Da Jia Hao ! 大家好!

Bienvenue sur ce blog !

Je m'appelle Maxime, et j'ai travaillé en tant que V.I.E. dans la ville de Shenyang entre le mois de Novembre 2009 et le mois d'Août 2011.

Me voici donc rentré en France, mais pour autant j'essaierai de continuer à faire vivre ce blog, car il me reste encore quelques histoires à vous raconter. Et pourquoi pas le prolonger plus tard ?

Ce blog est fait pour vous, mais merci de LAISSER UN COMMENTAIRE, car un post non commenté, c'est comme s'il n'était pas lu... Pour lire dans l'ordre chronologique, il faut commencer par la fin et lire de bas en haut. enJoy !

Voici l'heure qu'il est du côté de l'Empire du Milieu : horloge parlante

mardi 17 mai 2011

Séoul, Corée du Sud

Beaucoup de retard qui s’accumoncelle sur ce blog, dites donc… Il est plus que temps pour moi de vous faire le récit des 6 jours que nous avons passés du côté de Séoul, en Corée du Sud, avec le compère Mathieu. Profitant d’un jour férié début avril pour la “Toussaint” chinoise, nous avons posé quelques jours pour faire un week-end rallongé. Mathieu au départ de Shanghai, moi au départ de Shenyang, pour une distance à peu près identique, direction Séoul, nouvelle capitale de la mode asiatique, cœur de la Corée du Sud, le “nouveau Japon” qui inspire désormais l’Asie jusqu’en Thaïlande et en Malaisie.
Retrouvailles toujours aussi plaisantes
Retrouvailles à l’aéroport. Ça fait toujours autant plaisir de revoir cette crapule de Mathieu ! Direction le centre ville, pour y retrouver Henry, un américano-cubain qui a offert de nous héberger, au moins pour les premiers jours. En effet, nous avons choisi d’y aller “en freestyle”, et de recourir au site CouchSurfing pour trouver un hébergement. Le principe est simple et efficace : on fait une demande et des gens qui proposent de partager leur logement répondent. En l’occurrence, on est super bien tombés, Henry est un mec génial, super ouvert et qui connaît un paquet de monde à Séoul.
"Ça c'est du pneu, c'est moi qui vous l'dit !"
Avant de retrouver Henry, nous faisons un petit détour par le musée memorial de la guerre de Corée. Nous n’aurons le temps de faire que l’extérieur, mais c’est plus que suffisant pour Mathieu, qui s’extasie tour à tour sur pratiquement tous les avions de guerre exposés. Nous faisons quelques photos bien marrantes, Mathieu est décidément quelqu’un de bien délirant, et puis nous sommes déjà en retard pour le rendez-vous.
Dans les jours suivants, Henry travaillant la journée, et Mathieu souffrant toujours d’une entorse à la cheville, nous resterons dans Séoul même à visiter la ville et à se demander comment une distance kilométrique aussi faible (enfin, relativement faible) peut se traduire en une différence culturelle aussi profonde. La Corée et la Chine, c’est le jour et la nuit. Du moins à Séoul (c’est peut-être un peu prématuré d’affirmer cela sans avoir vu le reste de la Corée, certes…). Le niveau global d’éducation est nettement supérieur, les gens sont bien plus polis, plus rangés, plus civilisés, en somme. Rien qu’au niveau de l’habillement et de l’apparence en général, c’est frappant : tout le monde est propre sur soi, les goûts vestimentaires sont bien plus en phase avec l’occident, et globalement, les gens sont bien habillés et l’on voit qu’ils prennent soin de leur image. Les coréennes sont splendides, elles aussi très soignées (presque trop, j’ose pas imaginer le temps qu’elles doivent passer dans leurs salles de bains !), maquillées, et franchement très très bien sapées. Avec Mathieu on tombe amoureux toutes les 5 minutes, c’en est presque énervant !
Cette rivière souterraine a été déterrée et les quais ont été aménagés pour faire un espace de promenade en plein cœur de Séoul
Séoul est une ville très moderne, et même si environ tous les coréens dans le métro sont en train de regarder la télévision sur leurs iPhones, la ville conserve un certain patrimoine culturel, avec notamment le palais impérial en plein centre : Gyeongbokgung. La visite est très sympa. L’influence chinoise est assez marquée, l’architecture est assez proche, mais les couleurs changent. Nous visitons aussi le musée à l’intérieur du parc, qui décrit la vie en Corée durant les siècles passés.
J’allais oublier la bouffe ! Là aussi, c’est que du bonheur, même si pour le coup, c’est un peu moins nouveau pour moi, car il y a pas mal de restaurants coréens à Shenyang, notamment dans un quartier pas très loin de chez moi. Mais bon, c’est encore plus authentique avec une carte sur laquelle on ne comprend rien, voire même dans un tout petit boui-boui sans menu, sans images sur les murs, si ce n’est sur la porte d’entrée. Heureusement d’ailleurs, sinon on n’aurait pas pu commander ! Dans ce boui-boui, la table est très basse et l’on mange assis en tailleur : l’horreur pour mes pauvres genoux ! Mais la qualité du service et surtout de la nourriture (ça faisait un bail que l’on n’avait pas dégusté de la viande aussi bonne) font vite oublier. Slurp !
Menu coréen typique : bols coréens (mélange épicé de riz et de légumes dans des bols en fonte) et viande à barbecue.
Restaurant coréen typique : table basse, "aspirateurs" au-dessus des barbecues, baguette en aluminium et... bols coréens !
Le dernier jour, nous partons pour la DMZ, la zone “démilitarisée”, frontière avec la Corée du Nord. Bien entendu, il faut prendre un tour pour les touristes, mais puisqu’on n’a pas le choix, c’est parti. La visite se fait en plusieurs étapes : d’abord une zone un peu reculée pour fixer le décor, où l’on est encore assez loin de la vraie frontière. Ensuite on va dans la “Joint Security Area”, la zone où se trouve l’unique point de transfert entre les deux pays. On rentre par le Camp Bonifas (du nom d’un officier américain sauvagement tué par des soldats coréens du Nord en 1976) où l’on reçoit un briefing sur le comportement à adopter dans la JSA. Ensuite on monte dans un bus pour se rendre au cœur de la DMZ. Arrivés sur place on traverse un grand bâtiment qui avait été bâti en 1988 pour les Jeux Olympiques et qui devaient servir de lieu de réconciliation entre les deux frères ennemis. Malheureusement ce bâtiment n’a encore jamais accueilli de coréens du Nord. On arrive sur une sorte de terrasse qui surplombe la zone où réellement les militaires du Nord et du Sud se font face, à une vingtaine de mètres les uns de autres à peine. La tension est vraiment palpable, c’est assez saisissant. On ne nous autorise à prendre des photos qu’un très très court instant, suffisamment pour essayer de capturer un peu de l’atmosphère électrique de l’endroit. Puis on remonte dans le bus. Tout va très vite.
La JSA ("Joint Security Area"), là où la tension est la plus palpable.
L’après-midi, nous re-rentrons dans la DMZ pour aller visiter la gare de Dora, la toute dernière du côté sud, sur la voie de chemin de fer qui relie les deux Corées. Cette gare a été inaugurée en 2004, après que les 2 camps ont accepté de finaliser les travaux de cette voie ferrée. Malheureusement, malgré le panneau qui indique sur quel quai se rendre pour aller à Pyongyang, aucun train ne circule encore sur ces voies toutes neuves… Ensuite nous allons voir le “troisième tunnel”, l’un des 4 ou 5 tunnels commencés par les coréens du Nord et découvert par les coréens du Sud sous la DMZ au fil des années. Même si les coréens du Nord n’ont toujours pas admis avoir commencé ces tunnels, il semble bien que ce ne soit pas une invention que leurs homologues du Sud. Dans tous les cas, c’est assez impressionnant, et ça prouve encore une fois toute la détermination du camp du Nord à vouloir lancer des attaques sur le camp adverse. On termine par l’observatoire de Dora, avec une vue elle aussi saisissante des 2 villages de propagande qui se font face tout à fait à la frontière, avec chacun leur tour qui arbore fièrement le drapeau national. Pour la petite histoire la tour sud-coréenne était la première, et ensuite les nord-coréens en ont construite une 2 fois plus grande juste en face, avec un drapeau énorme…
Vue de la frontière depuis l'observatoire de Dora : on aperçoit les deux villages qui se font face avec les grandes tour qui arborent fièrement leurs drapeaux respectifs.
Dans le "troisième tunnel"...
Après 6 jours à Séoul, Mathieu et moi étions d’accord sur certains points:
  1. nous n’aurions AUCUN mal à vivre dans une ville comme celle-ci.
  2. les coréennes sont vraiment très jolies (attention ce n’est pas l’unique explication du point n°1, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit !)
  3. les retrouvailles aux quatres coins de l’Asie sont toujours aussi fun.
Bref, vivement la prochaine !

samedi 23 avril 2011

Petite virée à Dàlián

Mes chers lecteurs, honte sur moi, cela fait bien trop longtemps que je vous ai abandonnés. Me revoici pour vous faire le récit de notre petite virée à Dàlián (大连), ville située au sud de Shenyang, sur la pointe que fait la province du Liáoníng dans la mer de Chine. Commençons par quelques faits : Dàlián est dans l’esprit des chinois LA ville où il fait bon vivre, l’endroit le plus plébiscité par la population chinoise. Effectivement, bien que dans la même province que Shěnyáng, Dàlián est quand même environ 600km plus au sud, et jouit d’un climat océanique, qui rend les hivers beaucoup moins froids (attention, il arrive quand même que la mer y gèle, faut pas déconner non plus), et les étés beaucoup moins chauds que par chez nous (comprenez, pas la France). Enfin, n’a pas le passé industriel de grosses villes comme Shěnyáng, et une fois encore la proximité de la mer y fait que l’air y est bien plus respirable. Toutes ses raisons font que cette ville qui n’a pas un passé historique forcément très riche, possède tout de même un certain charme, très apprécié des chinois.
La rue "russe" de Dàlián
Nous sommes donc partis tous les 5 (Géraldine, Jean, Fabrice, Louis et moi) dans le train de nuit du vendredi soir. Cela faisait 3 semaines qu’il faisait un super beau temps toute la semaine à Shěnyáng, mais avec un temps tout gris tout le week-end, donc nous nous sommes dits qu’il fallait conjurer le sort et quitter la ville. Pas de bol, apparemment il s’est (enfin) mis à faire à Shěnyáng, tandis que le temps n’était pas top à Dàlián. Ce cher Murphy est toujours là quand il faut… Mais il en fallait bien plus pour nous saper le moral, remonté à bloc par un super petit-déj’ dans un café comme il n’y en a que trop peu chez nous. Au programme de la journée du samedi, balade sur le front de mer, visite d’un vieux navire de guerre reconverti en auberge de jeunesse, découverte du centre-ville. Le soir, nous tombons par hasard sur un restaurant japonais à tomber par terre, avec une serveuse beaucoup trop marrante, puis de la même façon, nous atterrissons dans un bar qui semble être le repaire des expats de la ville.
Dimanche, nous décidons de partir vers le nord-est de la ville pour aller vers la “Golden Stone Beach”, pour une autre balade en bord de mer de l’autre côté de la pointe. Ça fait du bien de retrouver l’air marin et les bruits de la mer, même s’il était sans doute encore un peu tôt pour songer à se baigner. Au retour, nous apercevons un magasin Décathlon, dont le manque se fait cruellement sentir à Shěnyáng, aussi avec Jean nous nous arrêtons pour y acheter quelques accessoires de tennis. Nous retrouvons les autres qui sont passés récupérer nos sacs à l’hôtel, et nous avons juste le temps de manger quelques tapas dans un restaurant espagnol, avant de reprendre le train. Les 4 heures de trains passeront à toute allure, grâce au jeu de tarot de Fabrice, et au spectacle des chinois qui défilaient dans l’allée du train en faisant de gros yeux sur ces 5 laowais qui jouent à ce jeu bizarre avec des cartes inconnues.
Vue depuis la falaise sur la “Golden Stone Beach”
En résumé, un bon petit week-end pour se sortir de la routine, qui donne envie de revenir quand le printemps se sera définitivement installé et que Dàlián offrira un visage encore meilleur !
PS : d'autres photos vont venir, je ne les ai pas encore récupérées...

dimanche 27 février 2011

Escaping Chinese New Year in Malaysia

Tout comme l’an dernier, avec l’évasion aux Philippines, il nous a paru vital d’échapper à la folie du Nouvel An Chinois (article à venir) en partant se mettre au chaud… en Malaisie. Une semaine à +30°C alors qu’il fait entre -10 et -20°C chez soi, ça peut pas faire de mail, hein ? Ainsi, grâce à Air Asia, l’ami du voyageur pas exigeant sur le confort, nous étions en route, moi et Louis (Mathieu nous ayant lâchement abandonné après avoir eu la brillante idée de se faire une entorse à la cheville la semaine juste avant…), direction Kuala Lumpur, ou « KL », comme disent les Malais.
La malaise typique. Voilée, mais sans burka. Voire même avec des vêtements près du corps. Troublant.
Voyager dans un pays d’Asie du sud-est comme la Malaisie est tout simplement génial, surtout quand on vient de Chine. C’est le jour et la nuit, le contraste le plus flagrant : les gens sont calmes, serviables, patients, bref en un mot : zen. C’est d’autant plus curieux, puisqu’un grand nombre de Malais sont d’origine chinoise. Mais c’est sans doute le melting pot que constitue la population malaise qui a fondu les chinois dans le moule de la tranquillité. En effet, les Malais sont un mélange de pleins de culture : Indiens, Chinois, indigènes, catholiques, musulmans, bouddhistes, tout ce beau monde se côtoie dans une harmonie qui semble parfaite. J’avoue ne pas avoir pris le temps de vérifier qu’il n’y a aucun conflit dans ce pays, mais en tout cas, aucune tension entre ces communautés n’est palpable. Et c’est vraiment agréable.
Remarquez l'orthographe pour "Taxi" et "Bus Express"
Nous décidions de quitter KL assez vite, un peu par la force des choses, puisque notre idée de prendre un bus de nuit pour Mersing tombe à l’eau, faute de place. C’est donc un peu à l’aventure que nous partons, avec un bus vers Kluang, un bled paumé où nous « n’aurons aucun mal à trouver un bus pour Mersing », dixit la compagnie de bus. Bon. Passage vite fait dans le centre pour acheter crème solaire et anti-moustique, et nous voici embarqué. Arrivés à Kluang à 20h35, nous trouvons un bus qui part pour Mersing à … 20h45 ! Achat des places à 20h44, timing impeccable. Jusqu’ici, tout allait bien, et notre plan de prendre le ferry du dimanche matin pour l’île de Tioman tenait encore la route. Hélas, nous l’avons manqué le lendemain à 20 minutes près, la faute à des infos contradictoires récoltées la veille. Et comme en cette saison il n’y avait qu’un seul ferry par jour, c’est donc une journée un peu morne que nous avons passé à Mersing, ville sans grand intérêt, si ce n’est une vague ressemblance à Bluefields. La consolation c’est que la mer était déchaînée et qu’apparemment, environ 100% des passagers de ce ferry ont été malades. Et puis cela nous a permis de nous rendre compte que les billets de retour vers KL que nous avions pris pour le vendredi soir nous auraient obligé dans tous les cas à passer une journée à Mersing, puisque les ferry ne repartaient qu’en matinée de Tioman.
Choupettosmurf !!
Lundi matin, nous étions les premiers au port pour être sûrs de ne pas louper ce satané ferry ! La mer s’était calmée mais la houle était encore assez forte, et ils nous annonçaient des creux de 4 à 5m, quand même. Effectivement, après 2h de mer, on n’était pas mécontents d’arriver ! C’est sous une pluie de type « fin de mousson, mais balèze quand même » que nous trouvons l’auberge que nous avions réservée, un petit chalet bien sympa avec une chouette vue sur la plage d’Ayer Batang, que les locaux appellent ABC. L’endroit est superbe, paisible, et il n’y a pas grand monde. Bref, tout ce dont on avait besoin pour se vider la tête.
Autre avantage, les clubs de plongées étaient à nous. Louis a été pris en charge d’office pour commencer sa formation d’Open Water PADI (équivalent du Niveau 1 CMAS), tandis que je partais plonger avec un couple canado-tchèque. La visibilité avait été bien dégradée par les conditions violentes de la semaine passée, mais globalement c’était quand même super sympa, puisque la plupart des sites étaient soit des épaves, soit des massifs coralligènes super riches en poissons. Le point d’orgue de la semaine aura sans doute été une rencontre avec une tortue de mer, instant assez magique je dois dire. Vivement qu’on remette ça avec le frangin !
Il y a plein de varans en liberté sur Tioman. comme vous voyez, ils sont plutôt inoffensifs !
Le dernier jour, j’accompagnais Louis qui validait son niveau 1 en mer. Lui aussi a vu une tortue pour sa première sortie en mer… autant dire que ça va être compliqué pour lui de faire mieux ! Puis le dernier soir, LA pizzeria d’ABC réouvrait ses portes après l’hibernation de la période de mousson, donc littéralement toute la plage était là, pour une dernière soirée fort sympathique, ma foi. Mais déjà sonnait l’heure de rentrer, et après un périple un poil moins compliqué qu’à l’aller (malgré une petite frayeur quand même, puisque le moteur du ferry s’est cassé au départ, et on a eu peur de rater le bus qu’on avait justement changé pour pas perdre de temps…), nous étions de retour à KL.
Louis en pleine négociation avec un marchand sur Petaling Street, la rue piétonne commerçante au milieu de Chinatown
Le samedi, nous nous sommes levés tôt pour tenter d’obtenir 2 des 1400 places offertes pour monter sur le Skybridge des fameuses tours Petronas. Hélas, sans succès, la file d’attente était déjà gigantesque. Pour se consoler (après un délicieux Dunkin Donut) nous avons grimpé sur la tour TV qui donne en fait une bien meilleure vue de la ville. Kuala Lumpur est une ville très verte, relativement propre (il y a des poubelles tous les 20 mètres sur les trottoirs) et où les mélange culturels sont encore très visibles. De la même façon, tradition et modernité se mélangent de manière assez fascinante. Pour faire un peu de culture, nous avons visité le musée national d’art islamique, très intéressant, avec notamment de splendides reproductions de mosquées un peu partout dans le monde. Puis nous avons mangé au restaurant libanais du musée, pour me consoler de ne pas avoir été au resto libanais à Noël ! Le soir, sur les conseils de Français rencontrés à Tioman, nous sommes allé prendre un verre au Skybar du Trader’s Hotel, juste en face des tours Petronas éclairées, avec une vue parfaite. Je vous laisse admirer.
Le retour fut moins pénible que l’an passé, notamment parce que le choc thermique était moindre. Il faisait 10°C à Tianjin et seulement -1°C à 23h en arrivant à la gare de Shenyang. Un velour… Mais bon, de retrouver l’ambiance archi bruyante de la Chine, les klaxons, les crachats, et l’amabilité légendaire des chinois du Dongbei, c’est quand même jamais marrant… Rassurez-vous, une petite semaine de transition plus tard, tout le monde est réconcilié. Prochain projet : la Corée, cette fois-ci avec le compère Mathieu, qui n’a pas intérêt à me lâcher ce coup-ci !
Scène insolite, sur un trottoir au beau milieu de Kuala Lumpur !

dimanche 23 janvier 2011

Back to Haerbin

On prend les mêmes, et on recommence. Enfin, pas tout à fait, car de l’équipée de l’an passé, il ne reste que moi et Alain. Mais la troupe n’est pour autant pas moins nombreuse, car nous sommes 6 de Shenyang, et 5 de Shanghai, à nous retrouver à Haerbin pour un week-end, comment dire… glacé !
"Vous avez dit chaleur ?"
Départ le vendredi soir en train, avec comme d’habitude, le stress dans le taxi entre l’usine et la gare, mais quand même le temps de prendre un McDo vite fait bien fait. Louis et moi avons géré pour le groupe, et nous avons des places quasiment ensembles dans le train. Pendant les quatre heures de trajet, l’écran qui affiche les températures intérieure et extérieure nous fait de plus en plus peur. Nous passons de +23 à +25ºC à l’intérieur, alors que dehors, l’air passe de -14 à -26ºC. Certains diront que 51º de différence, c’est un compte rond, donc c’est bon, c’est plein de confiance (et surtout bien emmitouflés quand même) que nous quittons le train en direction de l’hôtel, où nous attendent déjà le “Shanghai crew”, qui ont en fait passé la journée de vendredi sur les pistes de ski de Yabuli. Mais c’est seulement Mathieu qui nous accueille, les autres étant déjà dans les bras de Morphée. Présentation pour les petits nouveaux (“c’est donc lui le Mathieu dont tu nous parles tant !”), retrouvailles pour les autres, puis au dodo, parce que quand même, une longue et froide journée nous attend de pied ferme le lendemain.
Le lendemain, Alain et moi tâchons de nous trouver un moyen de locomotion pour le groupe. C’est moins facile que l’an passé, quand nous n’étions que 7, et où l’on avait réussi à tout gérer la veille. La navette proposée par l’Ibis n’est pas très pratique, aussi nous essayons de trouver des taxis qui accepteront de nous promener pour la journée. Nous finissons par trouver 2 taxis pour 9 (oui, 2 des 11 font les marmottes et nous rejoindront plus tard). C’est un peu serré, mais ça passe, et au moins on n’a pas froid dans les trajets !
Toujours aussi bien nourris, ces tigres !
Nous arrivons donc en fin de matinée au parc à tigres, avec le désormais traditionnel tour en bus protégé, et le lâché d’agneau donné en pâture aux tigres affamés. Un peu barbare, c’était quand même moins violent l’an passé… Tout cela donne faim, donc nous repartons (on ne change pas une équipe qui gagne) vers le même restaurant que l’an passé, non sans avoir fait la photo de groupe dans la grosse tête de tigre (Félindra ?) a l’entrée :
De gauche à droite : Louis, Fabrice, Martin, Arnaud, Amanda, Bertrand, et Alain. Mathieu trainait dans le parc...
Il fait beaucoup plus froid que l’an passé, et bien que le programme soit le même, j’ai l’impression que l’on enchaîne beaucoup plus vite. Mon appareil photo semble souffrir autant que nous (surtout qu’il n’a pas acheté de Damart force 5, lui…), et rapidement, une couche de givre se déposera dessus, m’empêchant de faire des photos du parc à glace. J’ai quand même le temps de prendre pas mal de photos du parc à neige, et notamment des sculptures lauréates, toujours aussi impressionnantes. Le thème principal était l’Italie cette année.
Admirez la précision des détails...
Mais le froid commence à nous faire vraiment mal, et les pauses dans les cafés pour se réchauffer se font de plus en plus longues. Arnaud, qui n’a pas réussi à remettre la main sur les chaussures fourrées achetées le mois dernier à Shenyang, doit même renoncer au parc à glace, et nous attendra bien au chaud dans le taxi. Dommage pour lui, car le spectacle est saisissant (l’augmentation de 100% du prix a aussi bien saisi le portefeuille…). Les photos parleront d’elles-mêmes, mais elles ne retranscriront pas la sensation de froid extrême du moment. J’ai cherché la sculpture avec le thermomètre que j’avais aperçu l’an passé, en vain. Mais je pense que l’on était sous la barre des -30ºC.
Ils ont froid, mais ça ne les empêche pas de faire les cons !
Toujours aussi grandiose, mais bigrement froid quand même !
C’est donc frigorifiés que nous rejoignions l’hôtel pour une douche bien méritée, avant de partir en direction de la rue piétonne pour faire le traditionnel restaurant russe. Malheureusement, ce restaurant commence à être pas mal connu, et il affichait complet pour la soirée. Apres avoir tergiversé et crapahuté dans les rues à la recherche d’un ersatz russe, le froid a fini par nous pousser dans un restaurant chinois, où nous avons quand même plutôt bien mangé, et surtout bien rigolé. La suite, c’était le passage (obligé lui aussi) par le fameux “bar du Capitaine”, nommé ainsi par Alain car le propriétaire (qui est en fait aussi acteur) a affiché partout dans son bar des photos de lui dans divers costumes militaires.
Le fameux restaurant russe. A ne pas manquer si vous passez dans le coin.
Le lendemain matin, nous ferons une petite balade dans la rue piétonne principale, avant d’aller nous consoler de la veille… dans le restaurant russe ! Et puis c’est déjà l’heure de partir, avec encore un petit coup de stress pour arriver à temps à la gare. Décidément ! Bilan des courses : je n’ai pas vu grand-chose de plus de Haerbin que l’année dernière, mais j’ai pu constater que : 1) l’an dernier, il faisait pas si froid que cela, 2) mon chinois a quand même vachement progressé, et 3) on se marre toujours autant avec la troupe. Prochaine étape : Chinese New Year en Malaysie, avec Louis et Mathieu !

Une petite carte pour vous aider à repérer mes visites en Asie


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