoníng Hóngyùn) à une équipe de Beijing (北京国安, Běijīng Guóān).
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Grosse ambiance, beaucoup de monde aux abords du stade, avec les parures habituelles pour ce genre d’événements. Les supporters de Shenyang sont tous en rouge et noir, ce qui n’est pas fait pour me déplaire, les fanfares sont là, bref, je retrouve une atmosphère familière et ça ne fait pas de mal ! Malheureusement, la comparaison s’arrête là. Ou presque. Car si l’ambiance paraissait bon enfant à l’entrée du stade, elle est tout autre à l’intérieur. Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas exactement un grand fan de football, et que je ne fréquente pas très souvent les stades, mais l’impression que j’en ai, c’est que les supporters (en excluant les hooligans et autres casseurs) viennent avant tout pour encourager leurs équipes, et non pour pourrir les adversaires. Ici, c’était tout le contraire. La tribune dans laquelle nous nous trouvions devait être celle des “ultras”, donc nous étions en plein milieu d’une foule rouge et noire, équipée de drapeaux, d’écharpes et de mégaphones, et visiblement aguerrie aux rites locaux, qu’ils soient chants ou danses. La plupart de ces chants, que dis-je, l’immense majorité d’entre eux, consistaient à insulter profondément l’adversaire (avec un focus tout particulier sur les mamans des joueurs…), à huer les joueurs entrants comme sortants, à siffler toutes les fautes, et bien sûr à ne pas respecter le silence avant les coups francs. Bref, un modèle exemplaire du fair-play chinois.
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Mais bon, vu le niveau général sur le terrain (à peine niveau nationale 2, voire CFA je dirais…), c’était assez risible de voir tous les beaufs chinois s’agiter tous en cœur dans les tribunes. Et puis comme le soleil était au rendez-vous, l’après-midi était belle, et le prix de la place était relativement dérisoire (30 yuans, soit un peu plus de 3 euros…), bref, c’était quand même une expérience qui valait le coup.

mardi 14 juin 2011

Wu'Ai market

Comme promis, voici enfin l’article sur Wǔ’ài market, dont je vous avais déjà parlé auparavant.
Les différents bâtiments communiquent entre eux via des passerelles, mais ça ne rend pas forcément la circulation beaucoup plus facile !
Comme toute bonne ville chinoise qui se respecte, Shenyang possède un grand marché où l’on peut trouver à peu près tout, et surtout n’importe quoi. Ce marché s’appelle Wǔ’ài Shìchǎng (五爱市场), et c’est toujours une expérience toute particulière de s’y rendre. C’est le marché chinois par excellence : un dédale d’allées remplies de toutes petites échoppes, avec un semblant d’organisation mais pas trop quand même, et surtout, surtout, en permanence bondé, bruyant, avec des vendeurs qui hurlent pour vous faire rentrer dans leurs magasins, des négociations féroces sur les prix, et bien sûr des lǎowài qui viennent se faire plumer !
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Il y a en fait plusieurs bâtiments, plus ou moins dédiés (chaussures, fringues, sous-vêtements et le “nouveau”, où l’on trouve tout le reste). Petit détail, dans chacun de ces bâtiments, les escalators ne font que monter : impossible d’en trouver un pour descendre ! Et il est également pas évident de trouver les escaliers de service, planqués à chaque fois à l’un des coins du bâtiment. Malins ces chinois !
Comme dans tout endroit chinois qui se respecte, on trouve bien évidemment des gens qui mangent... .
... et des gens qui dorment ! .
Malgré cela, c’est devenu notre repaire pour nous approvisionner en déguisements, en souvenirs, et surtout en chinoiseries bien moches et bien kitsch pour faire des cadeaux stupides. Martin et Damien en ont fait la douloureuse expérience quand ils sont venus, puisqu’ils sont repartis respectivement avec un chat en or avec un bras articulé et une tirelire cochon recouverte de paillettes dorées. Lorsque Alain a décidé d’organiser une soirée de Noël avec pour consigne d’acheter un “cadeau chinois”, c’est naturellement vers Wǔ’ài que presque tout le monde s’est rué.
Les cadeaux respectifs de Martin et Damien. Ah, ils étaient bien contents ! .
Bilan des courses : des ânes aux gros yeux qui dansent, une lampe en forme de bonhomme avec un interrupteur fort bien placé, une splendide grenouille surmontée d’un chou chinois en jade (les deux sont symboles de richesse en Chine, alors les deux en même temps, je vous laisse imaginer le truc…), une tirelire Pingouin QQ, bref, que du très très bon ! En image, un petit aperçu du “musée du kitsch”:
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La grenouille sur le chou... si avec ça vous faites pas fortune, je ne comprends pas... .
Cela dit on peut quand même trouver pas mal de choses sympas : par exemple, une boutique vend des “vrais” foulards Hermès avec la “vraie” facture de Hong Kong. On peut aussi trouver pas mal de belles montres, ou faire copier des lunettes de vues, le tout pour un prix vraiment dérisoire.

jeudi 9 juin 2011

Diving with Bro in Borneo

aussi appelé “faire du Broneo”… bon OK, je sors…
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Je reviens d’une grosse semaine de vacances (mais il est tout le temps en vacances, ma parole, cet homme là !) en Malaisie (encore ?! – mais nan, ce coup-ci, c’était côté Bornéo), avec le frangin et sa douce (dont je faisais la connaissance au passage), et comme d’habitude, c’était super chouette. Récit.
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Comme d’habitude, le voyage au départ de Shenyang est toujours bien long… Cette fois-ci, je fais escale à Shenzhen, le temps d’une nuit, pour reprendre un avion direction Kota Kinabalu, où Vincent et Maylis sont arrivés quelques heures avant moi. Je les retrouve sans problème à l’auberge que nous avions réservée, et nous partons explorer les environs, et déguster un excellent repas (calamar farci pour moi, miam !) au “night market” sur le front de mer. En gros, ça part vraiment plutôt pas mal !
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Viens le temps d’organiser la suite des événements, puisqu’on est parti plutôt “à l’arrache”, si vous voyez ce que je veux dire… Comme il s’avère compliqué pour moi, qui ne reste qu’une semaine, de faire à la fois de la plongée et l’ascension du Mont Kinabalu, il est décidé (sans trop d’hésitation de ma part, bizarrement) qu’on passera plus de temps ensemble à faire de la plongée, et que je laisserai les tourtereaux partir tous les 2 à l’assaut des 4000m du Kinabalu après mon départ. Nous voici donc presque prêts, et pour qu’ils encaissent plus facilement le décalage horaire (c’est toujours un peu dur dur dans ce sens là, je trouve…) nous restons 2 jours tranquilles du côté de Kota Kinabalu.
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Au programme, farniente sur les plages des îles qui font face à la ville, premiers coups de soleils (saloperie de crème solaire malaisienne bon marché !) pour moi, et premiers contacts avec le monde sous-marin pour Maylis, avec des sessions de snorkeling (observation des poissons avec jusque masque et tuba) en guise de préparation à la semaine de plongée qui nous attend. Le troisième soir donc, nous partons en bus de nuit direction Semporna, à l’autre extrémité de la province du Sabah qui constitue la pointe nord de l’île de Bornéo (je vous renvoie à la carte de mes visites en Asie, en bas de la page ; ça se remplit, à ce que vous voyez, hé hé). A l’autre extrémité, ça signifie donc 10 heures de trajet, et connaissant ma faculté à bien dormir dans les transports, 10 heures, c’est long ! Même avec 2 places pour moi tout seul dans le bus.
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C’est donc un peu groggy que nous arrivons vers 7h du matin à Semporna, et que nous trouvons le centre de plongée censé nous accueillir. Les formalités réglées, et les poches allégées de quelques milliers de ringgits (1€ = 4,31 MYR), nous embarquons sans un petit speed boat direction Pulau Mabul, petite île qui accueille de nombreux resorts de plongée, de par sa proximité avec Pulau Sipadan, joyaux de la plongée sous-marine mondiale, sur lequel on ne peut plus séjourner depuis que les autorités malaisiennes ont décidé (et elles ont bien raison !) de protéger la zone. .
"Sont-y pas mignons ?" .
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. Le resort dans lequel nous arrivons s’appelle Billabong Scuba. C’est là que mon copain Thibault était resté pendant son trip en Asie du Sud-est, et ma foi, nous n’avons eu aucun regret de marcher dans ses pas. Merci Thib’s ! Pour reprendre sa description, l’ambiance était assez “roots” mais au niveau plongée c’était très pro. Globalement, à part quelques combinaisons un peu déchirées, le matériel était en très bon état et nous n’avons eu aucun souci pendant nos plongées. Et pour le reste, même si la bouffe était un peu toujours la même, on avait au moins le plaisir de pouvoir tout le temps mettre les pieds sous la table, et c’est toujours sympa. Enfin, le cadre était vraiment exceptionnel, chaque soir des couchers de soleils aux couleurs magnifiques, et des ciels étoilés splendides (à faire baver la grande sœur de jalousie !). . .
Petite raie à points bleus aperçue depuis une jetée... .
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Sous l’eau, le décor n’en était pas moins “jaw-dropping” (comme dirait le Lonely Planet), un véritable festival de vie aquatique : récifs colorés, tortues de mer à la pelle, requins tous azimuts, poissons lions, poissons pierres, poissons grenouilles, murènes, bernard-l’hermite (le nom est invariable, même au pluriel, le saviez-vous ?), nudibranches et flabellines de toutes les couleurs, mérous gigantesques, …, nous nous en sommes mis PLEIN LES YEUX. Avec bien sûr, un finish en apothéose de 3 plongées autour de Pulau Sipadan, probablement un des sites les plus magnifiques du monde. C’était par ailleurs la première fois que je plongeais avec Vincent, et a fortiori avec Maylis, qui a brillamment passé son niveau “Open Water Diver PADI”, avec malheureusement une douleur dans l’oreille qui lui fera manquer la dernière plongée. . .
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Sur le retour, je repars seul en bus de nuit vers Kota Kinabalu, avec cette fois-ci un gros malais à mes côtés et des gamins qui braillent toute la nuit. Après une fin de nuit bien méritée dans le petit hôtel où j’avais posé mon sac, je suis parti visiter la mosquée de la ville, et j’ai eu la surprise de tomber sur Thom, un anglais que l’on avait déjà croisé à Mabul. Nous avons donc visité la mosquée ensemble, ainsi que le musée du Sabah (assez décevant pour être honnête…). Et puis hop, retour en Chine, cette fois-ci le tout en une journée : check-out hôtel - taxi - check-in aéroport- immigration Malaise - check sécurité - avion - immigration Chinoise - changement de terminal - check-in - check sécurité - avion - navette aéroport Shenyang - marche à pied - ascenseur… Ouf, me voilà rentré !

Une petite carte pour vous aider à repérer mes visites en Asie


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